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25.09.2007
Retraites : réflexions et propositions socialistes
Aujourd’hui notre pays connaît 13 millions de retraités : ceux-ci seront environ 18 millions à l’échéance 2015-2017. Les réponses, que nous devons apporter, engagent non seulement la politique sociale du pays mais aussi la nature du pacte républicain et le contenu de la nécessaire solidarité entre générations. Elles ont des conséquences sur le pouvoir d’achat de près d’1/4 de la population du pays.
1 – Notre système de retraite est-il menacé ?
Il est menacé en raison des déséquilibres financiers. La branche vieillesse est en déficit de près de 4 milliards d’euros en 2007. A structures inchangées, les perspectives pour les années à venir sont encore plus sombres, d’après toutes les études objectives et en particulier celles menées par le Conseil d’Orientation des Retraites. La situation financière des régimes spéciaux et des régimes autonomes n’est pas plus brillante. En outre, les évolutions démographiques laissent apparaître une progression d’environ 30 % du nombre de retraités dans les 10 à 15 ans à venir, sous la pression de ce qu’il est convenu d’appeler le papy-boom. Dans le même temps, le nombre d’actifs progressera de manière plus limitée : d’où un ratio retraités/actifs qui évoluera fortement au profit des premiers. Globalement, notre société vieillit et vieillira de part les progrès d’ailleurs inégaux de l’espérance de vie, selon les catégories socioprofessionnelles. Simultanément, notre société connaît la tentation d’une certaine forme de capitalisation liée à la financiarisation de l’économie et à l’individualisation des comportements. Notre première réponse consiste à consolider et améliorer le régime par répartition, garant de la justice sociale et d’une authentique solidarité. C’est la priorité de la période. Cette priorité suppose aussi une réduction du taux de chômage des jeunes et un engagement fort en faveur de l’emploi des seniors. Il faut rompre avec la duplicité patronale, qui consiste à suggérer fortement l’allongement de la durée de la cotisation et à recourir simultanément aux facilités de l’éviction du marché du travail des salariés de plus de 55 ans. L’âge ne peut plus être un élément discriminant dans l’entreprise, si l’on veut relever le taux d’activité des seniors.
2 – Pourquoi doit-on réformer le régime général et les régimes spéciaux ?
Tout d’abord, parce que l’échec social et financier de la réforme Fillon , adoptée en 2003, qui n’évoquait pas les régimes spéciaux, est aujourd’hui patent. Les socialistes l’avaient d’ailleurs déjà annoncé lors du débat parlementaire au printemps 2003. Cette réforme se traduit par la dégradation du taux de remplacement, davantage d’injustices, l’augmentation du nombre des très petites pensions. Il y a aujourd’hui 1 000 000 de retraités en dessous du seuil de pauvreté. Le déficit de la branche vieillesse approchera les 4 milliards d’euros cette année. En outre, le fonds de réserve des retraites, créé par le gouvernement de la gauche, a été très faiblement abondé depuis 4 ans.
Ensuite, parce que la renégociation de cette réforme est inscrite dans la loi même de 2003. Enfin, parce que les évolutions démographiques le justifient pleinement. Cette réforme doit naturellement intégrer celle des régimes spéciaux et autonomes. Il n’est pas possible de continuer à gérer 128 régimes particuliers et autonomes, dont certains connaissent des déficits importants et des érosions démographiques. En outre, il y a nécessité de remettre à plat les compensations et sur compensations financières accordées par le régime général des salariés depuis 1967 aux régimes autonomes (agriculteur, petits commerçants, artisans), à concurrence de plusieurs milliards, chaque année.
3 – Comment réformer les régimes de retraite et les régimes spéciaux ?
