01.05.2012

"Nous ne voulons pas mourir dans les décombres du néolibéralisme !"

Les systèmes tiennent souvent plus longtemps qu'on ne le pense, mais ils finissent par s'effondrer beaucoup plus vite qu'on ne l'imagine." En quelques mots, l'ancien chef économiste du Fonds monétaire international, Kenneth Rogoff, résume bien la situation de l'économie mondiale. Quant au gouverneur de la Banque d'Angleterre, il affirme que "la prochaine crise risque d'être plus grave que celle de 1930"...

La zone euro ne va pas bien, mais les Etats-Unis et la Chine, souvent présentés comme les deux moteurs de l'économie mondiale, sont en fait deux bombes à retardement : la dette totale des Etats-Unis atteint 358 % du produit intérieur brut (PIB) ; la bulle immobilière chinoise, presque trois fois plus grosse qu'elle ne l'était aux Etats-Unis avant la crise des subprimes, commence à éclater.

Vu le contexte international, comment le PS et l'UMP peuvent-ils continuer de tout miser sur le retour de la croissance ? Il n'y a qu'une chance sur mille pour que ce rêve devienne réalité. "Ça va être effroyable, me confiait récemment un responsable socialiste. Il n'y aura aucune marge de manoeuvre. Dès le mois de juin, on va geler des dépenses. Dans quelques mois, le pays sera paralysé par des manifestations monstres et, en 2014, on va se prendre une raclée historique aux élections."

L'austérité est-elle la seule solution ? La gauche au pouvoir est-elle condamnée à décevoir ? Non. L'Histoire montre qu'il est possible de s'extraire de la "spirale de la mort" dans laquelle nos pays sont en train de s'enfermer.

EN 1933

En 1933, quand Roosevelt arrive au pouvoir, les Etats-Unis comptent 14 millions de chômeurs, la production industrielle a diminué de 45 % en trois ans.

Il agit alors avec une détermination et une rapidité qui raniment la confiance : certaines lois sont présentées, discutés, votées et promulguées dans la même journée. Son objectif n'est pas du tout de "rassurer les marchés financiers", mais de les dompter.

Son but n'est pas de "donner du sens à l'austérité", mais de reconstruire la justice sociale. Les actionnaires sont furieux et s'opposent de toutes leurs forces à la loi qui sépare les banques de dépôt et les banques d'affaires, aux taxes sur les plus hauts revenus ou à la création d'un impôt fédéral sur les bénéfices.

Mais Roosevelt tient bon et fait voter quinze réformes fondamentales en trois mois. Les catastrophes annoncées par les financiers ne se sont pas produites. Mieux ! L'économie américaine a très bien vécu avec ces règles pendant un demi-siècle.

Ce qu'a fait Roosevelt en matière économique n'était sans doute pas suffisant (sans l'économie de guerre, les Etats-Unis allaient retomber en récession), mais les réformes qu'il a imposées en matière bancaire et fiscale ont parfaitement atteint leurs objectifs.

Jusqu'à l'arrivée de Ronald Reagan en 1981, l'économie américaine a fonctionné sans avoir besoin ni de dette privée ni de dette publique.

Alors que, pendant trente ans, des règles fordistes avaient assuré un partage équitable de la valeur ajoutée entre les salariés et les actionnaires, les politiques de dérégulation ont, en trente ans, fait passer la part des salaires de 67% à 57% du PIB des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), ce qui a conduit à augmenter tant la dette publique - car les impôts sur les salaires et la consommation sont la première ressource des Etats - que la dette privée, car les salariés ont dû s'endetter pour maintenir leur niveau de vie.

C'est à cause du chômage et de la précarité que la part des salaires a tellement baissé dans tous nos pays : le chômage n'est pas seulement une conséquence de la crise que nous vivons depuis cinq ans, il en est une des causes fondamentales. On ne pourra pas sortir de la crise sans s'attaquer radicalement au chômage et à la précarité.

N'en déplaise aux néolibéraux, nous ne sommes pas face à une crise de l'Etat-providence, mais bien face à une crise du capitalisme dont l'extrême gravité rend insuffisantes les réponses classiques de l'Etat-providence. La justice sociale n'est pas un luxe auquel il faudrait renoncer à cause de la crise ; reconstruire la justice sociale est le seul moyen de sortir de la crise !

DEUX STRATÉGIES POSSIBLES POUR LE PROCHAIN PRÉSIDENT

Deux stratégies sont possibles pour le prochain président de la République : soit il pense que la crise est bientôt finie et qu'il suffit d'une bonne gestion des finances publiques pour passer les quelques mois difficiles qui nous séparent de l'embellie.

Soit il pense au contraire qu'il ne reste qu'un temps limité avant un possible effondrement du système économique, et il doit "faire du Roosevelt" : organiser un nouveau Bretton Woods dès le mois de juillet 2012, mettre fin aux privilèges incroyables des banques privées dans le financement de la dette publique, lutter frontalement contre les paradis fiscaux et agir avec force contre le chômage et la précarité en lançant dès le mois de mai des états généraux de l'emploi : trois mois de travail avec l'ensemble des partenaires concernés pour construire un nouveau contrat social, comme l'ont fait en 1982 les Néerlandais avec les accords de Wassenaar.

Quel est le rôle historique de la gauche européenne ? Gérer l'effondrement du modèle néolibéral, quitte à mourir dans les décombres, ou accoucher d'une nouvelle société avant que la crise, comme dans les années 1930, ne débouche sur la barbarie ?

Pour pousser le prochain président à l'audace, nous venons de créer le collectif Roosevelt 2012 : avec Stéphane Hessel, Edgar Morin, Susan George, Michel Rocard, René Passet, Dominique Méda, Lilian Thuram, Robert Castel, Bruno Gaccio, Roland Gori, Gaël Giraud, la Fondation Abbé-Pierre, la Fondation Danielle Mitterrand, la Ligue de l'enseignement, Génération précaire et bien d'autres, notre objectif est simple : provoquer un sursaut !

Si vous partagez cette envie, rejoignez le collectif en signant son manifeste et les quinze propositions de réformes sur www.roosevelt2012.fr.

Pierre Larrouturou, Membre du collectif Roosevelt 2012

également paru dans le journal Le Monde du mardi 1er main

21.04.2012

L’envers de la fraude sociale

Moins médiatique que la fraude, le non-recours aux prestations sociales est aussi inquiétant, voire plus. Une personne éligible au RSA sur deux ne le réclame pas et à peine 20 % des pauvres qui ont droit à une aide pour une assurance complémentaire de santé en profitent.

L’arbre de la fraude aux allocs cache-t-il la forêt des exclus qui passent à côté des prestations auxquelles ils ont droit ? Pour le revenu de solidarité active (RSA), cela ne fait aucun doute. Dans un récent rapport, l’économiste François Bourguignon livre des chiffres sans appel. Trois ans après son lancement, le “RMI nouvelle formule” n’est pas réclamé par la moitié des personnes éligibles ! Et 68 % des travailleurs pauvres qui pourraient toucher le “RSA activité” ne le demandent pas. Le manque à gagner pour ces familles est en moyenne de 105 euros par mois et les caisses publiques font une économie de 1,8 milliard d’euros par an. Le gain s'élève à 4,9 milliards d'euros si l'on inclut le non-recours au RSA socle.

Aucune prestation n’échappe au phénomène dit du “non-recours”. “Il y a toujours au moins 10 % des gens ayant droit à une allocation qui ne la demandent pas, souligne Philippe Warin, directeur de l’Observatoire du non-recours, et cela peut grimper très haut, jusqu’à 80 % pour les aides à la complémentaire santé.” Des chiffres bien supérieurs à ceux de la fraude, même si les données restent relativement floues en France. Au Royaume-Uni, où le National Audit Office se penche sur la question chaque année, le montant du non-recours est plus de cinq fois supérieur à celui de la fraude, soit 16 milliards de livres contre 3 milliards.

Démarches complexes

Dans le cas du RSA, ce sont d’abord les personnes relativement les moins en difficulté qui ne réclament pas l’aide publique. Le non-recours est plus élevé parmi les ménages les moins pauvres et aux conditions de vie les moins dégradées, parmi ceux pour qui le gain financier est le plus faible. Mais ce n’est pas la seule explication. Les chercheurs qui étudient le phénomène du non-recours aux prestations savent que les causes sont multiples. Le 12 mars, à l’université Panthéon-Assas, lors d’un colloque qui a réuni plus de 70 personnes, juristes, sociologues, économistes se sont succédé pour livrer leurs analyses. La complexité des démarches administratives arrive en tête des raisons évoquées. “Le préambule de la Constitution de 1946 ou le code de l’action sociale et des familles sont limpides, remarque Diane Roman, professeure de droit à l’université de Tours, mais lorsque l’on se plonge dans le détail des textes réglementaires, cela devient beaucoup plus obscur et totalement incompréhensible au citoyen lambda.”

Les nouvelles règles des tarifs sociaux du gaz et de l’électricité en sont un parfait exemple. Dans un premier temps, le ministère de l’Écologie a monté une usine à gaz qui a fait bondir les experts de la Commission de régulation de l’énergie. Le 2 février, ils ont tiré la sonnette d’alarme pour pointer la complexité de la procédure d’attribution de la tarification sociale de l’électricité comme produit de première nécessité (TPN). Avant de recommander qu’“une réflexion soit engagée pour élaborer un mécanisme plus simple et plus efficace d’aide aux clients en situation de précarité énergétique”. Le décret du 6 mars 2012 est désormais censé rendre automatique l’attribution des tarifs sociaux aux personnes seules dont les revenus sont inférieurs à 648 euros par mois et aux couples qui gagnent moins de 971 euros. Il était temps : près d’1 million de pauvres bénéficie de ces tarifs, alors que 2 millions y auraient droit…

Chômeurs non indemnisés

L’enfer est pavé de bonnes intentions. Il y a quelques mois, des associations d’insertion ont été reçues par des hauts fonctionnaires du ministère de l’Écologie qui s’étonnaient que les populations défavorisées ne fassent pas davantage appel aux aides publiques pour réaliser des travaux d’isolation et réduire leur facture de chauffage. “Ces experts avaient du mal à comprendre que des gens qui ont du mal à joindre les deux bouts ne prennent pas le temps de se plonger dans des démarches complexes pour obtenir une subvention”, ironise l’un des participants. De même, les nouvelles bornes interactives des maisons de justice qui font la fierté de la Place Vendôme se révèlent totalement inadaptées aux attentes des publics les plus fragiles. Elles exigent d’avoir rassemblé à l’avance toutes les pièces d’un dossier pour effectuer un recours, mais encore faut-il savoir quelles sont les pièces demandées... Pour des personnes peu diplômées, rien ne remplace le dialogue avec un guichetier.

