07.11.2009

La politique par la preuve

En 2007, la promesse du programme de Mr. Sarkozy d'économie sur les fonctionnaires n'est pas apparue comme quelque chose de négatif, bien au contraire, la société était mûre pour ce genre de message, le moins de fonctionnaires = moins d'impôts était simple à comprendre. 

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Mais voilà, deux ans et demi après les Français commencent à toucher du doigt ce que cela veut dire moins de fonctionnaire: moins de service de proximité, tout plus cher et les impôts qui augmentent sous la forme de taxes.

Ca c'est du concret, d'autant plus qu'ils ont tous entendu que si la France tient mieux face à la crise c'est surtout grâce à son modèle social; modèle construit et transmis par l'effort de nos anciens, qui devient le patrimoine de chaque Français.

Seulement, le modèle social il faut des gens pour le faire fonctionner et là le choix de société proposé en 2007 il te fait coucou lorsque tu deviens chômeur :

http://www.humanite.fr/Pole-emploi-un-systeme-qui-menace-...

Et lorsque tu tombes malade il te refait coucou, grave ! :

http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/le-ras-le-bol-des-...

Et lorsque tu ouvres ton quotidien local il te refait coucou :

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/2009102...

Et bien sur il y a les banques que nous avons sauvées : http://www.liberation.fr/vous/0101598500-les-banques-prat...

 

Enfin, ce que nous appellerons la politique par la preuve, leitmotiv qui sert de feuille de route à l'action politique proposée par la candidate socialiste vaincue au second tour de l'élection présidentielle en 2007, le groupe SRC à l'Assemblée fait un récapitulatif édifiant ici (pages 3 à 7) :

 http://deputes.lessocialistes.fr/userfiles/file/argumenta...

 

26.10.2009

Mal être et suicide au travail.

Mal être et suicides au travail.

Le développement d’un discours managérial sur la « qualité totale », l’insistance sur la notion d’évaluation permanente de la performance, « la chasse aux couts » effrénée, l’allongement du temps de travail, la perte d’influence des partenaires sociaux, sont autant de symptômes d’un même mal : « L’individualisation forcée » des rapports de travail dans une optique de contrôle de tous par tous (dont parle longuement Christophe Desjours, psychatre du travail)  qui isole  « l’homo-économicus » dans son rapport à l’entreprise et aux autres agents économiques perçus comme autant de concurrents potentiels.

Le Darwinisme social et économique qui en découle promeut la réussite de quelques uns comme l’illustration de la validité d’un système qui tend pourtant à laisser sur le bord de la route un grand nombre d’agents, sinon leur majorité. En grossissant le trait, c’est le modèle de la salle des marchés généralisé, où les bonus mirifiques du « top management » représentent 1000 fois le montant du salaire de la secrétaire qui enregistre les ordres de ventes et d’achats. Honte à la secrétaire qui n’a pu devenir trader. Vae Victis et malheurs aux perdants de la guerre économique.

Dans de nombreux grands groupes, le discours managérial renie la réalité du travail réalisé par les salariés quelle que soit leur fonction. Cette pratique détruit l'individu et l'entreprise.

La réussite économique passe par le bien être des salariés.

La réussite économique ne peut se passer de la réussite sociale.

C'est l'alternative que nous devons construire.

Jean Max Ducousso

18.10.2009

budget de la sécurité sociale. communiqué des députés socialistes à l'assemblée nationale

PLFSS 2010 : des choix injustes et dangereux pour la sécurité sociale

 

Dans un contexte d’accroissement des inégalités et d’urgence sociale, le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2010 est injuste et dangereux. Alors que près de 40% des Français disent renoncer aux soins ou les reporter pour des raisons financières, la droite décide d’accroître les inégalités sociales et territoriales de santé en privilégiant des dispositifs anti-redistributifs et fortement inégalitaires.

En accélérant le désengagement de la sécurité sociale, il accroît l’injustice sociale. Face à la dégradation des comptes sociaux, le gouvernement va faire peser l’effort exclusivement sur les assurés par des prélèvements non solidaires, qui rapportent peu mais pèsent lourdement sur le budget des Français (hausse du forfait hospitalier, baisse du taux de remboursement de certains médicaments, restrictions de la prise en charge des affections de longue durée, taxation des indemnités perçues par les accidentés du travail, etc.).

En laissant filer l’endettement de la sécurité sociale, il fait peser une charge disproportionnée sur les générations futures et prépare de nouveaux reculs du périmètre de la sécurité sociale au profit des assurances privées.