En réaffirmant la nécessité d’une réforme globale et simultanée. Le saucissonnage, envisagé actuellement par le gouvernement Fillon et le Président de la République, n’est pas acceptable. Il vise à diviser les salariés entre eux et à en stigmatiser certains. En engageant une négociation avec tous les partenaires sociaux, récusant toute forme d’intimidation, de passage en force, de tentation autoritaire. Les partenaires sociaux doivent être maîtres du jeu jusqu’au bout. De ce point de vue, le diagnostic partagé issu des travaux du COR, mis en place par le gouvernement Jospin, représente la bonne formule et la base de toute négociation sérieuse, et en responsabilité. L’objectif vise à parvenir à un système transparent, lisible, cohérent, intégrant le critère de pénibilité des métiers et corrigeant les importantes inégalités d’espérance de vie, selon les catégories socio-professionnelles. La volonté d’homogénéisation ne doit pas conduire à l’uniformisation, quand la différence d’espérance de vie à 60 ans, selon les métiers exercés, atteint 9 ans. La prise en compte de la pénibilité de certaines professions doit devenir un critère majeur du processus de réforme.
4 – Peut-on améliorer nos régimes de retraite ?
L’amélioration de nos régimes de retraite est un impératif. On ne peut pas se satisfaire du statu quo qui se traduit aujourd’hui par l’existence de plus d’un million de retraités sous le seuil de pauvreté. Pas davantage de l’érosion du taux de remplacement, qui risque d’ailleurs de se dégrader encore dans les 15 années à venir, si rien n’est engagé. Il faut agir pour l’amélioration des pensions de reversion et une plus grande égalité entre hommes et femmes. Il convient aussi de s’engager à ce qu’en 2010 au plus tard, aucune pension de retraite ne soit inférieure à 80 % du SMIC. Il conviendra de redéfinir en relation avec les partenaires sociaux les critères, le nombre, et le périmètre des métiers pénibles. A titre d’exemple, est-il acceptable aujourd’hui que des chauffeurs de camions de 38 tonnes conduisent à 60 ans et plus ? Il en va de même par tous ceux qui sont contraints au travail de nuit. Enfin, la réponse à tous ces défis sociaux passe par une augmentation des recettes. Rien ne se fera sans augmentation des cotisations. Reste à savoir lesquelles et dans quelles proportions. Le réabondement du fonds de réserve représente une nécessité pour des raisons de « lissage », à l’horizon 2020. Une sollicitation plus forte des revenus financiers est incontournable. La question de la majoration des cotisations y compris patronales doit être clairement posée. A défaut, ce serait la crédibilité même du système par répartition qui serait directement mise en cause
22:51 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
17.09.2007
Henri Bertholet, candidat des socialistes à Romans
Résultat du vote de ce lundi 17 septembre pour désigner notre candidat socialiste pour les prochaines élections municipales à Romans :
Inscrits : 141
Votants : 111 (78,72%)
Exprimés : 111
Henri BERTHOLET : 60 voix (54,05%)
Philippe DRESIN : 51 voix (45,95%)
23:35 Publié dans Actualité de la Section | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
12.09.2007
On vote lundi 17.09
Les adhérents de la section socialiste du Pays de Romans sont invités à participer au vote interne du lundi 17 septembre afin de désigner nos candidats en vue des prochains scrutins locaux.
Le vote se déroulera entre 18 heures et 22 heures au local de la section, place Perrot de Verdun, à Romans. Le dépouillement s’effectuera dès 22 heures.
1 ) Pour l’élection municipale de Romans, deux camarades sont candidats pour être tête de liste : Henri BERTHOLET et Philippe DRESIN.
2 ) Pour le canton de Romans II : Gérard CHAUMONTET , conseiller général actuel de ce canton et adhérent dans notre section est seul candidat.
3 ) Pour le canton de Romans I : aucun camarade de la section n’est candidat. Dans le cadre d’un accord reconduit par la fédération de la Drôme avec le PRG (Parti Radical de Gauche), la candidature de Pierre PIENIEK, actuel conseiller général, semble être retenue.