Pour autant, le non-recours aux prestations sociales ne tient pas simplement à la complexité des démarches. L’État et les collectivités ont aussi un intérêt sonnant et trébuchant à ne pas toujours débourser les aides publiques. La Cour des comptes a montré comment l’État avait rechigné à aligner les pensions des anciens combattants “indigènes” sur celles des militaires français. Régulièrement, des conseils généraux se renvoient la balle en contestant les justifications de domicile des allocataires pour éviter de mettre la main à la poche. Et Pôle emploi n’est sans doute pas trop pressé de combler l’écart entre les chômeurs éligibles aux indemnités et ceux qui sont effectivement indemnisés.

Le ministère de l’Écologie doit aussi se féliciter secrètement que son estimation initiale de 600 000 personnes répondant aux critères du droit au logement opposable (Dalo) se soit révélée bien au-dessus de la réalité. Entre 2008 et juin 2011, quelque 220 000 recours Dalo ont été déposés, dont 44,6 % ont bénéficié d’une décision favorable. Un écart qui est en partie lié au manque de confiance dans la procédure, particulièrement en région parisienne où certaines personnes déclarées “prioritaires” par la préfecture en 2008 attendent toujours... “L’État n’a pas non plus orchestré de grande campagne de communication sur le Dalo comme il peut le faire sur le prêt à taux zéro, regrette Bernard Lacharme, rapporteur du comité de suivi du Dalo, et il n’y a pas de financement d’associations pour aider les mal-logés à effectuer leurs démarches.”

Dignité rabaissée

L’accent mis depuis quelques années par le gouvernement sur la lutte contre la fraude aux prestations augmente aussi le non-recours, selon plusieurs chercheurs. Certains allocataires renoncent à leurs droits face à la multiplication des contrôles et des vérifications. D’autres ne souhaitent pas être stigmatisés comme “assistés”. C’est sans doute pour cette raison que nombre de travailleurs pauvres conservent la prime pour l’emploi versée automatiquement et n’effectuent pas les démarches trimestrielles pour le RSA, alors qu’ils y gagneraient financièrement. Il est plus valorisant de percevoir un crédit d’impôt qu’un minimum social. “Il faut faire attention à ce que les critères d’attribution des prestations ne rabaissent pas la dignité des demandeurs”, prévient Jérôme Vignon, président de l’Observatoire national de la pauvreté.

“Lorsque l’on interroge les bénéficiaires, ils se plaignent de devoir se justifier en permanence », complète la sociologue Élisabeth Maurel, avant de s’interroger : “La volonté, louable au départ, d’individualiser les aides se révèle peut-être finalement moins efficace pour réduire la pauvreté…” Des prestations versées automatiquement évitent les formulaires et la stigmatisation. Les administrations pourraient également croiser davantage leurs bases de données, afin de signaler aux populations éligibles les aides auxquelles elles ont droit. “Il faut développer les pratiques du « aller vers » pour toucher les personnes les plus isolées et en souffrance”, prône Nicole Maestracci, présidente de la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars). Avec pour ambition que le droit des pauvres ne soit plus un droit pauvre.

Laurent Fargues

Les assistés de la France d’en haut sont-ils "intouchables" ?

Observatoire des inégalités

Les assistés de la France d’en haut sont-ils "intouchables" ?
le 10 avril 2012

Les plus favorisés sont aussi assistés que les autres. La leçon d’assistanat donnée à la France d’en-bas est moralement inacceptable et politiquement risquée. Un point de vue de Noam Leandri et Louis Maurin, de l’Observatoire des inégalités.

« Comment vous vivez l’idée d’être un assisté, ça vous gêne pas de vivre sur le dos des autres ? ». « Ca va merci. Et vous ? » Ce dialogue entre François Cluzet, riche handicapé assisté d’une kyrielle d’aides et Omar Sy, demandeur d’emploi, tiré du film Intouchables d’Olivier Nakache et Eric Toledano, en dit long sur la société française. La France est pour partie un pays « d’assistés ». Dans l’immense majorité des cas, il s’agit d’aider les plus démunis à ne pas verser dans la misère. Mais le soutien de la collectivité ne se résume pas aux plus pauvres, loin s’en faut. Le problème, c’est qu’en haut de la hiérarchie sociale, on se permet de faire la leçon à une France qui peine à boucler ses fins de mois.

Comment évaluer le nombre d’"assistés" ? Si l’on adopte une vision restrictive, on peut y inclure les titulaires des prestations sociales, qu’elles soient universelles (comme les allocations familiales) ou ciblées sur les plus modestes (comme les allocations logement). En 2010, les minima sociaux font vivre 6,3 millions de personnes – soit 10 % de la population - d’après le ministère de la santé. De plus, huit millions de salariés à faibles revenus perçoivent la prime pour l’emploi ou le RSA activité [1] d’après les dernières données en 2011. Quelque 4,5 millions de foyers ont bénéficié des allocations familiales et 2,5 millions des allocations logement versés par les Caisses d’allocations familiales (CAF) en 2010 [2]. Il faut encore y ajouter les aides sociales aux démunis, que ce soit pour l’hébergement, la santé, la garde d’enfants, versées au cas par cas par les CAF, l’assurance maladie et les collectivités locales.

Ces données n’ont rien d’original, et la critique de « l’Etat providence » - qui repose sur ce système développé de protection sociale - remonte à la seconde moitié du XIXe. Mais les pauvres sont loin d’être les seuls à bénéficier du système. Retraites, soins, allocations chômage ou allocations familiales : les catégories aisées bénéficient très largement de l’argent public. Parmi les trois millions de chômeurs et les 15 millions de retraités, on ne compte pas uniquement des catégories populaires.

Certaines aides sont même ciblées sur les plus riches. C’est le cas par exemple des très nombreuses réductions d’impôt (aussi appelées « niches fiscales »). Elles vont coûter en 2012 la bagatelle de 66 milliards d’euros à la collectivité en pertes de recettes fiscales. Ainsi, les femmes de ménage et autres personnels à domicile - comme ceux qui entourent François Cluzet dans le film Intouchables - sont largement subventionnés. En 2008, cette niche fiscale a coûté 2,3 milliards d’euros de recettes à l’Etat. Des travaux à domicile en passant par les investissements dans les Dom-Tom ou l’immobilier locatif, ces niches vont pour l’essentiel aux plus aisés. Ainsi, les deux tiers des baisses d’impôt pour l’emploi de personnel à domicile sont allés aux 10 % des contribuables les plus favorisés selon un rapport officiel d’évaluation des niches fiscales paru en juin 2011 (consulter en ligne). Le mécanisme du quotient familial de l’impôt sur le revenu, même plafonné, procure un avantage qui augmente avec le niveau de vie et le nombre d’enfants : 10 milliards sont ainsi distribués [3]. L’avantage se monte à 2 300 euros annuels à partir de 5 000 euros de revenus mensuels, pour les familles avec deux enfants, à 4 600 euros au maximum à partir de 6 000 euros mensuels, pour les familles avec trois enfants et atteint 9 000 euros à partir de 7 500 euros mensuels.

En plus des niches fiscales, une grande partie des services publics financés par la collectivité bénéficie davantage aux riches qu’aux pauvres. Il en est ainsi de l’école : compte tenu des inégalités sociales qui existent dans l’enseignement supérieur, l’Etat dépense bien davantage pour les enfants de cadres supérieurs que pour ceux d’ouvriers. Les premiers ont deux fois plus de chances de suivre des études supérieures révèle l’Insee (voir l’article), d’autant plus si elles sont longues et élitistes. Une scolarité jusqu’au master (bac+5) coûte presque deux fois plus chère aux finances publiques qu’un BEP-CAP selon le ministère de l’Éducation. En gros, la formation d’un élève jusqu’au BEP coûte 100 000 euros à la collectivité, un étudiant en licence 140 000 euros et un élève de grande école près de 200 000 euros… Au sommet, dans les écoles les plus prestigieuses du pays que sont l’Ena, l’Ecole normale supérieure et Polytechnique notamment, les élèves quasiment tous issus des familles les plus aisées du pays, sont… payés pour étudier. Sans compter que les enfants de familles aisées fréquentent plus volontiers les établissements bien dotés en enseignants expérimentés, et donc mieux payés que leurs jeunes collègues envoyés dans un établissement dit « d’éducation prioritaire ».

On retrouve le même phénomène dans bien d’autres domaines de l’intervention publique, comme en matière de politique culturelle. Musées, théâtres, opéras ou conservatoires de musique : les loisirs des riches sont massivement subventionnés, alors qu’ils sont fréquentés pour une grande partie par une minorité très diplômée.

Au-delà de la seule sphère publique, les plus aisés savent très bien comment profiter de soutiens très variés. Des voitures de fonction à usage personnel aux invitations (concerts, spectacles, représentations sportives, etc.) distribuées gracieusement en toute légalité par des entreprises ou des institutions publiques, en passant par des congés tous frais payés par un tiers… Le premier ministre François Fillon lui-même s’était fait payer une partie de ses congés de l’hiver 2010-2011 par les autorités égyptiennes… Dans l’univers de l’entreprise, une partie des plus favorisés arrivent à faire prendre en charge une partie de leurs dépenses privées, du téléphone à la voiture de fonction en passant par certains déplacements. Jean-Marie Messier, ancien PDG de Vivendi avait, par exemple, bénéficié d’un appartement de fonction dans le plus beau quartier de New-York aux frais de l’entreprise et continué à l’occuper un an après son limogeage en 2002.

Tout en critiquant le niveau de protection sociale dont disposent les plus faibles, les hauts dirigeants négocient pour eux-mêmes des protections financées par l’entreprise, qui les mettent à l’abri pour plusieurs générations en cas de départ involontaire. Ainsi par exemple, Anne Lauvergeon, débarquée d’Areva (nucléaire) l’an dernier, recevra 1,5 million d’indemnités de départ, plus d’un siècle de Smic. Elle touchait déjà un revenu d’un million par an. Au-delà, les revenus qu’ils s’octroient suffisent à se protéger du besoin pour plusieurs générations. Ainsi, à 70 ans, Maurice Levy, président du directoire de l’agence de publicité Publicis va recevoir pas moins de 16 millions d’euros de rémunération différée (bonus) pour avoir « rempli ses objectifs »… L’équivalent de 1 300 ans de Smic.