 

D’autres réponses, à la fois justes et solidaires, sont possibles. L’explosion du déficit (22 milliards d’euros en 2009 et au moins 30 milliards d’euros en 2010) renvoie pour une part à l’absence de réformes structurelles depuis l’échec social et comptable des lois Fillon et Douste-Blazy de 2003 et 2004, et pour une part à l’effondrement des recettes du fait de la crise et du rétrécissement de la masse salariale. Elle signe l’échec de la politique de l’emploi du gouvernement.

-       Pour répondre aux difficultés de financement, le Parti socialiste appelle à mettre fin aux niches sociales (stock-options, retraites chapeaux – 5 milliards d’euros) et à réexaminer les exonérations existantes de cotisations sociales (heures supplémentaires, bas salaires – plus de 30 milliards d’euros).

-       Face au déficit structurel, il est nécessaire d’opérer une refonte globale des prélèvements sociaux conforme aux exigences d’efficacité, de justice et de progressivité.

Ces mesures financières doivent impérativement s’appuyer sur des réformes de structure de l’assurance maladie : meilleure contribution de l’industrie pharmaceutique, négociation d’un nouveau contrat avec les professions médicales pour favoriser les pratiques innovantes et responsables, évolutions du mode de rémunération des médecins (introduire une part forfaitaire), lutte contre les dépassements d’honoraires et remise à plat du maquis tarifaire, renforcement de la prévention. 

En refusant cette voie, le gouvernement fait le choix d’un transfert d’une part croissante des dépenses sociales vers les organismes complémentaires. Ce qui se traduira inévitablement par une augmentation de leur coût, de 5 à 9% et pénalisera les plus fragiles qui n’y ont pas accès. Le Parti socialiste refuse tout fatalisme et combat résolument le démantèlement programmé de la sécurité sociale, dans le prolongement de la politique menée depuis sept ans par la droite et propose des solutions alternatives. Il rappelle qu’entre 1999 et 2001, le gouvernement de Lionel Jospin était parvenu à rétablir l’équilibre du régime général après avoir hérité d’un déficit des comptes sociaux de 9 milliards d’euros du gouvernement Juppé, soit l’équivalent du déficit structurel actuel.

02.10.2009

Résultats de la double consultation en section: Candidature Regionales et questionnaire rénovation

Candidature socialiste pour la Région Rhône-Alpes :

 

Jean-Jack QUEYRANNE

 

Inscrits: 168 - Votants: 46

 

Abstenus: 2

 

Nuls: 7

 

Exprimés pour : 37

 

 

Questionnaire pour la rénovation :

Inscrits: 168 - Votants: 46

.....................Nuls       OUI      NON    Abst   TOTAL

Question 1.1        0        32        13        1       46

 

Question 1.2        0        31        13        2       46

 

Question 2.1        0        35         3         8       46

 

Question 2.2        0        34         7        5       46

 

Question 3.1        0        31         6        9       46

 

Question 3.2        0        31          7       8       46

 

Question 3.3        0        28        11        7       46

 

Question 4.1        0        35         3        8       46

 

Question 4.2        0        38         1        7       46

 

Question 5.1        0        40         2        4       46

 

Question 5.2        0        41         0        5       46

 

 

 

 

 

 

26.09.2009

Consultation militante le jeudi 1er Octobre 2009

Le Bureau National propose un questionnaire dont vous trouverez ci-dessous un petit aperçu.


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Les cinq grands thèmes choisis, soumis au vote des militants sont:

 

1.- Primaires Ouvertes


2.- Le non-cumul des mandats


3.- La Parité, les diversités, les Outre-mers et le renouvellement générationnel



4.- Pour une démocratie interne aboutie


5.- Pour des règles d'éthique

 

Peuvent participer à ce vote interne tous les militants à jour de cotisation pour l'année 2009 inscrits depuis plus de 6 mois, donc, avant le 1er. Avril 2009.

 

Le questionnaire complet est lisible sur papier « l'Hebdo des socialistes » et consultable sur le site web du Parti socialiste.

 

 

« Le courage c'est de rechercher la vérité et de la dire, c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. »

Jean Jaurès

 

11.09.2009

appel pour La Poste service public au service des citoyens

Appel à la mobilisation :

la date de la consultation nationale sur l’avenir de La Poste :

Elle se tiendra le samedi 3 octobre 2009

- contre la privatisation de La Poste,
- pour un débat public et un référendum sur le service public postal.

Les organisations syndicales, politiques et associatives signataires affirment que le service public postal appartient à tous les citoyens, c’est pourquoi elles demandent l’organisation d’un vrai débat public permettant l’implication des citoyens. Ils doivent pouvoir décider de l’avenir de La Poste par un référendum.