4 ) Pour le canton de Saint Donat : aucun camarade de la section n’est candidat. En concertation avec la fédération, le Bureau de la section a retenu le principe d’une discussion ouverte avec tous les partenaires de gauche sur le canton en vue d’une candidature unique face à l’actuel conseiller général UMP
23:30 Publié dans Actualité de la Section | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.09.2007
Résultats de la consultation sur les prochains enjeux locaux
Nous avons reçu 15 réponses au questionnaire portant sur les prochains enjeux locaux. Certaines contributions reprenaient dans l’ordre les 5 questions proposées tandis que d’autres ont été rédigées sous une forme plus personnelle et étaient souvent plus développées (jusqu’à 4 pages). Ces réponses traitent toutes prioritairement de la situation à Romans, les autres communes et cantons ont été très peu évoqués.
Synthèse de l’ensemble des réponses, le document ci-après a été diffusé lors de notre réunion de section lundi 3 septembre à la cinquantaine de militants présents et a servi de base au débat. Il reprend de façon quasi exhaustive les réponses reçues. Sans vouloir imposer une hiérarchie forcément subjective, nous nous sommes contentés de regrouper les réponses en fonction des différents thèmes, des réponses qui apparaissent parfois convergentes, parfois contradictoires, comme vous pourrez le lire. Nous avons fait ressortir (en caractères gras) les réponses qui sont revenues plusieurs fois ou qui étaient davantage développées et argumentées.
Ce document n’a bien évidemment pas valeur de sondage. Avec ses imperfections, ses oublis, ses incohérences mais également ses critiques et ses propositions, il a simplement le mérite d’exister et de susciter, nous l’espérons, la réflexion et les réactions des citoyens intéressés.
SYNTHESE DES 15 REPONSES au questionnaire portant sur les prochains enjeux locaux
I – PERCEPTION GLOBALE DE LA SITUATION LOCALE :
Sur le plan social
- Qualifiée de très difficile pour un certain nombre de quartiers ; moins humaine pour la basse ville ; correcte pour beaucoup d’autres
- Situation sociale aggravée ; Soucis sur la sécurité de l’emploi, pouvoir d’achat …
- Efforts politiques dans le social attirent les populations en difficulté, aggravant la situation sociale générale de la ville ; C’est la municipalité qui applique le mieux les valeurs de gauche ; Beaucoup de social ; très bien ; Politique de la petite enfance est positive
- Politique sociale n’est pas assez médiatisée (choix budgétaires à expliquer et à communiquer)
- Un manque de liens apparents entre les structures associatives
- Centre social de La Monnaie, un mécontentement partagé
Sur le plan économique
- Situation difficile ; contexte de la concurrence ; Pas de perspectives ; Fermeture des usines
- Image d’une ville sinistrée : est-ce exact ? Comment insuffler une image plus positive ?
- Développement économique reposant sur le commerce avec des emplois précaires ; Critiques sur l’emploi ;
- Tourisme commercial considéré comme une réussite ; Potentiel commercial important
- Manque de visibilité et de cohérence de la politique économique du fait de liens entre des structures (différentes collectivités territoriales) qui se superposent sans savoir qui fait quoi.