Lutter contre les profiteurs

Ceux qui contestent le principe même d’allocations pour les plus démunis d’un côté ou la gratuité de l’enseignement de l’autre sont peu nombreux. Les fondements de la protection sociale sont très largement partagés dans notre pays. Les personnes montrées du doigt sont celles qui profitent indûment de ce système. Dans un système développé de protection sociale et de services publics, les abus existent inévitablement. De même que la criminalité existe dans tous les pays, tous les systèmes publics entraînent leur lot de « profiteurs ». Ainsi, selon la Cour des comptes, les fraudes aux prestations sociales coûteraient environ 1,5 milliard d’euros qui se décomposent en 0,8 milliard d’allocations chômageindument perçues en 2007 et 0,7 milliard de prestations des CAF en 2009. L’histoire montre pourtant que, comme Omar Sy et François Cluzet, ces profiteurs sont répartis dans tous les milieux de la société, riches ou pauvres. Pour un titulaire du RSA (ancien Rmiste) qui assure ses fins de mois « au noir », combien de familles ne déclarent pas leurs employés de maison pour ne pas payer de charges sociales ? Pour une femme seule qui ne signale pas immédiatement un nouveau compagnon pour continuer à toucher l’allocation parent isolé, combien de milliardaires se soustraient à l’impôt par des techniques d’évasion à la limite de la légalité ? Combien d’emplois de complaisance pour ne pas dire fictifs sont octroyés dans les entreprises, les cabinets ministériels ou les collectivités locales pour employer des amis ou de la famille ? Cas extrême, on se rappelle de la condamnation en 2008 de la fille du milliardaire François Pinault qui avait indument perçu un RMI pendant six ans tout en s’acquittant de l’impôt sur la fortune… A bien plus petite échelle, Delphine Batho, députée et porte-parole du parti socialiste occupe un appartement de la Régie immobilière de la ville de Paris de 108 m² pour 1 500 euros, soit 30 % de moins que le prix du marché.

A l’opposé, on oublie très souvent qu’une partie des bénéficiaires potentiels ne demande rien et rase les murs pour ne pas être stigmatisée. Seulement 32 % des ménages pouvant bénéficier du RSA activité y ont recours et 65 % des potentiels rmistes (RSA de base), laissant ainsi près de 2 milliards d’euros inemployés au budget de l’Etat, d’après le rapport du comité d’évaluation du RSA. De même, 1,7 million de personnes ne recouraient pas à la CMU complémentaire à laquelle ils ont droit (voir notre article sur le non recours). La complexité des démarches et les discours culpabilisants sur les « assistés » y sont pour beaucoup.

Tous assistés ?

Alors, sommes-nous tous des assistés ? Oui. C’est une bonne chose. Pour partie, notre système social soutient davantage ceux qui en ont le plus besoin : c’est l’expression de la solidarité nationale, de la « fraternité » de notre devise nationale, valeur largement partagée. Pour partie, notre système offre des services publics de qualité à tous, par souci d’universalité : il protège ainsi des aléas de la vie. Si l’on veut maintenir un système où les plus aisés contribuent davantage que les autres, on ne peut restreindre les droits aux plus démunis : il n’aurait plus de légitimité aux yeux de l’ensemble des contributeurs. C’est pour cela, par exemple, que la plus grande partie des allocations familiales est du même montant pour toutes les familles. Leur rôle n’est pas de réduire les inégalités de revenus, mais de soutenir les familles dans leur ensemble. De façon bien plus large, la gratuité de l’école ou le financement des musées et des bibliothèques sont destinés à les rendre plus accessibles et favoriser leur démocratisation. Il faut la préserver.

Tout est question de dosage. Trop de prestations sous conditions de ressources alimentent une critique du système par ceux qui se situent au-delà de ces conditions mais qui ne disposent pas des autres protections dont bénéficient les plus riches. C’est actuellement le cas, par exemple, auprès de catégories qui se situent juste au-dessus du plafond de revenu qui permet de toucher les allocations logement, juste au-dessus du Smic. Une partie de la classe politique pointe du doigt « l’assistanat » des plus démunis, pour tenter de séduire les couches moyennes qui se situent un cran au-dessus… tout en fermant les yeux sur l’ensemble des avantages dont bénéficient les couches aisées.

La critique des différents avantages dont profitent les plus aisés est aujourd’hui de plus en plus fréquemment mise en avant, à droite comme à gauche… sans grand effet. Dans la sphère publique les niches fiscales, coûteuses et inefficaces, sont largement dénoncées mais à peine réduites. Les privilèges dont jouissent les enfants de diplômés à l’école sont connus, mais rien n’est proposé pour transformer réellement le système. Une bourgeoisie culturellement favorisée de droite et de gauche défend son « élitisme républicain » transformé en élitisme social. Au nom de la création, la politique culturelle française (des musées aux conservatoires en passant par l’opéra) se soucie peu de démocratiser le public (voir l’article d’Olivier Donnat « Démocratisation de la culture : fin… et suite ? »). Dans la sphère de l’entreprise aussi les protections et les niveaux de rémunérations démesurés sont aujourd’hui très largement discutés, parfois par les intéressés eux-mêmes… Ainsi, par exemple, Maurice Levy avait revendiqué en août 2011 une plus forte contribution des plus fortunés… Sans que les actionnaires n’interviennent pour remettre en cause les niveaux astronomiques distribués aux dirigeants.

La leçon d’assistanat donné par des couches sociales qui profitent des largesses de l’Etat providence et de l’entreprise bien plus que les autres, qui sont tout autant présents parmi les fraudeurs, est à la fois moralement inacceptable et politiquement risquée. Tout en croyant rassurer la France populaire, celle qui se lève tôt, elle engendre un décalage dévastateur entre les discours et les actes, qui attise un populisme qui ne peut que profiter à l’extrême droite qui l’utilise au mieux.

Noam Leandri, président de l’Observatoire des inégalités.

Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Auteur de "Déchiffrer la société", éd. La découverte, 2009.

09.04.2012

Parmi, les innombrables mensonges de François Coppé,

Réponse à JF Copé :

En France, comme en Corrèze, la droite c'est la dette, la dépense, les hausses d'impôts

Jean-François Copé est un menteur récidiviste.       

Ce matin il a une nouvelle fois prétendu que "il y a eu 50% d'augmentation d'embauches depuis que François Hollande est président du Conseil Général" de Corrèze. 

    
C'est bien entendu entièrement faux, puisque l'évolution des effectifs du Conseil général de Corrèze est marquée par une grande stabilité : le nombre d'agents du département est passé de 1335 au 1er janvier 2008 à 1301 au 1er janvier 2012. 

    
Depuis 2008, la gestion de François Hollande est celle du redressement des comptes du département tout en maintenant les priorités sociales, avec des dépenses maîtrisées et des effectifs stabilisés. 

      
Quant à la droite, elle est très mal placée pour donner des leçons de gestion, car en Corrèze comme en France, la droite c'est la dette, la dépense, et les hausses d'impôts :   
- en France, la droite a creusé la dette de 612 milliards d'euros ;
- en Corrèze, la droite a laissé une dette de 300 millions d'euros.          
Les mensonges de Jean-François Copé ne feront pas oublier le boulet du bilan qui est celui de Nicolas Sarkozy.

François Hollande propose un projet d’avenir pour une agriculture performante

Lors du Salon de l’agriculture, le 28 février 2012, François Hollande a pris le temps d’échanger avec de nombreux acteurs de la filière agricole et agroalimentaire. Devant les organisations professionnelles agricoles à Montpellier le 29 mars, il revient sur le projet d’avenir qu’il propose pour ce secteur et le développe. Il marque ainsi son attachement à ce secteur stratégique pour notre pays, qui façonne nos paysages, notre environnement et nos modes de vie.

Ce grand secteur économique doit aujourd’hui relever un triple défi : de souveraineté agricole et alimentaire, un défi économique et social pour garantir aux agriculteurs un juste revenu et un défi environnemental pour réduire la dépendance aux énergies fossiles, aux engrais et aux pesticides. Bien que disposant de solides atouts, la compétitivité de ce secteur a été affaiblie ces dernières années par une logique de dérégulation, la France étant passée du 1er au 3e rang des agricultures européennes. C’est pourquoi François Hollande entend engager le changement qui permettra de redresser notre appareil productif et d’assurer sa pérennité.

Le projet d’avenir qu’il propose est d’abord fondé sur la création de valeur et sur l’emploi. Il veut promouvoir le développement d’agricultures de production diversifiées, durables et performantes sur l’ensemble des territoires. Elles doivent répondre à la fois aux marchés à l’exportation, en misant sur la qualité, la valeur ajoutée et la spécificité des produits, et aux marchés nationaux et régionaux, en intégrant la demande croissante de nos concitoyens pour des produits locaux et des produits bio.

La valeur ajoutée générée par l’ensemble de la filière doit être répartie de façon plus équitable entre producteurs, transformateurs et distributeurs. Il veut pour cela renforcer le lien entre l’industrie agroalimentaire et les agriculteurs, favoriser l’organisation collective des producteurs, modifier les rapports de négociation et améliorer les outils de contractualisation. La mobilisation des crédits européens et des Régions viendra en appui de ces objectifs.

François Hollande entend également réformer avec les collectivités locales la gestion du foncier dans l’objectif de réduire de moitié la consommation de terres agricoles. Il veut en parallèle dynamiser la politique d’installation en agriculture.

Il rappelle que l’acte de production doit veiller à économiser les ressources, pour protéger les populations, mais aussi parce que ces ressources sont un facteur de compétitivité pour l’agriculture. Il propose de créer un nouveau modèle d’organisation pour que les professionnels puissent se regrouper pour investir collectivement ou s’inscrire dans une démarche de changement de leurs pratiques de production.

François Hollande se battra pour que le budget communautaire et le budget de la PAC soient préservés à la mesure de ces ambitions. Il militera pour que la PAC permette de mieux réguler les marchés et qu’elle soit un moyen pour encourager les productions génératrices d’emploi. Il veillera à une répartition plus équitable des aides entre les types de production, notamment entre éleveurs et céréaliers. Il souhaite aussi que les aides en faveur de l’environnement soient mobilisées de façon ambitieuse et pragmatique en France. Il propose enfin une gestion régionale des aides du second pilier de la PAC.

Le projet d’avenir qu’il propose doit permettre de dégager l’agriculture des aléas des crises en l’ancrant de façon pérenne dans les territoires comme une source majeure de création de richesses. Pour relever ce défi, c’est une nouvelle approche politique qu’il met en avant : celle du contrat plutôt que la contrainte, dans le cadre d’un dialogue social et professionnel confiant et constant avec l’ensemble des acteurs des filières concernées.