Sacrifiant l’intérêt général à l’aventure spéculative, le Gouvernement soutient le projet, annoncé brutalement début juillet, de transformation de La Poste en société anonyme et d’ouverture de son capital.

Quand on regarde ce qui s’est déjà passé en France, notamment avec France Télécom, EDF et GDF, ainsi qu’à l’étranger, cela s’appelle une privatisation. Nous la refusons !

Il s’agit d’une offensive sans précédent contre « le noyau dur du service public ». C’est une attaque contre un symbole cher à l’ensemble de la population. C’est une attaque contre une réalité vécue, celle d’un service ouvert à tous, efficace, garant de proximité et jouant un rôle social essentiel. Que deviendraient les plus fragiles ou les plus isolés de nos concitoyens en cas de banalisation de La Banque Postale, de réduction de tournées de facteurs, de fermeture massive de bureaux de poste ?

L’ensemble des organisations syndicales, politiques et associatives signataires : • entendent s’opposer résolument à la privatisation de La Poste. La mobilisation de toutes et de tous doit contraindre le Gouvernement à y renoncer. • exigent que le service public soit maintenu, modernisé et rénové afin de répondre aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire.

La Poste ne doit pas être une entreprise comme les autres. Sa vocation première, sa raison d’être c’est le service public. La Poste est un « service public national » qui est « la propriété de la collectivité », selon le préambule de la Constitution. Ce même texte définit l’égalité des droits et des devoirs, sans distinction d’origine ni de religion. Pour tous et partout, le droit à la communication, le droit à l’adresse, le droit au compte et l’accessibilité bancaire doivent figurer au premier rang des missions de La Poste.

Il est impensable que l’on puisse décider de son avenir, de la transformer radicalement sans consulter ses véritables propriétaires, les citoyens !

Sur ce sujet vital, la réflexion et la décision ne peuvent être réservées à tel ou tel cercle, aussi avisé qu’il se prétende. Il est légitime que la population, élargissant ainsi les nécessaires mobilisations des postières et des postiers, puisse débattre largement et s’exprimer directement. Si la démocratie c’est la liberté de choisir, encore faut-il que le choix soit possible. Il est juste que les citoyens, propriétaires et usagers de La Poste, les élus locaux et le monde associatif et bien sûr les postières et les postiers et leurs syndicats puissent défendre leur conception du service public. Ils sont, au-delà de la critique, à même de proposer une voie alternative à celle qu’on cherche à leur imposer au nom d’une prétendue fatalité.

D’autant que, partout en Europe et dans le monde, les privatisations postales ont engendré baisse de qualité de service, augmentation des tarifs et destructions d’emplois.

L’article 11 de la Constitution révisée ouvre le droit d’initiative citoyenne. Les citoyens doivent pouvoir décider de l’avenir de La Poste par référendum.

C’est pourquoi nous créons le Comité national de mobilisation contre la privatisation de La Poste, pour l’ouverture d’un débat public et un référendum sur le service public postal. Ce Comité est constitué des représentants des organisations syndicales, politiques et associatives déjà signataires et à venir. Il appelle à créer dans tout le pays des comités locaux, ayant pour but de rassembler toutes celles et tous ceux qui souhaitent atteindre ces objectifs.

Rédigé le lundi 15 septembre 2008.

Réuni en assemblée plénière le 6 juillet 2009, le comité national contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal a choisi la date de la consultation nationale sur l’avenir de La Poste :

Elle se tiendra le samedi 3 octobre 2009.

10.09.2009

Réunion publique le 17 septembre

La section du parti socialiste du Pays de Romans vous invite à la réunion publique animée par Pierre Larrouturou qui aura lieu

 

Le jeudi 17 septembre à 20 heures,

Salle Charles Michels

A Romans

Le thème :

-      Débat public:
chômage, précarité, crise financière, …
des solutions pour sortir de la crise
.

 

Pierre Larrouturou est

Économiste

Membre du conseil national du parti socialiste français

Animateur du mouvement Nouvelle Donne.

 

Il a écrit

-       Le livre noir du libéralisme (2008),

                   -   crise : la solution interdite (2009).

Une vraie analyse de gauche et des propositions de solutions qualifiables de socialistes.

05.07.2009

travailler moins pour mieux travailler et travailler tous

Un article (version espagnole originale ici) très récent du quotidien espagnol El Pais pose la question suivante : Pourquoi l’Allemagne ne crée pas de chômage alors que la chute de son PIB est particulièrement importante en 2009  (-6,1% en 1 an) ?

