30.04.2008
1er mai : rassemblement à Romans
Pouvoir d’achat, retraites, éducation nationale : sur ces sujets et bien d’autres, c’est notre mobilisation qui fera reculer le gouvernement.
09:59 Publié dans Pays de Romans | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Retraites : les choix inacceptables du gouvernement
La loi Fillon de 2003 a échoué sur le plan financier, avec un déficit de près de 5 milliards d’euros de la branche vieillesse en 2007.
Elle n’a pas tenu davantage ses engagements sur trois autres points essentiels :
- La précarité salariale avec ses effets sur le niveau des pensions.
- La pénibilité des métiers et sa conséquence, la profonde inégalité d’espérance de vie à 60 ans.
- Le taux d’activité des salariés âgés de plus de 55 ans, qui est resté au niveau de 2003 soit 38 %.
Aujourd’hui les nouvelles propositions du gouvernement restent insuffisantes et décalées en termes de pouvoir d’achat et de niveau des pensions. Elles laissent de côté 6 millions de retraités vivant avec moins que le SMIC. Elles renvoient aux résultats d’une négociation en 2010, sur la question pourtant urgente et décisive du taux d’activité des séniors. Ainsi les sanctions éventuelles contre les entreprises qui ne jouent pas le jeu n’interviendraient que dans près de 3 ans sur des critères qui restent à définir.
Aussi, la volonté aujourd’hui d’allongement de la durée de cotisation à 41 annuités n’est pas acceptable, alors que l’âge moyen de cessation d’activité ne dépasse pas 58 ans et 8 mois, et que plus de 60 % des salariés de plus 55 ans sont évincés du marché du travail. Elle se traduirait par une baisse supplémentaire du taux de remplacement pour une majorité de futurs retraités qui peinent déjà à accéder à une retraite à taux plein, moyennant 40 annuités.
Enfin, il n’y a rien sur les nouvelles ressources, notamment l’élargissement de l’assiette des cotisations sociales, sur les rémunérations exceptionnelles (stock options, etc.) Les inquiétudes les plus grandes demeurent sur l’avenir du fonds de réserve des retraites.
Le Parti socialiste souhaite une vraie réforme, négociée avec les partenaires sociaux. Celle-ci doit être fondée sur la justice sociale, la solidarité intergénérationnelle et le système par répartition.
09:38 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.04.2008
Un président cynique, tendu, fermé et évasif
Lors de son interview, Nicolas SARKOZY le président de la République a dressé le constat d’échec de sa première année passée à l’Élysée et enterré le volontarisme politique.
Cynique, le président de la République s’est paré des habits du candidat pour mieux passer sous silence l’échec manifeste de sa politique, imputant tous ses échecs à des facteurs exogènes (pétrole, dollar, matières premières, « subprimes ») et s’accaparant les rares bonnes nouvelles, même celles indépendantes de sa volonté, comme la baisse du chômage.
Tendu, le président de la République a fui toutes les questions précises (prix du gaz, envol des prix de produits de première nécessité, …), énonçant quantités de contrevérités au sujet du pouvoir d’achat, confondant notamment les milliards d’euros accordés aux entreprises ou aux riches héritiers et les revenus des salariés.
Fermé, le président de la République a nié la hausse des déficits publics (+ 0,1% de PIB), de la dette (+ 40 milliards d’euros), des prix des produits de première nécessité et même l’inefficacité du paquet fiscal, imputant son rejet par les Français à une « erreur de communication ». Les millions de salariés et de retraités dont les revenus stagnent apprécieront.
Évasif, le président de la République n’a annoncé aucune mesure concrète, si ce n’est la fin de la Prime pour l’emploi qui sera littéralement « siphonnée » pour financer un hypothétique RSA.
En définitive, au sortir de cette prestation, les Français n’auront reçu aucun signal de nature à leur redonner confiance.
20:25 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
15.04.2008
Quand les militants socialistes sont en réunion de section
Lors de chacune de nos réunions de section, outre l’actualité locale, nous consacrons un temps à ce que nous appelons « le débat de politique générale ». Durant notre dernière réunion d’avril, ce sont ainsi plusieurs thèmes qui ont été approchés, certains parfois très rapidement quand ils ne suscitent pas de réactions de la part d’autres militants, d’autres par contre peuvent donner lieu à de véritables débats contradictoires … de quelques minutes, rarement davantage.