Stéphane LE FOLL, Responsable de l’organisation dans l’équipe de campagne de François Hollande

Alain ROUSSET, Responsable du pôle Production, industrie, agriculture, pêche dans l’équipe de campagne de François Hollande

La TVA sociale, une mesure contre les salariés et les retraités

La ministre du Budget Valérie Pécresse vient d’annoncer la tenue d’un collectif budgétaire consacré à la TVA sociale le 18 janvier, après le sommet pour l’emploi.

L’augmentation de la TVA est anti-sociale. La hausse de la TVA n’est pas une mesure anti-délocalisation, c’est une mesure anti-pouvoir d’achat. Les premières victimes de cette hausse de la TVA seront les salariés, qui verront leur pouvoir d’achat diminuer. Comme d’habitude, Nicolas Sarkozy continue de faire supporter aux classes moyennes et populaires le coût de sa politique.

La TVA anti-sociale est aussi une mesure anti-retraités. A supposer - ce qui reste à prouver - que la hausse de TVA serait partiellement compensée par une baisse des cotisations salariales, tel ne sera pas le cas pour les retraités comme pour tous ceux qui ne perçoivent pas un salaire. Alors que la pauvreté des personnes âgées augmente, nous voulons alerter et mettre en garde contre ce mauvais coup porté au pouvoir d'achat de ceux qui ont travaillé toute leur vie et qui ont mérité leur retraite.

Une fois de plus, le gouvernement s’enfonce dans des mesures injustes et persiste dans l’erreur économique.

- Une mesure injuste : Nicolas Sarkozy veut baisser les cotisations sociales payées par les entreprises, comme le réclame le MEDEF, et compenser intégralement cette économie pour les employeurs par une augmentation de plusieurs points de la TVA payée par tous les Français. Cette hausse de TVA s'ajoutera à la suppression de l’ISF pour 300 000 contribuables français fortunés qui a déjà été "compensée" par une première hausse du taux réduit de TVA le 1er janvier 2012.

- Une erreur économique : alors que la croissance replonge, augmenter la TVA serait une faute grave. Moins de pouvoir d’achat, ce sera moins de consommation, donc des carnets de commandes des entreprises en baisse, donc moins d’emplois.

Pour sortir de la crise, un véritable changement est nécessaire. Avec François Hollande, le redressement économique, l'emploi et le soutien au pouvoir d’achat seront des priorités, grâce à une véritable politique industrielle et de soutien aux PME, avec notamment la création d’une Banque publique d’investissement et d’un livret industrie. La réforme pour la justice fiscale, afin que chacun contribue à l'effort selon ses capacités, mettra fin aux privilèges insupportables accordés ces dernières années.

01.04.2012

François Hollande propose un projet d’avenir pour une agriculture performante

Lors du Salon de l’agriculture, le 28 février 2012, François Hollande a pris le temps d’échanger avec de nombreux acteurs de la filière agricole et agroalimentaire. Devant les organisations professionnelles agricoles à Montpellier le 29 mars, il revient sur le projet d’avenir qu’il propose pour ce secteur et le développe. Il marque ainsi son attachement à ce secteur stratégique pour notre pays, qui façonne nos paysages, notre environnement et nos modes de vie.

Ce grand secteur économique doit aujourd’hui relever un triple défi : de souveraineté agricole et alimentaire, un défi économique et social pour garantir aux agriculteurs un juste revenu et un défi environnemental pour réduire la dépendance aux énergies fossiles, aux engrais et aux pesticides. Bien que disposant de solides atouts, la compétitivité de ce secteur a été affaiblie ces dernières années par une logique de dérégulation, la France étant passée du 1er au 3e rang des agricultures européennes. C’est pourquoi François Hollande entend engager le changement qui permettra de redresser notre appareil productif et d’assurer sa pérennité.

Le projet d’avenir qu’il propose est d’abord fondé sur la création de valeur et sur l’emploi. Il veut promouvoir le développement d’agricultures de production diversifiées, durables et performantes sur l’ensemble des territoires. Elles doivent répondre à la fois aux marchés à l’exportation, en misant sur la qualité, la valeur ajoutée et la spécificité des produits, et aux marchés nationaux et régionaux, en intégrant la demande croissante de nos concitoyens pour des produits locaux et des produits bio. 

La valeur ajoutée générée par l’ensemble de la filière doit être répartie de façon plus équitable entre producteurs, transformateurs et distributeurs. Il veut pour cela renforcer le lien entre l’industrie agroalimentaire et les agriculteurs, favoriser l’organisation collective des producteurs, modifier les rapports de négociation et améliorer les outils de contractualisation. La mobilisation des crédits européens et des Régions viendra en appui de ces objectifs.

François Hollande entend également réformer avec les collectivités locales la gestion du foncier dans l’objectif de réduire de moitié la consommation de terres agricoles. Il veut en parallèle dynamiser la politique d’installation en agriculture.

Il rappelle que l’acte de production doit veiller à économiser les ressources, pour protéger les populations, mais aussi parce que ces ressources sont un facteur de compétitivité pour l’agriculture. Il propose de créer un nouveau modèle d’organisation pour que les professionnels puissent se regrouper pour investir collectivement ou s’inscrire dans une démarche de changement de leurs pratiques de production.

François Hollande se battra pour que le budget communautaire et le budget de la PAC soient préservés à la mesure de ces ambitions. Il militera pour que la PAC permette de mieux réguler les marchés et qu’elle soit un moyen pour encourager les productions génératrices d’emploi. Il veillera à une répartition plus équitable des aides entre les types de production, notamment entre éleveurs et céréaliers. Il souhaite aussi que les aides en faveur de l’environnement soient mobilisées de façon ambitieuse et pragmatique en France. Il propose enfin une gestion régionale des aides du second pilier de la PAC.

Le projet d’avenir qu’il propose doit permettre de dégager l’agriculture des aléas des crises en l’ancrant de façon pérenne dans les territoires comme une source majeure de création de richesses. Pour relever ce défi, c’est une nouvelle approche politique qu’il met en avant : celle du contrat plutôt que la contrainte, dans le cadre d’un dialogue social et professionnel confiant et constant avec l’ensemble des acteurs des filières concernées.

10.03.2012

Pour une Europe plus juste,plus solidaire.

Les leaders sociaux-démocrates européens s’engageront les 16 et 17 mars prochains pour une Europe de croissance, plus juste et plus solidaire, aux côtés de François Hollande.

François Hollande a choisi de mener sa campagne, dans la sérénité, sur le terrain des propositions pour sortir la France et l’Europe de la crise. C’est dans cet esprit qu’il a entrepris de rencontrer les principaux dirigeants sociaux-démocrates européens, pour dessiner ensemble une autre vision de l’Europe, plus juste, davantage tournée vers la croissance, plus unie, plus démocratique et plus active dans le monde au service de la paix et du développement durable.

Il s’est ainsi notamment rendu ces derniers mois à Madrid, à Bruxelles, à Berlin, à Rome, à Londres et il sera le 9 mars prochain à Varsovie.

Deux visions s’affrontent, celle d’une Europe tout entière tournée vers l’austérité, qui ne permettra pas de répondre à la crise, et celle d'une Europe de croissance et de solidarité que François Hollande porte, avec de nombreux Européens, à travers son projet de pacte européen de responsabilité, de gouvernance et de croissance, pour sortir de la crise et relancer l'Europe. 

Le débat politique européen entre ces deux approches est déjà engagé. Les rumeurs sur un prétendu « pacte » entre certains gouvernements européens ont été démenties, y compris par Mme Merkel : il existe néanmoins une Europe des conservateurs, qui ont choisi de soutenir le candidat sortant, Nicolas Sarkozy. Les sociaux-démocrates et les progressistes s’accordent sur la nécessité de la responsabilité budgétaire mais aussi sur les impératifs de la croissance, de la solidarité, de la lutte contre les risques financiers, ainsi que du contrôle démocratique des décisions européennes.

Cette vision d’une Europe de la croissance, plus juste et plus démocratique, c’est le projet que porteront ensemble les 16 et 17 mars prochains de nombreux dirigeants sociaux-démocrates européens à l’occasion du séminaire « Renaissance pour l’Europe, une vision progressiste commune » organisé par la Fondation européenne d’études progressistes, avec la Fondation Jean Jaurès, la Fondation Italieni Europei et la Fondation Friedrich Ebert, issues des trois Etats membres de l'Union européenne (France, Italie, Allemagne) qui peuvent connaître une alternance dans les prochains mois et porter une nouvelle dynamique pour la croissance et l'avenir du projet européen.

Pier Luigi Bersani, Président du PD italien, Sigmar Gabriel, Président du SPD allemand, Sergei Stanishev, Président du Parti socialiste européen, Hannes Swoboda, Président du groupe S&D au Parlement européen, Massimo d'Alema Président de la Fondation européenne d'études progressistes et d’autres leaders européens seront réunis le 17 mars autour de François Hollande à Paris pour engager la réorientation de l'Europe vers la croissance, l'emploi, la démocratie et la solidarité.

Pierre MOSCOVICI, Directeur de campagne

01.03.2012

L’Insee rétablit la vérité sur le coût du travail français

L’Insee publie aujourd’hui une étude comparative sur le coût du travail des pays européens. Alors que Nicolas Sarkozy se présente comme le candidat de la compétitivité, après avoir été le président du déclin, les chiffres présentés par l’Institut de la statistique apportent un démenti cinglant au discours du candidat sortant pour justifier l'augmentation de la TVA.

Un démenti cinglant d’abord sur les écarts de coût du travail entre la France et l’Allemagne. Le coût horaire dans l'industrie manufacturière, là où la concurrence mondiale se fait le plus sentir, se situe au même niveau de 33 euros pour la France et l'Allemagne, avec notamment dans le secteur automobile un coût horaire allemand qui est 43,14 euros contre 33,38 euros pour la France. A l'évidence, ce n'est pas le coût du travail qui explique les difficultés de la filière automobile en France. Un démenti cinglant, ensuite, aux allégations permanentes de la droite sur une France qui n’est pas assez compétitive parce qu’elle ne travaille pas assez. En effet, selon l’Insee, « la seule prise en compte du coût horaire de la main-d’oeuvre ne permet pas de tirer des conclusions en termes de compétitivité. Il faut également tenir compte de la productivité horaire ». Dans l’unique objet de les rendre responsables des échecs de sa propre politique, Nicolas Sarkozy omet volontairement cet aspect, alors même que les salariés français sont parmi les plus productifs du monde. Un démenti cinglant enfin, lorsque l’Insee explique que le coût de la main d’œuvre n’est qu’une petite partie des facteurs de compétitivité d’un pays, mettant en avant les politiques qui restaurent la compétitivité sur le long terme, que sont notamment l’amélioration de la qualité des produits et l’investissement dans la recherche en innovation, et qui ont tant fait défaut lors de ce quinquennat.  