La réponse semble venir de mesures d’accompagnement de la crise reposant sur la possibilité donnée aux entreprises de réduire la durée du travail. Deux en particulier expliquent ce miracle allemand :

1) des facilités données aux entreprises rencontrant une baisse conjoncturelle de la demande pour réduire le temps de travail de leurs employés, sous la forme du “Kurzarbeit” [littéralement, “travail court”] encouragé par l’Etat. Cette mesure touche 1,5 million de travailleurs concernés par une réduction moyenne d’un tiers du temps de travail, et la mesure a permis de préserver près d’un demi-million d’emplois équivalents temps plein.

2) la “mise en attente” ou suspension temporaire du travail : l’entreprise continue de payer 10 % du salaire, le reste étant quasiment intégralement couvert par l’Etat ; le travailleur reste sur la liste des salariés de l’entreprise, mais sans autre travail que celui de profiter de son temps libre pour se former et se recycler.

De telles mesures montrent que la qualité du  ”pacte social” a une incidence directe sur la capacité d’une société à gérer la crise sociale que traversent l’ensemble des pays occidentaux. La question du partage des fruits d’une augmentation radicale de la productivité en France (multipliée par 5 depuis 1960 alors qu’elle n’avait que doublé entre 1820 et 1960 !) par la diminution du temps de travail est donc clairement reposée par la crise actuelle.

“Travailler moins pour travailler tous” est une alternative crédible au “Travailler plus pour gagner plus” : elle a été testé avec succès en France par plus de 400 entreprises placées sous la loi de Robien au milieu des années 90 et elle sauve aujourd’hui des centaines de milliers d’emplois là où elle est déployée.   Cela mérite au moins de rouvrir le débat.

publié sur le site de nouvelle gauche.

pandémie grippale de droite ou de gauche: pour le profit de qui?

Demain, le PS engage une politique clairement socialiste…

Application utopique à la menace pandémie grippale.

La situation : L’OMS a lancé la procédure d’alerte reprise par l’ensemble des gouvernements des états.

Les compagnies pharmaceutiques ont réuni leur conseil d’administration pour s’organiser pour optimiser le marché « pandémie grippale ».

Les conclusions des conseils d’administration des compagnies pharmaceutiques :

-          Espérance de revenu pour les entreprises, leurs dirigeants et leurs plus gros actionnaires se chiffrent à plusieurs milliards d’€uros. Pour cela, il faut engager les actions suivantes :

o   Mettre en place une organisation commune entre tous les groupes pharmaceutiques pour faire face aux volumes de vaccins et médicament à produire.

o   Eviter une concurrence sur un marché qui de toute façon ne peut pas être couvert par les moyens réunis de toutes les compagnies,

o   Réaliser une étude de marché prix pour :

§  Optimiser les profits,

§  Se répartir les profits entre nous en évitant la concurrence,

§  Prioriser les pays cibles aux meilleurs profits,

§  Lancer les actions de lobbying auprès de l’OMS, les gouvernements et les médias pour assurer que l’investissement soit rentabilisé quel que soit le déroulement des événements dans les mois qui viennent.

Voila la réalité d’une entreprise privée dans un faux marché libéral ou qui le sera dans cette circonstance à venir.

Que fait un état dirigé par un gouvernement de droite : on compte sur l’efficacité des compagnies pharmaceutiques et on paie la note (dans les faits le système de protections sociale dont le déficit va augmenter car aux coûts des soins s’ajoutent les arrêts de travail et les manques à gagner en cotisation lié au revenu moindre des salariés).

Que ferait un vrai gouvernement socialiste :

-          Réquisition des compagnies pharmaceutiques à l’échelle européenne,

-          Négociation des prix des médicaments après audit des coûts de fonctionnement des compagnies pharmaceutiques (ce dernier étant rendu public). L’objectif est d’assurer une rémunération équitable des compagnies en limitant leurs résultats après impôts à 3% du CA.

-          Interdiction de lobbying des compagnies pharmaceutique auprès de l’OMS,

-          Interdiction de publicité des compagnies pharmaceutiques,

-          Production au plus prés des médicaments et si possible dans chaque pays,

-          Accentuation de la rémunération des systèmes de protections sociales par l’augmentation des  cotisations sur les revenus tirés du capital et de l’immobilier.

Puisque nous parlons de refondation du projet et la transformation du parti socialiste : voila un exemple imaginé de ce qu’un projet politique de sens pourrait réaliser sur un plan concret.

Jean Max Ducousso

22.06.2009

le président qui n'écoute pas

Le président s’exprime devant le congrès et s’en va.

Il annonce que  c’est un grand moment pour la démocratie Française.

