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26.11.2007

MJS Romans : non à la loi LRU !

6ee7ef1583b085b39c9681e21d358c44.gifLe mouvement des jeunes socialistes romanais-péageois s’organise contre la LRU (liberté et responsabilité des universités) :

«  La loi LRU s’intègre dans un processus de privatisation de l’enseignement supérieur.

 

L’Etat se désengage financièrement de l’université depuis des années et crée lui-même les conditions de l’échec de l’étudiant, il génère la pénurie pour mieux réformer.

 

Par cette loi l’université est gérée comme une entreprise. Pour pallier au désengagement financier de l’Etat, les universités seront contraintes de se doter de fondations permettant de recueillir des fonds privés. L’entrée des capitaux privés au sein de l’enseignement supérieur public va avoir des implications directes sur toute la gestion des universités, c’est une remise en cause du service public.

 

La direction universitaire est au service des entreprises, c'est-à-dire que les présidents d’universités vont se muter en de véritable directeur de ressources humaines, avec notamment un droit de veto sur les embauches. Ils pourront être issus de milieu patronal et défendront donc les intérêts à court terme, c’est-à-dire le profit. Ils verront leurs pouvoirs considérablement accrus. La démocratie au sein de l’université est négligée, car la masse représentative des étudiants et du personnel sera diminuée dans le conseil des universités, pour un nombre de sièges plus important au groupe des personnalités extérieures, issues du monde économique, par exemple des patrons, des actionnaires. Ils auront donc toute la latitude pour avaliser ou réfuter les propositions puisque ce sont leurs entreprises qui financent ou non leurs applications.

 

Nous arrivons alors dans la logique suivante : « celui qui paye décide », les entreprises auront un contrôle direct sur le contenu des formations.

 

 Les universités vont devenir des unités de production de personnel certaines filières seront négligées voir supprimées ou alors même rattachées à un territoire. Sa sera maintenant aux étudiants de financier, par le biais des frais d’inscription qui peuvent devenir exorbitants, l’apprentissage des compétences professionnelles requises pour l’obtention éventuelle d’un emploi. C e qui revient  à cynique : « paye ton emploi ».

 

La recherche sera soumise aux intérêts privés et sera contrôlée par les entreprises. La recherche fondamentale, déjà délaissée est vouée à être abandonnée au profit d’une recherche appliquée, rentable à court terme, par exemple la recherche sur les OGM.

 

De plus la loi LRU permet aux universités de contracter des postes autrefois de fonctionnaires de catégories A (chercheurs, par exemple) en contrat privé. Ainsi cette loi  favorise la précarisation du personnel puisqu’ils peuvent être embauchés en CDD ou en contrats aidés.

 

Cette loi nous propose donc une casse du service public, car il devient un service marchand. La LRU remet en cause les trois points qui caractérisent un service public d’éducation : l’accès libre au plus grand nombre, la continuité territoriale du service et l’homogénéité de la qualité du service rendu quelque soit le lieu où il est délivré.

 

Il est temps de réagir, c’est un appel à la GREVE GENERALE.

 

Il faut se mobiliser maintenant autrement il sera trop tard.

 

Luttons ensemble pour un avenir meilleur. »

MJS Romans

24.11.2007

4 propositions pour le pouvoir d'achat

Dans une intervention à l’Assemblée nationale mardi 20 novembre, François Hollande a fait 4 propositions sur le pouvoir d’achat. A lire ci-après.

« Le pouvoir d’achat est devenu la première priorité des Français, une priorité lancinante. Au-delà des fonctionnaires, qui se mobilisent fortement aujourd’hui, un grand nombre de nos concitoyens connaissent tout à la fois une stagnation de leurs revenus depuis plusieurs années et une hausse continue du coût de la vie : carburants, alimentation, loyers.

Vous aviez pourtant pris des engagements. Nicolas Sarkozy voulait être le Président du pouvoir d’achat. Président, il l’est depuis six mois, mais le pouvoir d’achat, lui, n’est toujours pas au rendez-vous ! Vous aviez annoncé la croissance : elle n’est pas là. Vous aviez promis des mesures immédiates pour les Français : elles n’ont concerné que les plus favorisés. Quant aux heures supplémentaires, le dispositif, de l’aveu même des chefs d’entreprise, est inapplicable. Il n’est plus temps d’attendre !

C’est pourquoi, au nom des socialistes, je vous fais quatre propositions. Je vous remercie de saluer cette initiative.