Par une relance ambitieuse de l’industrie, par un investissement massif dans la recherche, dans l’innovation et dans la formation ou encore par la mobilisation de l’épargne vers l’industrie, le pacte productif de François Hollande permettra à la France d’être à nouveau une nation compétitive, qui produit des biens et des services de qualité et qui créé des emplois.

Alain Vidalies, Responsable du pôle Emploi dans l'équipe de campagne de François Hollande

26.02.2012

Mécanisme Européen de Stabilité : une abstention de réorientation.

François Hollande et les socialistes refusent l'orientation actuelle de l'Europe, celle que la droite européenne impose aux citoyens.

Parce que nous sommes des pro-européens convaincus, nous voulons une autre Europe, une Europe solidaire pour combattre la crise et volontaire pour préparer l’après-crise. Dans son projet présidentiel (engagement n°11), F. Hollande le dit avec clarté :

"Je renégocierai le traité européen issu de l'accord du 9 décembre 2011 en privilégiant la croissance et l'emploi, et en réorientant le rôle de la BCE dans cette direction".

Cette volonté de renégociation du traité d'austérité demain justifie l'abstention sur le Mécanisme Européen de solidarité (MES) aujourd'hui. C’est une abstention de réorientation.

       1) Par ce vote, nous disons notre attachement à la solidarité en Europe.

Le MES est le mécanisme conçu pour succéder au Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF), mesure d’urgence face à la crise des dettes souveraines que nous avons approuvée.

C’est un outil imparfait, mais indispensable pour- contribuer à stabiliser la zone Euro face à la spéculation financière en garantissant une aide financière à tout Etat membre faisant face à « de graves problèmes de financement »,

           - de façon permanente (et non au coup par coup),

           - et de façon plus réactive (et non après des jours et des nuits de palabres entre dirigeants).

       2) Par ce vote, nous disons aussi notre refus de la timidité face à la spéculation et de l’austérité pour les peuples.

- La timidité face aux spéculateurs : le MES est un mécanisme tardif – il intervient après 16 sommets de la dernière chance – et hélas insuffisant – faute d’intervention directe de la BCE et ne disposant pas de licence bancaire, ses capacités d’action (500 Mds) pourraient s’avérer insuffisantes en cas d’aggravation de la situation. De plus, l’Europe doit rester souveraine : l’appel à des fonds étrangers – chinois ou autres – risque d’affaiblir l’UE quand, par exemple, elle exigera un meilleur respect des normes sociales et environnementales dans les échanges commerciaux.

 

L’austérité pour les peuples :

Mme Merkel a imposé à M. Sarkozy – qui s’est aligné – que l’assistance financière du MES soit soumise à la ratification préalable du nouveau Traité d’austérité conclu le 30 janvier 2012 et à la transposition de la règle d’or dans le droit des Etats sollicitant l’aide européenne (considérant 5 du MES). Parce que libéraux et conservateurs européens ont fait du MES l’antichambre du Traité d’austérité, les parlementaires socialistes ne peuvent l’approuver. Face à la dureté vécue par le peuple grec, mais aussi par les peuples irlandais, portugais, espagnol, italien,

L’austérité ne peut être la condition de la solidarité.

Par leur abstention de réorientation, les parlementaires socialistes

                   - rendent possible dans l’urgence tout ce qui est positif : la solidarité avec les peuples,

                - indiquent pour demain leur refus de ce qui est négatif, l’austérité aggravée en Europe.

L’abstention des parlementaires socialistes aujourd’hui sur le MES rend possible la renégociation du traité d’austérité par François Hollande demain afin de le compléter par des mesures favorables à la croissance et à l’emploi.

              - Elle montre aux peuples notre attachement à la solidarité européenne.

              - Elle indique à nos partenaires un chemin pour sortir l’Europe de la récession et du chômage (comme l’ont relevé les sociaux-démocrates allemands).

              - Elle s’inscrit dans une stratégie globale pour l’Europe afin qu’elle puisse investir (nouveau rôle de la BCE, euro-bonds, budget européen 2014-2020 pour les grands projets d’avenir) et protéger (règles strictes de réciprocité en matière sociale et environnementale, contribution climat-énergie aux frontières de l’Europe, rééquilibrage monétaire euro/dollar américain/yuan chinois).

 

Motion de la section sur le Mécanisme Européen de stabilité

Lors de sa réunion du 19 février 2012, la section PS Pays de Romans sur Isère a décidé de te transmettre la motion suivante à Jean Marc Ayrault et Jean Pierre Bel:

« L’Assemblée Nationale puis le Senat sont appelés à se prononcer sur la ratification le Mécanisme Européen de Solidarité (MES) avant la fin de ce mois. Ce nouveau texte important complètera, si le Parlement le vote, le Traité dit de Lisbonne, rejeté par le peuple français lors du dernier référendum  mais validé ensuite par le Parlement.

Il avalisera le dessaisissement politique des représentants élus par les peuples européens au profit d'un aréopage dévoué à la dictature des marchés et à la religion mortifère de l'austérité pour la population.

La période électorale est maintenant ouverte. Il ne peut y avoir de doute sur la volonté de notre Parti et de notre Candidat à l’élection présidentielle de vouloir modifier à l’avenir ces dernières décisions prises par les chefs de gouvernements libéraux dans le cadre de l’Europe.

Cette volonté doit s’exprimer par une position sans ambigüité quand nos parlementaires PS vont devoir voter sur le MES : le seul vote crédible et compréhensible est un vote contre. Toute autre position sera perçue comme une reculade par rapport aux affirmations de nos divers programmes. Et la demande de renégociation ultérieure, qui sera très difficile à obtenir, aurait une position de départ plus forte avec le vote contre.

En votant, la nouvelle majorité sénatoriale doit délivrer un message clair. Une abstention représenterait une assimilation des thèses libérales portées par sa minorité UMP.

Les conséquences en ont-elles été mesurées ? La victoire pour le camp du candidat UMP serait lourde de signification et nos adversaires sauront l’exploiter.

Il en va de la crédibilité de nos engagements et de la confiance recherchée auprès des électeurs.

La section de Romans demande donc aux parlementaires PS de voter contre le texte proposé, accompagné d’un message très clair aux Français et aux Européens :

Le PS et son candidat à la présidentielle 2012 sont pour une gestion saine et maîtrisée des finances des états, donc pour un pacte européen de stabilité financière comme le MES, mais cela uniquement dans le cadre d’une autre politique :

  1. une politique d’une finance maîtrisée et mise au service des peuples et de leurs représentants politiques élus
  2. une répartition juste et transparente des charges financières du désendettement et
  3. une politique active d’emploi, qui réduira le chômage, la précarité et la pauvreté et stabilisera les systèmes sociaux dans le cadre d’un pacte social européen.

Le PS et son candidat à la présidentielle 2012 exigeront donc un lien indissoluble entre législation financière, économique et sociale. »

Transmis au président du Sénat, au président du groupe parlementaire PS à l’Assemblée et à la Première secrétaire du PS.

Section PS Pays de Romans

08.02.2012

les taxes créées par N. Sarkozy

Vidéo : Sarkozy, premier créateur de taxes depuis 2007

Déficit commercial record en 2011 : l’urgence d’un pacte productif pour la France

Les mauvaises nouvelles s’accumulent pour l’économie française. Le solde commercial publié aujourd’hui montre un nouveau déficit record à 69,6 milliards d’euros pour 2011.

Face à une dégradation sans précédent, le gouvernement sortant plaide laborieusement que la situation est moins mauvaise que si elle était pire. En réalité, ce résultat signe l’échec des politiques publiques menées depuis 2002, période où notre pays dégageait un excédent commercial. Malgré les efforts de nos entreprises à l’international, la stratégie poursuivie par la droite depuis dix ans a enfermé notre production dans des secteurs à faible valeur ajoutée et expose nos entreprises à la concurrence des émergents. Couplés à une croissance atone et à une détérioration continue des parts de marché de la France dans le commerce mondial, les chiffres de 2011 traduisent la désindustrialisation vécue si douloureusement dans les territoires. 

Loin de freiner cette hémorragie, les mesures récemment annoncées par le président sortant l’accentueraient. La hausse de la TVA qu’il cherche à imposer avant les élections ralentira l’activité sans effet ni sur l’emploi ni sur les déficits. Les mal nommés « accords-compétitivité emploi » aggraveront encore la précarité. 

Notre pays doit renouer avec une véritable politique industrielle. C’est l’ambition du Pacte productif proposé par François Hollande.  Ses quatre piliers assureront le redémarrage de la croissance, la localisation des activités en France et les emplois de demain : 

•           La production par le soutien aux filières industrielles d’avenir et le développement des PME et des ETI grâce à Banque publique d’investissement déclinée sous forme de fonds régionaux ou inter-régionaux, ainsi que par la réorientation de l’épargne et de la fiscalité vers l'investissement productif et par la réforme bancaire au service de l'économie réelle.

•           L'innovation grâce au soutien à la R&D publique et privée, la réorientation du crédit impôt recherche vers les PME innovantes et les entreprises exposées à la concurrence internationale.

•           La formation avec la valorisation des filières d'enseignement technologique et professionnel pour les jeunes, le soutien à la formation continue des salariés, le contrat de génération pour favoriser la transmission des savoirs dans l'entreprise entre les jeunes et les seniors.

•           La protection grâce à une meilleure traçabilité des produits consommés et l'application par l'Union européenne de la réciprocité commerciale dans les échanges. Au-delà, c'est une réorientation de l'Europe au service de la croissance et de l'emploi qui est indispensable : euro-obligations pour financer les grands projets ; coopération renforcée pour l'énergie ; changement des politiques monétaires, de la concurrence et commerciales qui, actuellement, nuisent aux intérêts des entreprises et des salariés européens. 

François Hollande et les socialistes, veulent remettre la France en tête des nations qui pèsent dans la mondialisation. Forts de la confiance des Français, ils engageront en 2012 l'indispensable redressement productif.

Guillaume Bachelay,

Secrétaire national à l’industrie, aux entreprises et aux nouvelles technologies

Réaction aux propos de M. Guéant

Avec ses propos sur l’inégalité entre les civilisations, Claude Guéant opère une synthèse politique parfaitement cohérente entre les discours de Nicolas Sarkozy à Dakar et à Grenoble, et assume désormais une pensée qui établit une hiérarchie de valeurs entre les hommes, selon qu’ils appartiennent à telle ou telle civilisation. 