Une fois qu’il est parti, les députés et sénateurs peuvent débattre.

Lui n’a pas de temps à perdre. Il est parti.

Quel drôle de démocratie où le Président décide et attend que sa majorité vote sans coup férir ce qu’il a décidé. Et quand ce n’est pas le cas, on recommence.

Voila la vision de la démocratie par monsieur Sarkozy, l’homme qui n’écoute pas.

06.06.2009

Elections au parlement Européen

Le choix du 7 juin:

Voter socialiste: c'est enfin une politique européenne qui priorisera le social et l'écologie sur l'argent.

Ne pas voter  socialiste: c'est la continuité d'une politique de droite qui priorise les gains de quelques uns au détriment de tous.

Faites le bon choix.

24.05.2009

Manifeste des Partis Socialistes Européens

 Le manifeste des Partis socialistes Européens

L’Europe sociale : une priorité

 L'avenir dumodèle social européen est devenu l'enjeu d'une immense bataille politique, et c'est pourquoi

nous avons fait de l'Europe sociale une priorité dans notre programme et dans notre action.C'est à l'échelle

européenne que nous pouvons défendre les intérêts des travailleurs et des salariés des secteurs durement

touchésparlacrise.Ladémocratie,àl’échellenationale,n’apaslesmoyensdes’imposerfaceaupouvoiréconomiquemondialisé.

 Les attaques de la droite

Les droites françaises et européennes ont régulièrement porté des attaques sévères aux acquis sociaux

(retraites,santé)enproposantderéduireleschargessociales.Cetteconcurrencenéolibéraleetconservatrice

nivelle les droits sociaux par le bas.L’UMP et leModem- avec la droite européenne - ont voté pour contraindrelestravailleursàuneactivitéau-

delàdel'âgelégaldelaretraite.Touteladroiteeuropéenneavotécontre

lapropositiondessocialisteseuropéensvisantàmettreenplaceunsalaireminimaldanschaqueÉtatmembre.

Ce faisant,elle a voté pour le dumping salarial et la généralisation des salaires demisère. 

Ce que la gauche a déjà acquis

Directive sur le temps de travail

Après une victoire au sein du Parlement européen, le Conseil,majoritairement à droite,a refusé d’interdire

les cadences infernales de 65h par semaine ! Le revirement de la France sur ce dossier - suite à l’arrivée au

pouvoir de Nicolas Sarkozy - a donné unemajorité aux tenants de la ligne la plus antisociale.

Directive sur le travail intérimaire

Les 3 millions de travailleurs intérimaires en Europe bénéficieront des mêmes conditions de traitement –

temps de travail,pause,repos,congés… – et de salaire que les salariés de l’entreprise.

Nous avons aussi obtenu un renforcement desmoyens d’intervention et decontrôle des salariés et des partenaires

sociaux sur leur entreprise.

Les propositions socialistes

- Une stratégie européenne pour une croissance écologique, innovante et riche en emplois, qui créera

10millions de nouveaux emplois à l’horizon 2020 ;

- Un Pacte européen pour le développement de l’emploi,comprenant :

                  - Unemobilisation des ressources du Fonds social européen ;

                  - Un investissement dans l’Éducation ;

                  - Une formation tout au long de la vie ;

- Un meilleur accès au Fonds européen d'ajustement à lamondialisation.

- Un cadre européen pour les services publics afin de garantir un droit d’accès universel et égal.

- Un accord européen sur les salaires,garantissant un salaire égal à travail égal et prévoyant l’établissement d’unsalaire minimum décent. Nous agirons pour la fixation d’une duréemaximale de travail décente ainsi que pour le droit à la négociation collective.

- Une clause de sauvegarde sociale qui protègera les acquis sociaux des États membres contre les directives qui lesmettraient en cause.

- Inscrire le droit à l’information des salariés dans les directives sur le droit des entreprises et dans la directive sur les comités d’entreprise européens.

17.05.2009

le manifeste des partis socialistes Européens

Le débat des élections au Parlement  Européen  est ouvert même si l'UMP affirme le contraire.

L’Europe, c’est : les bourses ERASMUS, le fond social européen, l’Euro, la politique commune, le fait de circuler librement d’un pays à l’autre avec une carte d’identité, les normes CE pour la qualité des de tous les produits que vous achetez, … mais aussi le libéralisme économique avec la mise en concurrence des salariés européens, le moins disant social, …

L’Europe que nous vivons au quotidien, est le résultat de la politique  menée depuis les dernières élections au parlement Européen.

