19.08.2008
Pour suivre le prochain congrès socialiste
moncongres.net est un site sur le prochain congrès socialiste. Contributions, motions, prises de position des différents candidats au poste de premier secrétaire, tout est sur moncongres.net
Dès aujourd’hui vous pouvez retrouver notamment :
. La présentation des différents protagonistes du prochain congrès socialiste
. L’ensemble des contributions générales enregistrées
. Des articles sur les prises des positions des différents responsables socialistes
. L’actualité des différents candidats au poste de premier secrétaire
. Des forums, des espaces de discussion, des sondages réguliers
Alors si vous voulez vous informer ou informer sur les différentes prises de postions des responsables socialistes, sur l’avancée du processus du congrès, si vous vous demandez quel candidat vous soutiendrez pour le poste de premier secrétaire, ou que dès aujourd’hui vous avez fait votre choix et voulez le défendre au quotidien, si vous pensez que l’avenir de la gauche passe par le Parti Socialiste et sa rénovation alors moncongres.net est fait pour vous.
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16.08.2008
Pourquoi les femmes ont-elles si peu de pouvoir en France ?
Dessin de Plantu pour la Journée de la femme en 1999.
"Et comme dit le poète, "la femme est l'avenir de l'homme"
Notez Brigitte !
Dans son dernier livre (promis, après ce billet on arrête de lui faire de la pub !), Guillaume DUVAL n’hésite pas à écrire que « les Françaises sont héroïques ». Rien de moins ! Explications.
Les Françaises sont en moyenne plus nombreuses que leurs homologues européennes à travailler : elles occupaient 46% des emplois en France en 2005 contre 44% de moyenne européenne. Cette montée des femmes dans l’emploi s’est fortement accélérée depuis 1975.
Critiques vis-à-vis de cette évolution, certains oiseaux de mauvais augure prédisaient alors une baisse de la natalité comparée à celle de nos voisins. C’est le contraire qui s’est produit. Le nombre d’enfants par femme en France est un des plus élevés d’Europe (avec l’Irlande) ; 1,94 en 2005 contre 1,52 en Europe.
On pense souvent que ces résultats sont liés à l’existence de politiques publiques françaises vis-à-vis des jeunes enfants. Bien sûr, des allocations familiales significatives et des incitations fiscales (par le biais du quotient familial pour les impôts sur le revenu, par exemple) jouent certainement un rôle non négligeable. Mais l’importance de ces politiques publiques semble devoir être relativisée. Ainsi, les infrastructures pour les très jeunes enfants sont en nombre très insuffisant en France (les Etats-Unis ou la Suède, par exemple, sont mieux équipés pour cette tranche d’âge) ; par ailleurs, le coût des systèmes de garde (de type crèche) est l’un des plus élevés parmi les pays développés et les dépenses consacrées aux congés maternités se situent chez nous en dessous de la moyenne des pays développés.
Il n’empêche. Le résultat est là : les Françaises arrivent à concilier vie professionnelle et maternité. Mais alors, l’explication réside peut-être dans la capacité des hommes français à assumer une part plus importante qu’ailleurs des tâches dans l’enceinte familiale, non ? Patatras ! Les dernières enquêtes européennes sur le sujet datent un peu (fin des années 1990) mais elles montrent que parmi les dix pays étudiés, c’est l’homme français qui passe le moins de temps avec son enfant.
Au final, les Françaises travaillent plus que la moyenne des Européennes, elles ont également plus d’enfants tout en continuant à assurer l’essentiel du travail domestique. La contrepartie existe cependant : les Françaises occupent très peu de postes de pouvoir, que ce soit dans la sphère politique ou économique. Dans le domaine politique, en dépit de quelques progrès liés en grande partie à la loi de 2000 sur la parité dans les instances élues au scrutin proportionnel (Conseils régionaux, Parlement européen, Communes), la situation reste très déséquilibrée dans les instances élues au scrutin majoritaire (11% seulement de femmes dans les Conseils Généraux -les assemblées départementales- et 18% à l’Assemblée Nationale en 2007). Dans le monde du travail, dans le public ou, pire, dans le privé, les femmes restent nettement sous-représentées parmi les cadres dirigeants. La situation de la France est en ce domaine encore moins bonne que la moyenne des pays européens.