Devant un public conquis sur le plan des idées, faute d’être acquis sur le plan électoral, le ministre de l’Intérieur a ainsi dévoilé son adhésion aux thèses du différentialisme ethnique et culturel développées par la Nouvelle Droite des années 1970 et 80. Ce nouveau racisme, qui masque mal ses intentions en utilisant le terme de civilisation plutôt que celui de race ou de religion, n’en défend pas moins des thèses à l’encontre de ce que la communauté internationale a précisément voulu défendre en signant la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, le 10 décembre 1948.

Aucun «contexte» ne saurait justifier la confusion volontaire entre une «civilisation» et un «régime politique» : sur le fond comme sur la forme, de tels propos, tenus par un ministre de l’Intérieur en exercice, dans les murs de l’Assemblée nationale, sont d’une gravité sans précédent dans la République.

Si on tolère une telle déclaration, plus rien n’empêchera demain un ministre de la République de revendiquer l’infériorité des races, ou la supériorité d’une religion sur une autre : il sera trop tard pour se plaindre.

Ce ne sont pas les civilisations, ou les cultures, qui ne se valent pas, mais bien les politiques menées et les gouvernements qui en sont responsables… Celui auquel appartient M. Guéant laissera un triste souvenir dans l’histoire des valeurs de ce pays.

Il est urgent que ces propos soient désavoués par celles et ceux qui, à droite, estiment encore que le débat d’idées dans la campagne présidentielle doit rester dans le champ républicain.

Najat Vallaud-Belkacem

Porte-parole de François Hollande

22.01.2012

Les étudiants étrangers : nouveaux ennemis de l'intérieur ?

 

 

Le 31 mai 2011, le ministre de l’Intérieur et le ministre du Travail ont cosigné une circulaire relative à la maîtrise de l’immigration professionnelle. Elle encadre notamment de manière drastique les procédures applicables lorsqu’un étudiant étranger souhaite modifier les motifs de son séjour en France pour demander une carte de séjour autorisant une activité salariée. Les services administratifs sont invités à filtrer de manière très stricte les demandes et à trouver tout motif permettant leur rejet. Les préfets sont sommés à la « vigilance » constante contre ces nouveaux ennemis de l’intérieur qui prendraient la place des Français dans les entreprises.

 

Qui sont dans le viseur de ce texte ? Les étudiants étrangers non européens diplômés des universités ou des grandes écoles ne relevant pas d’accords bilatéraux. On peut les estimer à 30 000 environ (essentiellement Marocains, étudiants originaires d’Afrique noire, mais aussi Libanais, etc.).  Sur plus de 2 200 000 étudiants, ils ne représentent qu’à peine… 0,15 % ! Mais pour nous ce ne sont pas des chiffres : ce sont des jeunes femmes et des jeunes hommes qui choisissent la France pour sa langue, pour sa culture, pour la qualité de ses formations et pour son art de vivre. C'est ainsi qu'à Grenoble, 19 langues sont enseignées dans les différents établissements de l'enseignement supérieur aux 61 000 étudiants accueillis chaque année.

 

Parallèlement, en catimini, le Gouvernement a publié le 6 septembre 2011 un nouveau décret qui durcit encore plus les conditions d’obtention d’un visa pour étudiants. Il fallait à ce jour justifier de 460 euros de ressources mensuelles pour obtenir ses papiers. Il faudra désormais justifier de 620 euros, soit 30 % de plus, montant qui représente plus de 15 fois le salaire minimum au Cameroun !

Ces deux textes malheureux et la politique qui les sous-tend relèvent à nos yeux d’une triple faute contre la France et ses intérêts : faute culturelle, faute politique et faute économique.

 

La première faute tient à l'atteinte ainsi portée à la diversité culturelle dont la France se veut la porte-parole. L’arrivée des étudiants étrangers dans notre pays participe du rayonnement de notre culture et de celui de la langue française. C’est aussi un apport littéraire, artistique et scientifique exceptionnel. Faut-il rappeler les noms de ces exilés volontaires qui ont rejoint la grande Histoire de la littérature ou de la science ? Marie Curie, Romain Gary et Georges Charpak ont été étudiants étrangers. Léopold Sédar Senghor a été camarade de khâgne de Georges Pompidou. Sa poésie a été une des plus belles défenses et illustrations de la langue française. Il est vrai qu’on ne saurait exiger de ceux qui méprisent La princesse de Clèves d’avoir compris l’éclat qu’il a su donner à culture française, à la « Francité » comme il disait, par delà les océans. Citer d'autres noms serait faire trop honneur à ce texte…

 

La faute politique est surprenante de la part d’un camp qui cherche à faire croire à l’efficacité de sa "politique" d’immigration. Qui peut croire que réduire de quelques centaines les étudiants recrutés après leurs études ou venant faire un troisième cycle en France chaque année ait le moindre impact sur les flux migratoires ? Si le dessein à peine voilé est de frapper l'imagination des électeurs d’extrême droite en faisant croire que l'on entreprend une nouvelle chasse à des envahisseurs potentiels, l'échec est assuré car les Français dans leur très large majorité ont une bonne image des étudiants étrangers qu'ils côtoient dans les amphithéâtres, sur leurs lieux de stage, dans les laboratoires, en entreprise.

 

Concernant la faute économique, enfin, ce sont les intérêts à long terme de la France qui sont ici bafoués sans ménagement. Nous sommes entrés dans l'ère du savoir. Une compétition mondiale formidable pour la connaissance est en cours. L'enjeu est d'attirer les meilleurs talents. La croissance de demain, les progrès de la science et de la technique, y compris pour faire face aux nouveaux défis – santé, devenir de la planète – se jouent sur la qualité des investissements dans le "capital humain" et donc, pour une bonne part, dans le nombre d'ingénieurs et de docteurs que nous formerons. C'est donc un non sens économique pour les Entreprises de taille intermédiaire (ETI), les PME, la R&D et l'innovation. Les étudiants étrangers y contribuent notamment dans le secteur scientifique, où il y a une chute vertigineuse des vocations. Tous les grands pays industriels qui misent sur la R&D, l'innovation et l'industrie ont créé des binômes avec les étudiants et chercheurs étrangers, dans le cadre d'une stratégie gagnant-gagnant.

 

Ajoutons ceci : ces étudiants ne prennent pas la place de Français. Une enquête publiée en 2008 à la Documentation française montrait que seuls 26 % parmi ces étudiants envisageaient de rester en France après leurs études. La très grande majorité était décidée à rentrer dans leur pays d’origine et à participer à son développement économique. Ceux qui restent sont souvent recrutés dans des secteurs en tension ou dans des secteurs de la recherche où leur expertise est jugée exceptionnelle.

 

Sous le Gouvernement de Lionel Jospin, la gauche, consciente des intérêts de la France et des pays dans son aire de coopération culturelle, linguistique et économique a su mener une politique d’accueil en simplifiant les procédures administratives pour ces étudiants, en créant des bourses spécifiques, en redéfinissant la politique internationale des établissements, en rendant plus accessibles les autorisations provisoires de travail. Un Conseil national pour l’accueil des étudiants étrangers en France avait été installé pour suivre les progrès dans le sens d’un accueil de qualité de ces étudiants sur notre territoire. A Grenoble, quel enrichissement intellectuel et culturel que d’accueillir dans nos universités, grandes écoles et nos 129 laboratoires de recherche, 9 000 étudiants d'origine étrangère de 160 nationalités différentes. C’est un creuset pour la créativité et l’avenir de la science et de l’innovation grenobloise !

Dans un monde traversé d’incertitudes et de tentations d’exclusions, la France doit garder son ouverture, sa confiance dans sa capacité à attirer les plus brillants cerveaux, à les sensibiliser à notre culture et nos valeurs. Elle a tout à gagner à l’ouverture. Les soi-disant atténuations après des mois d’hésitations, les explications ambigües de Laurent Wauquiez qui voudrait désormais « viser des cas précis » ne sauraient suffire : il faut faire disparaître cette circulaire infamante pour notre pays. Nous appelons par conséquent, en premier lieu, au retrait immédiat de cette circulaire dans son intégralité, comme le réclame le collectif du 31-Mai, et à ce que les services en charge des procédures relatives aux étudiants étrangers examinent leurs situations avec la plus grande bienveillance. En second lieu, nous demandons l’abrogation immédiate du décret du 6 septembre 2011 et la fixation d’un montant de ressources par mois qui ne soit pas discriminatoire.

 

Les trois fautes du Gouvernement traduisent un mépris pour l’identité de la France – la vraie, celle de la patrie de l’égalité, de l’ouverture au monde et des droits de l’Homme – et une attitude de replis mortifères : repli identitaire, repli politique, repli économique. C'est ainsi que s'engage souvent le déclin des grandes nations.

 

 

Michel DESTOT, Député-maire de Grenoble

et le Pôle enseignement supérieur et recherche de Terra Nova

Voeux de la section Pays de Romans

Je souhaite la bienvenue à tous les présents. Merci de votre présence, signe de notre dynamique et qui fait honneur à notre parti, ses militants et ses sympathisants.

Merci aux élus qui ont pris de leur temps bien occupé pour être présents.

2011 a été une belle année pour notre section.

Commençons par l’évènement majeur de l’année passée : les primaires organisées par le parti socialiste. Nos leaders ont montré leurs capacités à débattre, défendre leurs points de vue. Nous nous sommes réjouis de les voir montrer leurs responsabilités politiques. Les Français ont répondu : près de 3 millions de votants. Notre candidat recueillant une majorité de votes lui donnant une représentation légitime. Les autres candidats se rangeant sans hésiter derrière lui et faisant taire leur égo pour la responsabilité politique. A cela il faut ajouter la mobilisation des militants aidés par les camarades du Parti Radical de Gauche sur 7 bureaux de vote sans compter la présence sur le terrain pour mener deux campagnes : celle pour inciter à voter et celle de leurs candidats. Une grande leçon de démocratie et l’image d’un parti responsable.

De l’énergie, de l’audace, de la volonté pour nous les militants de gauche. Un enthousiasme pour la politique et pour les débats de fond.

Bravo à tous les militants présents dans les bureaux de vote durant ces 2 dimanches. Et un grand espoir pour un changement cette année.

Notre section s’est réunie chaque mois de l’année sauf en août.

Ces 12 mois écoulés, ce sont aussi des responsabilités et initiatives assurées par les militants. Une réunion publique avec Razzi Hamadi et une vidéo de son discours prise en charge par Fayçal Nadji. L’organisation de la réunion de circonscription pour la présentation de notre candidate et son suppléant. Le nettoyage du local, des travaux de réfection, l’achat d’un ordinateur et en ce début d’année une connexion INTERNET. La mise en route d’une section des jeunes socialistes par Latifa Chay. Sans compter le porte à porte et les militants qui ont participé.