A titre d’exemple et, surtout, pour relancer le débat toujours limité par le temps en réunion, voici les sujets d’actualité qui ont retenu notre attention (nous, c’est à dire les 54 militants qui étaient présents à cette réunion traditionnelle de section). Si vous le souhaitez, les échanges peuvent se poursuivre ici sous la forme de commentaires à ce billet.
Politique nationale, quelques sujets :
- Le plan de rigueur annoncé par le gouvernement avec l’objectif d’économiser 7 milliards d’euros … à comparer aux 15 milliards du paquet fiscal (dont 6 milliards directement aux plus fortunés). Attention à certaines mesures qui, habilement présentées (exemple de la mutualisation des fonctions logistiques de l’armée), peuvent parfois convaincre un certain nombre de nos concitoyens qui, de ce fait, risquent de valider l’ensemble du dispositif gouvernemental.
- Les attaques du gouvernement contre l’Education Nationale (réduction des moyens affectés, suppression de postes) : à Romans comme partout en France, des lycéens, des enseignants, des parents se mobilisent pour lutter contre cette logique. Il est important que les militants de notre section restent présents aux côtés des élus et des citoyens engagés dans ces luttes.
- L’indignation face à la situation intolérable de sans-papiers traqués et apeurés qui, face à la présence de la police française, trouvent parfois la mort dans de tragiques accidents comme en témoigne une noyade toute récente. Il a été rappelé que la section socialiste du Pays de Romans a adhéré il y a bientôt deux ans, en tant qu’organisation politique, au Réseau Education Sans Frontières (RESF) qui vise à défendre les droits des étrangers sans papiers, à Romans et partout en France.
- Des interrogations sur le comportement et l’éthique d’un représentant de l’ordre, un policier municipal d’une ville française, qui a revendiqué l’utilisation de la violence et même de l’humiliation lors de l’interpellation d’un mineur (le policier a fait l’objet d’une mesure immédiate de suspension).
- La révélation par le Canard Enchaîné de l’inscription hors délai de Nicolas Sarkozy sur les listes électorales du 8° arrondissement de Paris : quelle suite sera donnée à cette affaire … ?
- Les bénéfices de la SNCF et de la Poste posent question : n’est-ce pas une dérive de l’Etat que des services publics fassent des bénéfices quand des bureaux de poste dans les campagnes et des lignes ferroviaires secondaires sont fermés pour manque de rentabilité ?
Politique internationale, quelques sujets :
- Des inquiétudes vis-à-vis de l’engagement de troupes françaises supplémentaires en Afghanistan et la volonté du chef de l’Etat de réintégrer la France dans le commandement intégré de l’OTAN. Comment peut-on accepter dans une démocratie comme la nôtre que le chef de l’Etat prenne seul de telles décisions sans débat et vote des représentants de la Nation ? Il y a urgence à réformer notre Constitution en ce domaine : le PS doit se saisir de cette question.
- La répression des droits de l’Homme en Chine et au Tibet. Outre plusieurs interventions militantes, sur ce sujet, le maire de Romans a précisé qu’il a écrit au ministre des affaires étrangères pour lui demander que la France exige de la Chine la fin de la répression violente au Tibet et l’ouverture de discussions avec les représentants du Tibet.
19:08 Publié dans Actualité de la Section | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
11.04.2008
A propos du plan de rigueur Fillon / Sarkozy
Quelques propos utiles de Liêm Hoang Ngoc, économiste, membre du Parti Socialiste, membre du Conseil scientifique d’Attac :
"Je suis de ceux qui pensent que ce plan est une erreur économique. A l’heure où le monde est en train de plonger vers la récession, entraîné par la mauvaise conjoncture américaine, il faudrait au contraire relancer l’économie et les Etats-Unis eux-mêmes sont en train de pratiquer le déficit budgétaire massivement pour relancer leur économie. Le risque c’est que les 7 milliards d’économie prévus nous plongent dans la récession. Trop de rigueur tue la rigueur... L ’effet recherché c’est la baisse du déficit mais à partir du moment où votre plan n’entraîne pas une reprise de la croissance vous aurez moins de recettes fiscales. Donc ce sont des déficits qui vont se creuser malgré les intentions affichées
La France n’est pas en faillite, contrairement à ce que dit M. Fillon. Un compte de patrimoine – il devrait le savoir – comporte un passif, la dette, mais il comporte aussi un actif, les "bijoux de famille" et les actifs que détient l’Etat. Et si vous faites le solde, il est positif. Il représente 37 % du PIB. La France peut donc s’endetter – comme le fait n’importe quelle entreprise – à très bas coût puisque les épargnants sont particulièrement friands des obligations d’Etat qu’émet l’Agence France Trésor si bien qu’on peut financer un plan de relance.