Pour expliquer le faible pouvoir politique et économique des Françaises, ces quelques lignes mériteraient probablement d’être complétées par d’autres réflexions portant notamment sur le poids respectif des mentalités dans les différents pays européens. A vos commentaires !
23:53 Publié dans Libre expression | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
14.08.2008
Pourquoi tant de smicards en France ?

De plus en plus de Français sont payés au SMIC et y restent une grande partie de leur vie. Pourquoi ? Tentative de réponse à l’aide d’une lecture estivale récemment présentée sur ce Blog.
Contrairement à une idée reçue, le SMIC français (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance) n’est pas le plus élevé : il est inférieur à ses équivalents belge, néerlandais, irlandais … ou encore anglais. 20 des 27 pays de l’Union Européenne disposent d’un salaire minimum. De même que les Etats-Unis.
La particularité française est ailleurs : c’est dans notre pays que l’on compte la proportion la plus importante de salariés rémunérés au SMIC (17% contre 3% au Royaume-Uni, par exemple).
Un petit historique est nécessaire pour comprendre cette singularité. Après 1945, les cotisations sociales nécessaires au financement de la protection sociale étaient calculées en proportion du salaire avec toutefois un plafonnement : au-delà d’un certain salaire, ces cotisations n’augmentaient plus. Dans les années 1960, l’objectif des politiques publiques a été le déplafonnement de ces cotisations pour que le principe de proportionnalité soit respecté quel que soit le niveau du salaire. Au début des années 1990, cette proportionnalité était quasiment atteinte. Mais c’est à partir de cette date que les pouvoirs publics successifs ont décidé de limiter fortement les cotisations sociales pour les salaires à proximité du SMIC. Le financement de la sécurité sociale est alors devenu plus progressif : les salaires élevés contribuent beaucoup plus, en proportion, que les salaires faibles. Cette plus grande justice sociale n’était cependant pas l’objectif recherché. Il s’agissait de privilégier le développement des emplois à bas salaires pour lutter contre le chômage des personnes non qualifiées. En une dizaine d’années, la proportion de smicards a doublé … sans que le chômage des personnes peu qualifiées baisse significativement.
Ce système a le grave inconvénient de créer une « trappe à bas salaires ». En clair, si un employeur augmente le salaire net d’un salarié proche du SMIC, le coût total sera important pour l’entreprise car l’augmentation des cotisations sociales est alors très rapide. D’où la stagnation des salaires …
On pourrait cependant se dire qu’il vaut mieux des salariés smicards que des chômeurs peu qualifiés. Hélas, dans un contexte de chômage de masse, les nouveaux emplois mal payés ont été souvent occupés par des salariés diplômés qui ressentent cette situation, quand elle dure, comme une véritable déqualification.
N’y a-t-il donc aucune solution pour les chômeurs peu ou pas qualifiés ? Les politiques de baisse des cotisations sociales visaient un objectif louable mais ont manqué leur but. La solution, la seule probablement, serait que la Nation se donne les moyens pour financer un lourd effort de remise à niveau de ces personnes.
22:46 Publié dans Libre expression | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
11.08.2008
POUR la réduction du temps de travail
Les Français travailleraient trop peu, surtout depuis les 35 heures. D’où le slogan du candidat devenu président : « Travailler plus pour gagner plus ». Une « évidence » qui ne tient pas la route. En effet, selon le Bureau of Labor Statistics (BLS) du ministère fédéral américain du travail, une personne qui occupe un emploi en France a produit en moyenne 73.400 $ de richesses en 2006 contre 65.700 pour un Anglais, 59.900 pour un Allemand ou encore 57.800 pour un Japonais. Depuis 1960, parmi les pays développés, il n’y a que les Américains et les Belges qui soient plus productifs que les Français.
La réforme des 35 heures du gouvernement Jospin (1997) avait notamment pour objectif de corriger cette situation absurde dans laquelle la France était à la fois un des pays où ceux qui occupent un emploi produisent le plus de richesses … et un de ceux où le taux de chômage est le plus élevé.