La majorité actuelle est de droite tendance libérale. Les choix correspondent à la politique néolibérale : privilégier les entreprises monopolistiques et leurs dirigeants ou actionnaires les plus riches, la baisse du pouvoir d’achat de pratiquement tous les Européens.

Les partis socialistes européens ont construit un programme de gouvernement commun :

le manifesto.

Ce programme est un engagement pour une autre politique : la surveillance des marchés financiers, la lutte contre les paradis fiscaux, l’égalité homme-femme, la mise en place dans chaque pays d’un salaire minimum décent, une croissance privilégiant l’emploi et l’écologie, …

A travers le manifesto , les élus socialistes de tous les pays européens s’engagent pour construire un pacte social. C’est une des priorités exprimée.

Si vous avez envie que vos conditions de vie s’améliorent, que vous ne soyez plus victime des licenciements pour des salaires plus bas, que la jeunesse ne soit pas oubliée, que la vie des hommes et des femmes soient une priorité sur les profits, alors n’hésitez pas :

                Votez socialiste le dimanche 7 juin.

01.05.2009

forum sécurité

MERCREDI 6 MAI à 18h SALLE CHARLES MICHELS  FORUM CITOYEN.

 organisé par le Préfet, sur le thème de la sécurité.

Venez participer et exprimer vos opinions sur ce thème.

10 ans de Sarkozi et toujours revenir sur ce sujet: un des échecs de Sarkozi.

Ces forums sont programmés dans plusieurs villes du Département, Valence Montélimar, Romans...

Jean Max Ducousso

L'information orientée

Ce matin sur France Inter, les journalistes annoncent:

       les socialistes en ordre dispersé dans les manifestations du 1er mai

 et de citer: François Peillon à Lyon, Ségolène Royal en Poitou Charente, ...

Les leaders et les candidats socialistes aux Européennes ont choisi de participer aux manifestations en étant présents sur les lieux où ils sont élus ou candidats.

C'est l'attente des citoyens.

C'est le moyen d'entendre les citoyens touchés par la crise, écouter leurs difficultés et préparer le projet politique de demain.

C'est un choix politique. 

Sachons décoder le langage des journalistes qui expriment d'abort une opinion ou un lieu commun.

Écrivez d'autres exemples que vous avez retenus.

Jean Max Ducousso

élections européennes

Elections européennes : l’importance de voter socialiste.

Le 7 juin, nous voterons pour renouveler l’assemblée européenne.

Un enjeu simple : la continuité d’une politique ultra libérale ou le changement pour le développement d’une politique sociale européenne.

La droite ne veut qu’accentuer la version ultra libérale de l’économie : le moins disant social, la concurrence entre les travailleurs européens, la concurrence entre les états, l’indifférence aux enjeux écologiques, le transfert aux états des pertes des banques, …

Les partis socialistes des états européens se sont entendus sur une base politique décrite dans le manifeste européen. C’est le projet d’une alternative indispensable pour le retour à une économie responsable socialement et écologiquement.

Lisez les 6 chapitres d’engagement du manifeste européen (pages 21 à 51) pour vous fonder une opinion et savoir choisir le 7 juin. (Téléchargeable sur le site internet du parti socialiste : mailto:www.parti-socialiste.fr)

Vos opinions sur le manifeste ?

Auteur : Jean Max Ducousso.

10.04.2009

Alors, faut-il s'en inquiéter ou... pas encore?

 

 

"Je suis inquiet, très, très inquiet" - "Interdiction politique" de Jardin des Plantes pour un prof d'Université

A DIFFUSER TRES LARGEMENT

"Je suis inquiet, très, très inquiet..

Vendredi dernier, à titre de solidarité avec mes collègues enseignants de l’Université de Paris 8 engagés, en tant que titulaires et chercheurs de l’Education Nationale, dans une opposition difficile à Valérie Pécresse, j’ai décidé de tenir mon cours sur la biodiversité et l’origine de la protection des espèces et des espaces, que je donne habituellement dans les locaux du département de Géographie (où j’enseigne depuis 20 ans), dans l’espace du Jardin des Plantes (Muséum National d’Histoire Naturelle), là où fut inventée la protection de la nature. Une façon, avec ce «cours hors les murs», de faire découvrir ces lieux aux étudiants et d’être solidaire avec la grogne actuelle mais sans les pénaliser avant leurs partiels.

Mardi, arrivé à 14 h 30, avant les étudiants, j’ai eu la surprise de me voir interpeller dés l’entrée franchie par le chef du service de sécurité, tout en constatant que les deux portes du 36 rue Geoffroy Saint Hilaire était gardées par des vigiles...