- Tout d’abord, une conférence salariale. Grenelle de l’environnement, Grenelle de l’insertion : vous évoquez souvent des « Grenelle ». Eh bien, faites un Grenelle sur le pouvoir d’achat des fonctionnaires et des salariés du secteur privé ! Et, pour aider à la négociation, conditionnez les exonérations de cotisations sociales dont bénéficient les entreprises à la conclusion d’accords salariaux.

- Deuxième proposition : la mise en place immédiate d’un chèque transports. La mesure a déjà été votée, elle peut être financée par une taxation sur les superprofits des compagnies pétrolières.

- Troisième proposition : l’encadrement des loyers en 2008 au niveau du coût de la vie.

- Quatrième proposition : la transparence totale des marges de la grande distribution et la répercussion sur les consommateurs des avantages obtenus sur les producteurs.

Ma question est simple, monsieur le Premier ministre : voilà notre plan pour le pouvoir d’achat. Quel est le vôtre ?

21.11.2007

La justice égale pour tous ?

C’est arrivé. Certains prédisaient que cela n’arrivait jamais. Que c’était impossible. Qu’un ancien président de la république disposerait de protections tellement importantes qu’il ne serait jamais inquiété par la justice de notre pays. Que la justice était aux ordres. Que les puissants ne rendent jamais de comptes. Et pourtant c’est arrivé.

 

Six mois après son départ de l'Elysée, Jacques Chirac est devenu mercredi le premier ancien président de la République à être mis en examen, pour détournement de fonds publics dans l'affaire des chargés de mission de la ville de Paris du temps où il en était le maire.

 

Le dossier de la juge Simeoni concerne une quarantaine d'emplois suspects accordés dans les cabinets de Jacques Chirac (1977-1995) et Jean Tiberi (1995-2001), sans que les salaires versés donnent lieu à contrepartie pour la Ville de Paris.

 

Par ailleurs, les quatre directeurs de cabinet de Jacques Chirac à l'Hôtel de Ville de 1983 à 1995 sont déjà mis en examen pour «détournements de fonds publics».

 

Jacques Chirac a souhaité donner publiquement sa version des faits dans une tribune qui paraît dans l’édition du Monde du 21 novembre.

20.11.2007

"Travailler plus pour gagner plus" qu'ils disaient ...

Oui, rappelez-vous. En réponse à la forte demande sociale d’une augmentation du pouvoir d’achat, c’était un des slogans qui a conduit le candidat N. Sarkozy à l’Elysée. Six mois après, le slogan a déjà pris un sacré coup de vieux …

Travailler plus pour gagner plus ? Sur fond de contexte économique morose, de mesures fiscales en faveur des plus riches de nos concitoyens (le fameux paquet fiscal), de refus de coup de pouce pour le SMIC et on en passe, ceux qui en doutaient ont pris conscience que ce n’était pas les salariés qui décidaient des heures supplémentaires à effectuer dans l’entreprise ... A ce jour donc, résultat nul pour l’évolution du pouvoir d’achat de la majorité des Français. Nul.

Mais certaines demandes ont la vie dure. Elles deviennent même parfois des exigences. Il y a donc fort à parier que l’incontestable succès de la grève du 20 novembre ne restera pas sans lendemain revendicatif. Au-delà du pouvoir d’achat, ce sont les questions du service public, de la pérennité de notre système de retraite, de notre système de santé qui nous sont posées à tous.

Affaire à suivre !

15.11.2007

A vot'bon coeur m'sieur dame !

Poser la première pierre de la réforme des retraites en laissant penser que les salariés des régimes spéciaux seraient des privilégiés n’est pas digne des représentants de l’Etat.

Construire l’avenir des retraites dans une économie purement comptable sans considération  humaine et sans esprit de développement durable n’est certainement pas la bonne démarche.

 

Alimenter en boucle les journaux télévisés d’une information non contradictoire et verrouillée par les cabinets ministériels, n’est pas un acte de saine démocratie de l’information mais plutôt un mode de propagande pour influencer l’opinion publique. Par médias interposés, les représentants patronaux se permettent d’accuser les grévistes de désordre économique au moment même :

. de réductions fiscales accordées à ce même patronat qui n’auront jamais été aussi importantes

. de l’utilisation douteuse, par l’une de leur fédération, d’une réserve financière titanesque et occulte

Cela est-il acceptable ? N’est-il pas plutôt question d’une provocation tapageuse de la part d’un grand patronat par trop belliqueux et bien loin de la morale républicaine ?

La retraite est l’un des piliers du pacte social, lui-même clé de voûte de notre démocratie républicaine. Elle ne peut être considérée comme le fardeau d’une société de consommateurs libérés mais doit permettre au contraire au monde du travail, une juste reconnaissance.