Sur le plan environnemental
- Progrès évidents ; Réalisations liées à l’agenda 21 ; Centre plus attractif ; CCPR fonctionne bien
- Pas de réalisations notables d’envergures (priorité aux voitures…)
- Difficultés à remuer l’ensemble du PS
- Contradiction entre les projets des Verts et la municipalité (Verts qui imposent aux socialistes leur point de vue)
- nécessité de l’ouverture de l’autre berge de l’Isère ; Organiser les transports en commun ; Plan de circulation, pistes cyclables à mettre en œuvre
- Ce n’est pas la priorité pour beaucoup. Chaque citoyen doit balayer devant sa porte ; Confusion entre la fonction municipale et la responsabilité individuelle du citoyen
- pas de cohérence d’ensemble sur l’urbanisme
Sur le plan de la vie citoyenne
- Vraie vie associative et culturelle
- Peu d’intérêt de la chose politique de la part de nombreuses associations ; nombreux citoyens spectateurs de la vie citoyenne
- ne pas se préoccuper de la participation citoyenne la veille des élections ; Réunion de quartier élus-citoyens à multiplier ; Démocratie participative à relancer (avec enfants + jeunes) ; Remettre en place les Conseils des quartiers ; favoriser l’intégration des jeunes ;
- Regret sur les incivilités nombreuses (au volant en particulier) en lien avec une équipe municipale qui ne fait pas appliquer les règles
- Critique sur la communication des collectivités locales, communications multiples et peu cohérentes entre elles
II – REALISATIONS (OU PROJETS EN COURS) QUI PARAISSENT POSITIFS
- La rocade (dès qu’elle se fera) ; Gare multimodale ; Circulation
- Transformation et rénovation de la Monnaie
- Propreté de la ville
- Renforcement intercommunalité
- Gros efforts politiques sur le logement social
- Accueil et les structures pour la petite enfance et les seniors
- Marque Avenue
- Actions artistiques culturelles (projet de la cité de la musique, théâtre des Cordeliers)
- Maison de la justice
III – REALISATIONS (OU PROJETS EN COURS) QUI PARAISSENT NEGATIFS
- Situation financière illisible et difficile
- Retard rocade
- Mise en place des mairies annexes (luxe pour une ville endettée) ; Mairies annexes (manque d’effectifs donc peu efficaces)
- Disparition des services techniques de la ville au profit du privé
- Projet de réfection de la piscine Caneton
- Manque d’aménagement et d’ambition du centre ancien (trop de voitures…) ; Voirie dégradée ; La circulation dans le centre-ville
- Maison des seniors (manque d’ambition, de concertations, de réflexions, de perspectives)
- La politique de l’emploi et notamment chez les jeunes
- La pénurie des logements
IV – DECISIONS OU ACTIONS PRIORITAIRES POUR LES PROCHAINES ANNEES
- Assainissement des finances locales
- Développement économique et emploi ; Encouragements pour les PME ;
- Politique de l’emploi ; Regroupement des services pour l’emploi
- La rocade ; Entretien de la voirie
- Intercommunalité Romans-Bourg de Péage ; Mise en place d’une communauté d’agglomérations ; à terme, faire de Romans et Bourg de Péage une seule commune
- Projet d’urbanisme planifié et cohérent au centre-ville
- Communication plus développée et plus cohérente sur la ville
- Parking à rendre payant (est de la ville) ; construire parking souterrain au centre ville (Jean Jaurès)
- Retour de la gestion municipale de l’eau
- Politique en direction des jeunes (emploi, loisirs, …)
- Sécurité des biens
- Développer le lien social urbain (magasins, habitants…)
- Suppression du musée de la chaussure et de la résistance
- Création d’un centre aquatique
V – PROPOSITIONS POUR AMELIORER
- Constitution d’une équipe élargie avec des hommes et femmes de terrain, travailleurs, compétents ; une équipe d’élu(e)s créative, nouvelle, très déterminée, soudée, ayant un projet fort ; sans cumul de mandats ; Former les futurs élus
- Finances : oser réduire le poids de certains secteurs municipaux
- Audit sur l’impact financier de la mise en place d’une communauté d'agglomération
- Porter des propositions concrètes avec support lisible, amusant… ; Porter le projet de gauche avec force ; Options plus à gauche ; Arrêter le fatalisme
- Utiliser des ressources locales inexploitées
- pérenniser les formes participatives (avec les entreprises, avec les associations…)
- Relancer les entreprises par l’autogestion
- Politique sur le transport et l’environnement (énergies renouvelables : centre de formation, favoriser les circuits courts de l’alimentation…)
- Continuer le développement de Marque-Avenue en lien avec le tourisme
- Continuer à développer le travail d’intégration de toutes les populations
08:57 Publié dans Pays de Romans | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