A l’inverse de cette volonté politique, que penser aujourd’hui de la loi TEPA (loi en faveur du Temps de travail, de l’Emploi et du Pouvoir d’Achat) adoptée à l’été 2007 et qui se veut la mise en œuvre du slogan du candidat Sarkozy ? Un bénéfice individuel est peut-être possible, dans certaines conditions, pour ceux qui effectueront des heures supplémentaires sans payer d’impôts ni de cotisations sociales sur ces nouveaux revenus. Mais cette loi est d’abord et avant tout un poids pour l’économie française (les mesures sont très coûteuses pour les comptes sociaux et le budget de l’Etat : au moins 5.5 milliards d’euros en 2008) en même temps qu’elle va à l’encontre de l’évolution du temps de travail depuis la révolution industrielle au 19° siècle. Quel recul …
Il existe cependant une autre façon de poser la question du temps de travail : apprécier le temps de travail … tout au long de la vie. Sous cet angle nouveau, la France apparaît comme l’un des pays où l’on travaille le plus entre 25 et 54 ans. Mais c’est aussi l’un des pays où l’on travaille le moins avant 25 ans et après 54 ans. Autrement dit, c’est en France que la durée de la vie au travail est l’une des plus courtes. Il n’est bien sûr pas question de défendre l’idée de travailler dès 15 ans et jusqu’à 70 ans. Pour remédier cependant à ce déséquilibre et cette négation des compétences des 50 ans et +, un des moyens les plus efficaces consiste à réduire le temps de travail des 25 / 54 ans. Et cela a d’ailleurs été un des effets principaux de la réforme des 35 heures qui a réduit de façon sensible le nombre de chômeurs. En réduisant le temps de travail des 25 / 54 ans, on a réussi à accroître le temps global de travail des Français tout au long de leur vie.
La réforme des 35 heures a donc permis une réelle avancée sociale pour de très nombreux Français. Les erreurs de mise en œuvre (une part insuffisante laissée à la négociation et une insuffisante prise en compte des questions salariales) doivent conduire la Gauche et les socialistes en particulier à faire le bilan objectif de cette réforme … tout en continuant à défendre l’idée qu’un avenir meilleur ne réside pas dans le « Travailler plus » mais bien davantage dans le « Travailler tous ».
* billet largement inspiré du livre de Guillaume DUVAL évoqué hier sur ce blog
08:36 Publié dans Libre expression | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.08.2008
"Sommes-nous des paresseux ?"
Lecture estivale et néanmoins politique : un grand merci à Guillaume DUVAL, rédacteur en chef du mensuel Alternatives Economiques, pour son ouvrage intitulé « Sommes-nous des paresseux … et 30 autres questions sur la France et les Français » (15 euros aux Edition du Seuil, janvier 2008). En quelques pages toujours rigoureusement documentées, le journaliste économique répond à chacune de ces questions : pourquoi l’école marche-t-elle mal ? l’ascenseur social est-il en panne ? les chômeurs français sont-ils trop bien traités ? le travail des Français coûte-t-il trop cher ? les Français paient-ils trop d’impôts ? et tant d’autres parmi lesquelles bien sûr … les Français sont-ils des paresseux ?
Un grand merci parce que face à ces questions le militant, mais tout simplement le citoyen, se sent parfois désarmé. Face à certaines idées martelées de telle façon qu’elles sont parfois devenues des slogans politiques simplistes (dans le style du « Travailler plus pour gagner plus »), il n’est pas toujours évident de trouver en toutes circonstances les arguments qui font mouche, les réponses précises et étayées qui convaincront. Ce petit ouvrage se révèle alors bien utile. Mais au-delà de l’outil indispensable à la panoplie du parfait militant ( J ), Guillaume DUVAL propose également des pistes de réflexions souvent pertinentes pour nous aider à réduire la distance entre les valeurs de la république et la réalité. Un ouvrage en vente dans tous les bonnes librairies romanaises !
17:02 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.08.2008
Vacances ?
Petit rappel. La première phase du prochain congrès du PS se poursuit : jusqu’à la fin du mois d’août, le débat sur les contributions est possible dans la partie FORUM du Blog (lien Forum en haut à droite sur cette page). Les références pour accéder aux principales contributions y sont disponibles.
Ce débat est ouvert à tous les militants socialistes ... et à tous ceux qui souhaitent échanger avec nous. A vos claviers … si le cœur vous en dit !
Salut amical au Blog de la Maison de Quartier, « Le Romans libéré », qui a choisi de mettre fin à ses émissions quotidiennes. Les nombreux commentaires montrent en tout cas que le ton régulièrement utilisé ne laissait pas indifférent …
15:35 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