« Monsieur Vadrot ?
- euh...oui
- Je suis chargé de vous signifier que l’accès du Jardin des Plantes vous est interdit.
- Pourquoi ?
- Je n’ai pas à vous donner d’explication....
- Pouvez vous me remettre un papier me signifiant cette interdiction ?
- Non, les manifestations sont interdites dans le Muséum.
- Il ne s’agit pas d’une manifestation, mais d’un cours en plein air, sans la moindre pancarte.
- C’est non ! »

Les étudiants, qui se baladent déjà dans le jardin, reviennent vers l’entrée, le lieu du rendez vous. Le cours se fait donc, pendant une heure et demie, dans la rue, devant l’entrée du Muséum. Un cours qui porte sur l’histoire du Muséum, l’histoire de la protection de la nature, sur Buffon. A la fin du cours, je demande à nouveau à entrer pour effectuer une visite commentée du jardin. Nouveau refus, seuls les étudiants peuvent entrer, pas leur enseignant. Ils entrent et, je décide de tenter ma chance par une autre grille, rue de Buffon. Où je retrouve des membres du service de sécurité qui, possédant manifestement mon signalement, comme les premiers, m’interdisent à nouveau l’entrée.

Evidemment, je finis pas le fâcher et exige, sous peine de bousculer les vigiles, la présence du Directeur de la surveillance du Jardin des Plantes. Comme le scandale menace il finit par arriver. D’abord parfaitement méprisant, il finit pas me réciter mon CV et le contenu de mon blog. Cela commence à ressembler à un procès politique, avec descriptions de mes opinions, faits et gestes. D’autres enseignants du département de Géographie, dont le Directeur Olivier Archambeau, président du Club des Explorateurs, Alain Bué et Christian Weiss, insistent et menacent d’un scandale.

Le directeur de la Surveillance, qui me dit agir au nom du Directeur du Muséum (où je pensais être honorablement connu), commençant sans doute à discerner le ridicule de sa situation, finit par nous faire une proposition incroyable, du genre de celle que j’ai pu entendre autrefois, comme journaliste, en Union soviétique?:

« Ecoutez, si vous me promettez de ne pas parler de politique à vos étudiants et aux autres professeurs, je vous laisse entrer et rejoindre les étudiants «

Je promets et, évidemment, ne tiendrai pas cette promesse, tant le propos est absurde.
J’entre donc avec l’horrible certitude que, d’ordre du directeur et probablement du ministère de l’Education Nationale, je viens de faire l’objet d’une « interdiction politique ». Pour la première fois de mon existence, en France.

Je n’ai réalisé que plus tard, après la fin de la visite se terminant au labyrinthe du Jardin des Plantes, à quel point cet incident était extra-ordinaire et révélateur d’un glissement angoissant de notre société. Rétrospectivement, j’ai eu peur, très peur..."

Claude-Marie Vadrot,
journaliste à Politis
et chargé de cours à Paris 8
souhaite diffuser largement ce message.

02.04.2009

Régis Debray et le moment FRATERNITE

Après tant de combats de par le monde livrés au nom de la Liberté et de l'Egalité, le vieux baroudeur se penche sur l'historique de, comme il l'appelle, "la petite cousine oubliée" de notre devise républicaine.

Pour ceux qui veulent l'écouter et aussi savourer certaines phrases qui sont à l'ordre du jour du moment social que nous vivons dont nous tous devrions y réflechir (il y en a pour tout le monde) voici le lien pour se connecter avec la vidéo du discours prononcé le 28 Mars 2009, lors de l'AG du réseau social "Desirs d'Avenir":

http://www.dailymotion.com/relevance/search/regis+debray/...

R Debray vient de publier un livre chez Gallimard, "Le moment Fraternité".

 

26.03.2009

La morale et le néolibéralisme sont-ils compatibles?

Document didactique qui circule sur le net et qui mérite d'être visionné.

http://picasaweb.google.fr/jnspqd/Crise?authkey=Gv1sRgCMr...

A réfléchir : Combien de générations allons-nous compromettre et endetter encore, nous, nous le sommes déjà et jusqu'au au cou, pour le bon plaisir d'un petit groupe de rapaces qui épuise la planète en même temps que les individus humains qui y habitent?

Un autre exercice de calcul à faire :Combien de vies faudrait-il à l'un de ces rapaces pour dépenser leur butin? ou alors, combien de vies détruites après leur pillage? 

 

22.03.2009

Ecole Maternelle: Les gendarmes sont entrés dans l'établissement

Réflexion sur l'Ecole de la République et l'avenir des libertés républicaines.