C’était aussi l’accueil de nos camarades de Bourg de Péage pour une réunion commune de présentation de la campagne par Nathalie Niéson.

C’était aussi les interventions de nos élus du Pays de Romans pour nous présenter les politiques locales et débattre de leur contenu.

Enfin, la satisfaction de voir la reprise des adhésions.

Je salue l’activité des militants pour cette année passée.

Je profite de ces vœux pour revenir sur quelques sujets politiques choisis arbitrairement tout en tenant compte de l’actualité et qui me semblent importants.

Commençons par la réorganisation des territoires, grande réforme voulue par le président de la République. Cette évolution menée à marches forcées passe nécessairement par des phases de doutes, de contestations y compris à l’intérieur de notre camp. Cela montre la dynamique de la démocratie et la nécessité d’une maturation face à une évolution brutale imposée. Construire des politiques à partir d’une réflexion sur un territoire dans le périmètre qui correspond aux déplacements et besoins des populations et acteurs présents est une démarche logique en soit. Les conflits font partie du dialogue et espérons que nous saurons dans la 2ème phase trouver les compromis pour mettre en œuvre une politique de proximité et globale.

La victoire espérée de la gauche aux élections prochaines nous donnera le pouvoir de revenir sur le conseiller territorial et remettre en place des représentants aux échelons intermédiaires  qui structurent les politiques locales et nationales.

L’autre événement que je retiens est l’arrivée d’une majorité de gauche au Sénat. Au-delà, de la satisfaction apportée par ce changement de majorité, il me semble important de réfléchir sur une constitution où une des 2 assemblées du parlement peut rester avec une majorité inchangée pendant 54 ans. Est-ce démocratique ? Nous parti socialiste, ne devons-nous pas changer ce fonctionnement et mettre en place une représentation au Sénat choisie au suffrage universel à la proportionnelle et à mi-mandat de l’assemblée nationale afin d’équilibrer le système d’élection de l’assemblée nationale. Cette dernière conservant le mode de scrutin  actuel. Ce serait certainement un renouveau démocratique.

Le tremblement de  terre au Japon suivi de l’accident de Fukushima a inquiété toute la planète. Il a posé la question de l’énergie et de la production par le nucléaire. La question est : quel niveau de risques la société peut-elle accepter pour satisfaire ses besoins énergétiques? Retour d’expériences, l’Etat a lancé une série d’audits de sûreté et un retour d’expériences. Mais en tant que citoyens responsables, nous devons, à la lumière de l’excellente initiative de l’association Green Peace, connaitre le niveau réel de maîtrise du risque nucléaire.  Et j’ajouterai dans ce retour d’expériences, les sujets d’analyses qui manquent : quelles conséquences sur la sûreté nucléaire, la mise en œuvre d’une politique de type privée chez EDF ? Quelles conséquences sur la sûreté quand sous la pression  des pseudo-écologistes, les durées d’utilisation des réacteurs sont prolongées pour ne pas faire face à la contestation qu'entrainera la construction de nouveaux réacteurs? Et quid de la sûreté quand il est décidé de sortir du nucléaire ? Quels investissements pour la sûreté des déchets sommes-nous prêts à payer ? J’espère que nos élus oseront poser ces questions et assumer leurs responsabilités devant les citoyens. C’est aussi l’occasion de développer les alternatives entre consommer moins d’énergie, la produire en réduisant l’impact environnemental et en améliorant en permanence la sécurité des populations.

L’année 2012 est une année d’espoir. Avant de parler de victoire des socialistes, nous devons parler de victoire pour une autre politique. Mais que ça va être difficile. 40 ans de propagande néolibérale, 40 ans de démission devant la pression des olligarchies de la finance.

Nous avons oublié le GATT qui a précédé l’OMC. Qui se souvient de ce projet qui avait pour but d’imposer des compensations financières aux entreprises internationales quand la loi d’un Etat réduirait leurs espérances de gains ?

Aujourd’hui, des oligarchies de la finance ont investi tous les pouvoirs du FMI aux structures Européennes.

Une de leur devise « to big to fail ». Se traduisant par « mesdames, messieurs les politiques, si vous n’assumez nos risques, vous créerez le chaos dans vos pays. Vous n’avez pas le choix : vous couvrez nos pertes financières et vous organisez votre Etat pour que nous n’ayons pas peur de continuer nos spéculations. Enfin notre soif de gains étant insatiable, vous mettrez en place la politique qui draine toutes les richesses vers nous ».

La thérapie du choc décrite par  Naomie Klein est en cours dans tous les pays d’Europe. Baisse des salaires, des retraites, privatisation des services public (se rappeler les paroles de madame Laurence Parisot qui répondait à un journaliste qui l’interrogeait en septembre sur les idées du MEDEF pour la relance de la croissance : l’Etat doit confier au privé ses services…), suppression des protections sociales, projet de remplacement du CDI par le contrat unique de travail à durée déterminée, … pour réduire la dette des Etats qui ont pris à leur charge la dette des banques.

Doit-on être pessimiste ? Je crois que non.

La situation est telle que ceux qui avançaient cachés montrent clairement leurs orientations politiques : le drainage de la richesse vers l’infime minorité des oligarchies financières.

Marx revient d’actualité… Le débat politique s’intensifie. L’écologie devient un élément de l’analyse et du projet politique. Les intellectuels produisent de l’analyse et proposent de nouvelles orientations.

A Romans, le café central crée une rencontre politique (café repaire) chaque 2ème mardi du mois. Le combat devient plus clair et plus clivé. Le changement vient.

Alors commençons en France en 2012.

D’abord mobilisons nous pour François Hollande. Construisons une victoire de la gauche et de l’écologie politique. Donnons-lui une majorité de gauche à l’Assemblée Nationale.

Faisons gagner notre candidate Nathalie Niéson accompagnée de son suppléant Alain Genton.

Mais la victoire ne sera pas encore là. Car au lendemain, les oligarchies financières nous mettrons le marché en main : François, pour financer la dette tu mets en œuvre notre politique et pas celle pour laquelle tu as été élu. Sinon la France paiera au prix fort ces financements. Alors à nouveau peuple de gauche, il va falloir nous mobiliser pour soutenir nos élus et éviter qu’ils cèdent à cette pression.

Nous sommes au devant d’un changement politique formidable. Il sera long à construire et il nous demande du courage,  et aux élus et aux militants. Ceux qui donnent à notre République leur temps, leurs idées et leur courage. Sans les militants la politique mise en œuvre ne sera pas de gauche.

Alors pour construire une nouvelle politique qui valorise le travail et les travailleurs, l’audace d’innover et d’entreprendre, le partage équitable de la richesse, le souci de l’avenir des générations futures sur une Terre respectée, pour ce monde meilleur que nous imaginons, nous allons continuer notre engagement et en premier lieu dans les campagnes électorales à venir.

Alors souhaitons-nous le début d’une nouvelle formidable aventure en 2012 : la victoire de  la gauche pour une politique sociale et écologiste qui se répandra en Europe et nous remettra dans le chemin de la construction Européenne de nos aînés.

Bonne année solidaire…

Jean Max Ducousso

Secrétaire de la section PS Pays de Romans

Voeux des jeunes socialistes du pays de Romans

Le mouvement des jeunes socialistes du pays de Romans vous adresse ses meilleurs voeux pour 2012.

Cette année résonne déjà dans nos têtes et même dans nos coeurs comme celle qui portera enfin le changement.

Ceux qui nous gouvernent - encore pour l’instant - nous abreuvent de discours fatalistes dans lesquels la seule responsable de la situation économique et sociale déplorable serait la Crise !

La France doit se serrer la ceinture en attendant que ça passe !

La France oui, pas eux bien sur ! Mais la France de ceux qui sont déjà dans le besoin, les plus démunis, les jeunes et les ménages qui ont déjà du mal à joindre les deux bouts et dont les nouvelles aberrations législatives de la Droite conservatrice va signer l’arrêt de mort social !

Et les écarts continuent ainsi à se creuser.

Les pauvres sont de plus en plus pauvres pendant que leur force de travail rendent les riches de plus en plus riches…

L’industrie du luxe a-t-elle déjà été aussi florissante?

Dans le même temps la crise de confiance n’a jamais été aussi vive et et nombreux sont les citoyens qui perdent peu à peu confiance en la politique.

Mais comment leur en vouloir?

Beaucoup de français ont cru en les paroles d'un certain candidat en 2007 qui leur avait promis qu' « ensemble tout devient possible »!

Hélas oui, même le pire !

Aujourd'hui, leur cauchemar est à la hauteur des mensonges servis par le gouvernement actuel, gouvernement qui a fait de l'indécence sa marque de fabrique, du mensonge, de la démagogie et du cynisme ses armes de prédilections...

Ce gouvernement, mes chers amis, qui fait le choix de rester sourd aux cris de douleurs que le peuple lui adresse.

Mais ce ne sont pas seulement ces 5ans de présidence calamiteuse qui ont fait plier la France.

C ‘est toute cette logique Droitière du profit à tout prix qui gouverne trop longtemps au destin de nos sociétés.

Cette logique a permis à la Droite de laisser la pauvreté, la précarité et le chômage devenir le seul horizon de la Jeunesse et de français de toute génération.

Tout cela a produit quelque chose de grave pour la France.

C’est la crise de confiance des jeunes en l’avenir !

Et lorsque la jeunesse n’a plus confiance en son avenir, c’est l’avenir lui-même, l’espoir de toute une nation qui sont compromis.

Et pour cause! Sa Majesté et sa cour préfèrent traiter les enfants de France, NOUS les jeunes comme des délinquants potentiels plutôt que nous considérer comme les adultes et citoyens en puissance que nous sommes réellement.

Ni plan Marshall pour les banlieues, ni aucune mesure pour l'autonomie des jeunes !

Mensonges, promesses non tenues et les jeunes de notre pays n'ont plus confiance en l'avenir.

A l'Élysée, on préfère nous montrer du doigt !

On nous stigmatise et on essaye de nous diviser.

On dit même qu'il y en aurait parmi nous qui préfèrent le confort du vieux canapé de papa et maman à la sécurité d’une vie digne et autonome...

Mais ce n'est pas ça la réalité.

La réalité c’est que nous sommes surtout de nombreux jeunes gens bourrés de talents et d’énergie qui n’avons pas d’autres choix que de rester chez nos parents.

Même pour les plus chanceux d'entre nous qui travaillons parce que les salaires que nous percevons sont indignes et le coût aberrant de la vie ne nous permettent pas d’avoir un toit à nous… Je ne vous parle pas même pas de tous ces jeunes qui finissent dans les rues.