Continuer à saucissonner la réforme des retraites, branche par branche, sans apporter à la table de la discussion un nouveau financement durable du mode de répartition, répond aux seules exigences libérales du grand patronat et de son principal collaborateur, l’actuel Président.

Les largesses des grands patrons qui offrent des séjours de vacances princières à Monsieur Sarkozy au lendemain du scrutin présidentiel sont en 6 mois déjà largement remboursées. Véritable affront à la République, je ne décolère pas que Monsieur Sarkozy puisse ainsi sans véritable opposition organiser le dépouillement social du plus grand nombre en connivence avec le monde du profit individuel.

C. Baizet, militant

14.11.2007

Le mythe d'un pays gréviste

Sur Europe n°1 ce matin, Mme Parisot, présidente du MEDEF, s’exprimait contre les grèves : « Quelle galère ce matin, comme c'est pénible, difficile, contrariant ! Comme c'est aussi gênant vis-à-vis du reste du monde. Je ne cesse de penser à ceux qui nous regardent aujourd'hui (…) … Il faut que nous soyons tous capables d'abandonner ce goût, à mon avis un peu masochiste, pour le conflit, pour la lutte ». (intervention relevée par G. Filoche du PS)

 

Un point de vue qui est pour le moins … discutable ! Pour contester ces préjugés, chiffres à l’appui, une pépite est tombée du ciel, plus exactement de Libération du jour sous la plume de François Doutriaux, enseignant, consultant juridique indépendant et spécialiste de droit du travail. A lire de toute urgence pour faire rendre gorge à ces préjugés qui ont le cuir tenace ! Démonstration en trois temps.

 

 

« La France serait une nation «grévicultrice» : le pays du «droit de paralyser» (le Figaro, 17 février 2004), qui préfère la «guerre sociale aux compromis» (le Monde, 26 mai 2003) et souffre d’une «forme d’infirmité que ne partagent pas nos voisins européens» (Christine Ockrent, les Grands Patrons, 1998) car «nul autre pays occidental ne se comporte ainsi» (l’Express, 5 juin 2003). Un bref rappel de la réalité historique et statistique de ce phénomène n’est donc pas sans intérêt.

 

 

1. Premier élément du mythe, la France serait un pays de grévistes. Le nombre de journées individuelles non travaillées pour fait de grève était de 4 millions en 1976, 3,5 millions en 1984, 2,1 millions en 1988, 900 000 en 2000, 1,2 million en 2005. En dehors de pics spécifiques (1982, 1995, 2001), l’ampleur et la fréquence des mouvements sociaux ne cessent de diminuer alors même que la population active ne cesse d’augmenter. La fonction publique se substitue par ailleurs progressivement aux salariés privés dans le cadre des conflits sociaux (…) La part du public dans les mouvements sociaux est passée de 3 % dans les années 70 à 30 % à la fin des années 80 puis à 60 % à compter du milieu des années 90.

 

En effet, les principales causes de cet effondrement statistique concernent les salariés du secteur privé. Ainsi de la précarisation des emplois, du chômage, de la désindustrialisation, de la désyndicalisation ou du démantèlement progressif du droit du travail. Un salarié en CDD ou en CNE va-t-il faire grève ? Les restrictions budgétaires successives et l’effritement graduel des avantages spécifiques de la fonction publique, combinés au nombre relativement important des fonctionnaires, expliquent également ce glissement. Enfin, le statut particulier des agents de l’Etat facilite l’exercice du droit de grève, de plus en plus théorique pour de nombreux salariés privés. (…) Sur une carrière professionnelle de quarante années, un salarié français fera donc grève moins d’une demi-journée, un fonctionnaire moins de quatre jours. Des chiffres à comparer avec les trente-trois millions de journées non travaillées pour cause de maladie en 2005. La grève apparaît cent quarante-sept fois moins pénalisante pour notre économie que les arrêts maladies. La réalité est donc fort éloignée des phénomènes massifs souvent évoqués.