Toute la question c’est quelle utilisation on fait de ces ressources que mobilise déjà l’Etat : le paquet fiscal, par exemple a été financé par la dette mais tout le problème c’est que ce paquet de 15 milliards n’a pas provoqué le choc escompté sur la croissance. Le vrai débat c’est comment on affecte ces marges de manoeuvre De nombreux économistes pensent que l’affectation de ces sommes vers l’innovation, la recherche, la santé, l’éducation et l’investissement public sont les pistes à explorer "
21:15 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
09.04.2008
Solidarité avec Sassi FISLI et sa famille
Rassemblement de soutien : vendredi 11 Avril à partir de 16h30, à la sortie de l’école Paul Langevin (l’école se situe derrière le centre social de la Monnaie)
Sassi FISLI est arrivé en France en 2005. Victime de menaces de mort répétées, il a dû abandonner le commerce de bijouterie qu’il tenait à Guelma en Algérie. En 2006, sa femme et ses deux enfants peuvent le rejoindre et un dossier de demande d'asile est déposé. Mais la demande a été rejetée et le Préfet a prononcé une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF).
Arrêté le mercredi 2 avril et transféré au Centre de Rétention de Nîmes, M. FISLI a été libéré mais assigné à résidence en attendant son expulsion prochaine et celle de sa famille.
Fayssal, 14 ans, est scolarisé au collège Lapassat, Ahmed, 8 ans, à l’école Langevin. A l’école et au Centre Social, qu’ils fréquentent régulièrement, ils se sont fait de nombreux amis. Désormais ils se sentent chez eux à Romans et ont repris confiance dans l’avenir
En avril 2007, est né un petit Rayel.
En demandant asile à la France, Sassi et Nadet SISLI pensaient qu’on leur offrirait la possibilité de construire une nouvelle vie et d’assurer la sécurité de leurs enfants.
Nous devons être très nombreux à faire savoir que nous voulons les garder parmi nous.
Rassemblement de soutien : vendredi 11 Avril à partir de 16h30, à la sortie de l’école Paul Langevin (l’école se situe derrière le centre social de la Monnaie)
Ce rassemblement a pour but d’appuyer la demande d’audience qui sera faite auprès de la préfecture pour demander l’annulation de l’O.Q.T.F. et la régularisation de la famille.
08:48 Publié dans Pays de Romans | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.04.2008
Gandrange et les licenciements boursiers
Face aux parlementaires français, Lakshmi Mittal avait pris des engagements clairs en juin 2006 sur l’avenir du site de Gandrange : « Mittal Steel mesure l’importance que la Lorraine attache à l’industrie sidérurgique. Aucune suppression d’emplois n’aura lieu en Lorraine. Le groupe continuera à investir dans la recherche et le développement. ».
En réponse à l’annonce par ArcelorMittal de la fermeture partielle du site de Gandrange et au licenciement boursier de 600 ouvriers, le Président de la République avait promis en février 2008 que le site et l’ensemble des emplois resteraient en France, quitte à ce que l’État se substitue au groupe en prenant à sa charge certains investissements.
Le Parti socialiste exige du Président de la République et de son gouvernement qu’ils tiennent leurs promesses de maintien intégral de l’emploi sur le site de Gandrange d’une part, de renforcement des capacités industrielles du pays d’autre part.
Le gouvernement doit faire preuve de davantage de fermeté à l’égard d’un groupe qui souhaite fermer une usine uniquement pour accroître la rémunération de ses actionnaires, alors même qu’il dégage des bénéfices colossaux (7,5 milliards d’euros en 2007).
08:41 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
03.04.2008
Des jeunes, des bougies ... et nous
Un exemple des différentes manifestations lycéennes à travers la France, à Romans et ailleurs, contre les suppressions massives de postes d’enseignants et de nombreuses options à la rentrée prochaine.
Les lycéens du lycée Bellevue, d'Albi, ont du génie. Pour marquer la visite de l'inspecteur général, le 5 mars dernier, et protester contre cette suppression des options, ils ont mis en scène ce formidable traveling vu sur le site Rue89 ou directement sur le site des lycéens (avec d’autres vidéos et textes). Des bougies qui s’éteignent successivement au passage du représentant de l’administration. Magnifique et très digne.
21:29 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
02.04.2008
De nouveaux liens
Bonne lecture !
16:09 Publié dans Pays de Romans | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