Voilà le triste bilan de l’équipe sortante et le leitmotiv de l’UMP: détruire la République sociale, détruire la confiance des citoyens dans cette République, détruire la confiance des citoyens entre eux pour que la cohésion nationale et l’intérêt général s’effacent pendant que leurs intérêts particuliers prospèrent!

Mais s'il est un message à leur adresser alors que nous entrons dans cette année en campagne, c’est que nous allons bientôt avec François Hollande signer la fin de la récréation!

Le sarozysme, ça suffit!

Nous sommes aujourd’hui rassembler pour construire et reconstruire.

Nous sommes décidés à tourner ensemble, une bonne fois pour toute cette sombre page de l’histoire de notre pays comme nous en avons déjà tourner d’autres!

Nous allons nous dresser contre cette France du recul, aux allures de Vichy, et nous serons les premiers debout et les derniers couchés pour construire une Gauche et une France pleine de promesses pour l’avenir!

Il est temps de reprendre confiance en nous, en notre vision du monde, en nos services publiques pour redonner le pouvoir à nos concitoyens et retrouver un Etat

fort et digne au service de ses citoyens, et des collectivités qui n’ayant plus à assurer la sous-traitance d’un état voyou, pourront exercer la plénitude de leur autonomie pour être de vrais partenaires du pouvoir.

Cette année... est celle du changement et de la fierté retrouvée en NOTRE France, cette France de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité.

Que l'on soit homme ou femme, jeune ou retraité, chômeur ou salarié, ouvrier ou artiste, de quartier chic ou populaire, que l'on soit français d'ici ou d'ailleurs, retrouvons la joie de vivre dans une France de la justice sociale pour laquelle tant d’hommes sont tombés et tant de vie ont été sacrifiées !

Une France qui tend la main au lieu de pointer du doigt.

Avec François Hollande., nous mettrons à l’honneur la jeunesse au lieu de la sacrifier !

et je ne résiste pas au plaisir de rappeler la réussite et la fierté collectives qu’ont représentées les primaires socialistes !

L’engouement a été à la hauteur de l’enjeu et nous avons su gérer seul un événement électoral national inédit!

Un projet socialiste a été mis en avant, un projet qui donne toute sa place à la Jeunesse.

Un projet, pour le résumer en quelques mots qui nous donne à nous les jeunes les moyens de faire nos choix de façon autonome et la possibilité de vivre et d'être au quotidien des citoyens émancipés égaux en droits et devoirs.

Si nous arrivons à rester dignes, à avancer la tête froide, les yeux fixés sur ce but sublime qui nous anime tous, alors la politique désastreuse qui accable notre pays ne sera plus qu’un regrettable incident !

Nous réussirons ensemble à construire cette France forte et ambitieuse que nous appelons de nos voeux!

Une France forte qui ne tournera pas le dos à sa nation quand elle en aurabesoin, une France unie qui ne créera pas la division entre ses concitoyens, solidaire d'une Europe juste sociale et tournée vers ses peuples et ouverte sur le monde !

Dès le 6 mai 2012, nous allons retrouver cette France Responsable qui ne parie pas sur le malheur des uns pour construire la richesse de certains.

Retrouvons notre grande République, celle des Droits de l'Homme et de la Laicité.

Une France qui donne à chacun sa place.

Tout cela, mes chers amis, c'est possible. Mais c'est aussi nécessaire !

C'est notre ambition socialiste pour 2012 !

C'est l'engagement que prend François Hollande pour chacun d'entre nous.

C'est l'engagement de notre candidate aux législatives Nathalie Nieson parce que nous aurons besoin d'une large majorité de socialistes et de gauche à l'Assemblée Nationale pour redresser notre République.

2012 : c'est la grande victoire de la France.

Comptez sur nous, les jeunes de la section !

Nous serons encore plus présents sur le terrain, auprès de nos concitoyens de toute génération pour faire entendre nos idées.

Nous avons la force de nos convictions et l'espoir d'un avenir juste !! !

Pour 2012, « de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace »

Bonne année à vous tous !

Latifa Chay

 

 

 

 

 

03.12.2011

Sarkozi à Toulon: le champion du mensonge

Nicolas Sarkozy enchaîne le reniement de ses engagements du premier discours de Toulon de 2008, par exemple :

Sarkozi: « Je n’augmenterai pas les impôts et les taxes »

-Pas plus tard qu’hier soir, la droite a voté l’augmentation de la TVA pour les tickets de bus, les billets de train, la consommation d’eau, les logements sociaux, la collecte des ordures ménagères

-C’est la 35ème taxe imposée par la droite depuis le premier discours de Toulon

Sarkozi «  les modes de rémunération des dirigeants et des opérateurs doivent désormais être encadrés »

-Les PDG de BNP Paribas et Société Générale percevaient à eux deux près de 4 millions d’euros, soit 3000 fois le SMIC en 2010.

-La directive de l’UE pour moduler le paiement des bonus aux traders, adoptée en juillet 2010, n’est toujours pas appliquée en France un an après. Les bonus moyens continuent de se situer entre 200 000 et 300 000 euros.

-Les rémunérations des patrons du CAC 40 ont augmenté de 24% l’an dernier

Sarkozi "Dans la situation où se trouve l'économie, je ne conduirai pas une politique d'austérité qui aggraverait la récession".

- Le gouvernement enfile les plans de rigueur comme des perles : plan de rigueur de 11 milliards cet été, plan de rigueur de 6 milliards cet automne, et on parle déjà d’un nouveau plan de rigueur de 10 milliards avant la fin de l’année.

- A cause des plans de rigueur qui tuent la croissance, le nombre de chômeurs est à son plus haut niveau depuis 12 ans.

- Il y a eu 34 400 chômeurs de plus le mois dernier. C’est l’équivalent d’une ville comme Valenciennes qui est rayée de la carte économique de la France. C’est comme si une entreprise de la taille d’Alcatel disparaissait tous les deux mois.

Ségolène Royal 

06.11.2011

Hommage à Georges Filliou

Hommage à Georges Filliou

Dès 1973, au sein du bureau du Parti Socialiste de la Drôme, j’ai eu le plaisir de travailler auprès de Georges Fillioud, alors Premier secrétaire de la Fédération du Parti Socialiste de la Drôme. Lorsqu’en 1978, il a souhaité se consacrer totalement à Romans et à son mandat national, ce fut un honneur pour moi de lui succéder à ce poste. A ses côtés, j’ai appris la rigueur et la ténacité. J’étais séduit par sa puissance de travail et l’aisance de sa plume.

Son activité politique dans le département, faite de brillantes conquêtes mais aussi d’échecs,  de 1966 à 1986 a fortement marqué le département. Il a su en s’appuyant sur les militants, renouveler les pratiques politiques et a permis l’émergence d’une nouvelle génération d’élus et de responsables socialistes. Ses fonctions gouvernementales auxquelles il s’est donné tout entier ont sans aucun doute été préjudiciables à la prolongation de son implantation drômoise mais il y avait gardé de nombreux amis. 

Tous ceux qui ont travaillé avec Georges Fillioud saluent en lui d’abord l’homme de conviction, volontaire et fidèle. Ses opposants internes ou externes l’ont souvent caricaturé en homme intransigeant, voire sectaire. L’intransigeance, lorsqu’il la manifestait, n’était que la fidélité à ses convictions et à sa volonté de les voir se concrétiser. Pour ceux qui l’ont côtoyé et le connaissaient bien, il est très éloigné du portrait que certains en ont fait. Il protégeait souvent sa sensibilité derrière ce qu’on pouvait prendre pour de la rudesse et, en réalité, il cachait ainsi bien souvent une grande timidité notamment dans les rapports humains. S’il refusait les compromis de circonstance, Georges Fillioud était très ouvert à l’opinion des autres, capable le moment venu de tirer une synthèse imparable par sa rationalité. Travailleur infatigable, traitant les dossiers jusqu’au bout, il arbitrait si nécessaire avec la rigueur de l’homme guidé par le sens de l’intérêt public.

Ces dernières années, il m’appelait au téléphone avant et après chaque échéance électorale Romanaise pour, disait-il, « prendre la température ». J’étais toujours étonné qu’il s’intéressât toujours d’aussi près à une ville qu’il avait quittée depuis longtemps. Il était resté Romanais de cœur. 

Le 16 septembre 2011

Lucien Dupuis

Premier secrétaire fédéral du PS de la Drôme de 1979 à 1986

Conseiller Régional de 1986 à 1992

25.09.2011

Les primaires citoyennes: où sont les bureaux de votes sur les cantons 1 et 2 de Romans et le canton de Saint Donat.

Le tableau ci-dessous vous informe dans quel bureau de vote aller pour participer aux primaires citoyennes.

Repérez le nom de votre bureau de vote habituel et en face vous aurez le nom du bureau de vote ouvert pour les primaires citoyennes. c'est dans ce bureau de vote que vous vous présenterez muni d'une pièce d'identité et de 1€ de participation aux frais de l'organisation de ce vote.

Vous votez habituellement  Votre bureau de vote
Primaires Citoyennes
Romans:
Bureaux
9 Ecole Chopin
10 Mairie Annexe est
12 Ecole Jules Nadi
13 Ecole des Arnauds (votants Château Fleury)

 Romans

Mairie est

Romans:
Bureaux
2 Ecole des Ors
4 Ecole Martinette Maternelle
5 Ecole
Martinette primaire
14 Ecole des Récollets (votants partie Ors) 
15
Stade de la Paillère (votants Coquillard)

 Romans

Mairie ouest

Romans:
Bureaux
1 Les Cordeliers (votants du centre ancien)
3 Ex Ecole Jean Jaures
6 Charles Michels (votants du centre plateau)

Salle

Charles Michels

Centre ville

Romans
Bureaux
7 Ecole des Méannes maternelle
8 Ecole des Méannes primaire
11 Gymnase monnier

Ecole des

Méannes

ARTHEMONAY
BATHERNAY
BREN
CHARMES-SUR-L'HERBASSE
CHAVANNES
MARGES
MARSAZ
MONTCHENU
SAINT-DONAT-SUR-L'HERBASSE

Mairie de

Saint Donat

LE CHALON
CHATILLON-SAINT-JEAN
CREPOL
GENISSIEUX
MIRIBEL
MONTMIRAL
PARNANS
SAINT-BONNET-DE-VALCLERIEUX
SAINT PAUL LES ROMANS

Mairie de

Châtillon

Saint Jean

CLERIEUX
GEYSSANS
MOURS-SAINT-EUSEBE
PEYRINS
SAINT-BARDOUX

Mairie de

Mours

Saint Eusèbe