 

 

2. Second élément du mythe, la France recourrait davantage à la grève que ses voisins. Sur la période 1970-1990, la France est onzième sur les dix-huit pays les plus industrialisés en termes de journées non travaillées pour fait de grève. (…) Sur la période récente (1990-2005), la France demeure onzième sur dix-huit, avec une conflictualité qui s’est effondrée (0,03 journée de grève par salarié et par an) et demeure toujours inférieure à la moyenne (0,04 journée grevée). Les modèles nordiques – réputés en France pour la qualité du dialogue social qui y régnerait – se situent en tête du classement : le Danemark est premier, la Norvège quatrième et la Finlande septième. Ainsi la «flexsécurité», tant vantée par les dirigeants français, semble caractérisée par un niveau de conflictualité nettement plus important. (…) La France, en dessous de la moyenne des pays industrialisés, n’est certainement pas le berceau de la «gréviculture» décriée par nos médias et nombre de nos politiques.

 

 

3. Troisième élément du mythe, les grèves françaises se caractériseraient par des journées nationales destinées à paralyser l’activité économique. Sur la période 1970-1990, les conflits localisés représentaient 51,2 % des journées non travaillées pour fait de grève, loin devant les 34,9 % de conflits généralisés (propres à une profession) et les 13,9 % de journées nationales d’action. Sur la période plus récente (1990-2005), les conflits localisés représentent 85 % des grèves, pour 14 % de conflits généralisés et seulement 1 % de journées nationales ! La France est treizième sur dix-huit en termes de mobilisation des grévistes. Que pouvons-nous en conclure ? Pays le plus faiblement syndicalisé de l’Union européenne, marqué par un taux de chômage élevé et une hostilité croissante des médias à l’égard des mouvements sociaux, la France n’est pas un pays de grévistes.

 

(…)

 

Pour lire l’ensemble de l’article, c’est ici.

07.11.2007

Sur l'agenda militant

. Didier Guillaume, Président socialiste du Conseil Général de la Drôme, interviendra jeudi 8 novembre à partir de 8 h. sur les ondes de Radio France Bleu Drôme Ardèche (antenne ouverte aux questions des auditeurs jusqu’à 9 heures).

 

 

. Plusieurs associations (Attac), syndicats (CGT, FSU) et organisations politiques (Verts), lancent une invitation publique à participer à une soirée / débat sur le Grenelle de l’environnement vendredi 9 novembre à 19 h 30 à Romans (salle Charles Michels, à côté de la maison des syndicats). Il s’agira de donner des informations précises sur le Grenelle de l'Environnement officiel et envisager des solutions … autres que celles officielles.

 

 

. Le Réseau Education Sans Frontières de Romans / Bg de Péage dont notre section socialiste soutient officiellement l’action depuis l’an passé lance un appel important. Certains d’entre nous sont déjà « parrain » ou « marraine » de sans-papiers : il en faudrait d’autres encore pour la prochaine cérémonie de parrainage prévue pour le samedi 24 novembre. Le RESF lance donc un appel à une mobilisation pour élargir cette base de solidarité. Par ce parrainage, trois objectifs sont poursuivis:

1. Créer des liens de solidarité avec les sans papiers pour lesquels un parrain représente une véritable aide, un soutien moral, des raisons d’espérer…

2. Elargir un réseau de solidarité autour des sans papiers, réseau qui protège les sans papiers en dissuadant les ardeurs préfectorales et policières,

3. Faire savoir à tous, à l’opinion publique, que certains citoyens, plus nombreux chaque jour, refusent la politique d’immigration du gouvernement et œuvrent pour une France, terre d’asile et patrie des droits de l’homme…

 

La cérémonie de parrainage aura lieu pour toute la Drôme, le samedi 24 novembre, à partir de 9h30 à Bourg-lès-Valence. Pour tout contact, écrivez-nous vite à ps.paysderomans@laposte.net. Nous ferons suivre.

 

06.11.2007

Chômage : en finir avec la confusion

En publiant les chiffres du chômage pour le mois de septembre, le gouvernement entretient la confusion quant à la réalité de la situation de l’emploi.

Qui les Français doivent-ils croire ? La Ministre de l’Économie et de l’emploi du mois de septembre qui expliquait que communiquer sur des statistiques mensuelles était dénué de sens, ou celle du mois d’octobre qui s’enthousiasme sur ces mêmes chiffres ?

Les Français ne peuvent se fier aux chiffres mensuels de l’ANPE encensés ce mois-ci par le gouvernement, dès lors que le rapport qu’il a commandé lui-même à l’IGF et l’IGAS a conclu que « Les données ANPE ont surestimé d'environ 20% la baisse du chômage ces dernières années ».

Pour le Parti socialiste, la communication du gouvernement autour de chiffres sujets à controverse ne sert qu’un but hautement contestable : semer la confusion à la veille de la publication par l’INSEE de son «  Enquête Emploi » (12 novembre) qui révisera à la hausse les taux de chômage avancés depuis un an

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