Courrier adressé à l'Inspection d'Académie par la directrice d'une Ecole Maternelle dans le Gers. En attente d'explication rationnelle des faits: parti pris

Sauvons l’école publique

16 mars 2009

Monsieur l’Inspecteur d’Académie,

 

Vendredi 6 février 2009 à 11h00 les gendarmes sont entrés dans l’établissement dont j’assure la direction, ils ont traversé la cour au milieu des élèves et ont demandé à me parler au sujet d’un élève. Les gendarmes m’ont interrogée sur le comportement, l’assiduité et la tenue vestimentaire de cet élève.

Je suis directrice d’une école maternelle, cet élève est en petite section, il n’a que trois ans.

Je me permets de vous adresser cette lettre car que je suis encore choquée de cette intrusion et des questions posées, relevant beaucoup plus d’appréciations que de remarques reposant sur des faits réels constatés. Comment le comportement d’un élève dans la structure école, peut-il être interprété à l’extérieur par des personnes non qualifiées ?

Jamais les gendarmes n’ont fait allusion à une suspicion de mauvais traitement à l’encontre de cet élève, ils ne m’ont pas plus questionnée sur ses propres représentations de sa vie à la maison ou à l’école. Que voulaient-ils me faire dire en m’interrogeant sur son comportement, son absentéisme ou sa tenue vestimentaire ? Cet enfant ne pose aucun problème au sein de l’école.

En quoi la tenue vestimentaire d’un enfant de trois ans peut-elle poser un problème d’ordre public ? L’école n’étant obligatoire qu’à partir de six ans en quoi l’absentéisme de cet enfant plutôt que d’un autre qui a prolongé ses vacances, peut-il interroger ? Une enquête est-elle en cours ? Pour quelle raison n’y a-t-il pas eu enquête sociale ? Notre démarche relève du signalement au RASED (tant qu’il sera là), ou aux médecins et infirmières scolaires (ou PMI) . Cette intrusion signifie-t-elle que je n’ai pas assuré ma mission ? Qui est chargé de le vérifier ? Pour le moment, vous Monsieur l’Inspecteur d’Académie, par l’intermédiaire de votre représentante, l’Inspectrice de l’Education Nationale

Ces dernières semaines dans des écoles voisines, des directeurs ont été interrogés sur leur participation et celle de leurs collègues aux mouvements de grève, ailleurs ce sont les évaluations CM2 qui se sont déroulées sous haute surveillance , que se passe-t-il ? Pourquoi et à la demande de qui les gendarmes investissent-ils les écoles ? Que dire des rafles d’enfants sans papiers, qui nous renvoient à une période bien triste de notre histoire ?

Notre malaise ne fait que s’accroître avec des interventions multiples et souvent déplacées de représentants de l’état ou des collectivités (intrusions pendant le temps scolaire des forces de l’ordre, ou de Maires, en opposition avec ce qui se fait à l’école).

Quand j’ai passé l’entretien de directrice en 2OO2, personne ne m’a demandé si j’accepterai en tant que directrice de ficher mes élèves contre l’avis de leurs parents. Personne ne m’a prévenue que les gendarmes pourraient entrer dans l’école et m’interroger sur la tenue vestimentaire des enfants, le travail de mes collègues , ma participation à un mouvement de grève ou signaler un enfant sans papiers.

Aujourd’hui, avec la mise en place du fichier Base Elève et Base Nationale Identifiant Elève, avec la loi sur la prévention de la délinquance, les devoirs de directrice d’école m’obligeraient à des comportements que je juge indignes d’un enseignant, dois-je y perdre toute humanité ? La déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen demeure la base des valeurs que je défends.

En tant que directrice ,je refuse de rentrer mes élèves dans le fichier Base Elèves sans l’autorisation de leurs parents, je refuse de répondre à des questions personnelles concernant un élève si elles n’ont pas pour but l’intérêt et la protection de l’enfant.

Je vous demande, au nom de la liberté de chacun de choisir en conscience et en toutes connaissances de cause, de bien vouloir informer à l’avenir les futurs directeurs et directrices, d’écoles, d’EPEP , de leurs obligations et du rôle qu’ils auront à jouer dans le contexte actuel de répression et d’atteinte aux libertés individuelles. Je prends la liberté de faire connaître cette lettre et de l’associer à d’autres courriers similaires car elle s’inscrit dans une prise de conscience et une action collective de défense du service public d’éducation. Je vous prie de croire Monsieur l’Inspecteur d’Académie à l’expression de mes respectueuses salutations, ainsi qu’à mon attachement à l’école publique , à la Liberté , à l’ Egalité et à la Fraternité.

Armelle Huitric, Professeur des écoles, Directrice d’école maternelle, Gers