19.09.2008
Afghanistan, RSA, Jourdan : on en a parlé en réunion de section
Voici quelques uns des sujets que les militants socialistes du Pays de Romans ont abordés tout récemment. En réunion de section, les débats sont souvent denses, quelquefois vifs. La parole est libre, toujours respectée, et cela donne une diversité d’analyses et d’opinions propres à nourrir les réflexions de chacun une fois la réunion terminée. Ces échanges peuvent bien évidemment se poursuivre ici. N’hésitez pas.
A propos du R.S.A. (Revenu de Solidarité Active), le débat a été nourri sur ce sujet au cœur de l’actualité :
. D’accord ou pas d’accord sur le fond ? Pour certains militants, le RSA, c’est le danger d’une installation durable et de la généralisation de la précarité au travail. Opposer à la misère humaine la pauvreté au travail est inacceptable. Pour d’autres, le principe du cumul possible d’une allocation et d’un revenu du travail est positif.
. D’accord ou pas d’accord sur le mode de financement ? Du fait des choix effectués, le dispositif verra les plus riches être exonérés en vertu du bouclier fiscal de N. Sarkozy … tandis que des centaines de milliers de Français qui ont, par exemple, une assurance vie seront taxés. Les classes moyennes paient pour les riches … D’autres militants pensent différemment en considérant que le financement d’une mesure sociale par l’impôt est une bonne chose même si ce financement doit être effectivement pondéré.
. Le RSA, un écran de fumée ? Les socialistes ne doivent pas accepter d’être comptables de la misère humaine. Tant qu’on ne touche pas au cœur du capitalisme financier, on se contraint à ne gérer que la misère, c’est en cela que le débat sur le RSA est révélateur. Ces quelques aménagements mis en place par les tenants de ce capitalisme financier ne sont que poudre aux yeux et écran de fumée pour nous faire oublier l’essentiel. Il faut viser au cœur du système et mettre la question de la répartition des richesses au centre de nos débats.
Quelques propos sur la politique gouvernementale depuis plus d’un an … Même si la trame globale peut sembler parfois difficilement lisible, la Droite Sarkozy/Fillon assemble peu à peu de nombreuses pièces qui tendent à constituer un puzzle malheureusement bien cohérent et fondé sur le néo-libéralisme et l’hyper-sécurité : d’un côté, attaques contre la santé, l’école, la justice et les services publics en général tandis que par ailleurs cette Droite favorise les hauts revenus par des choix injustes socialement et inefficaces économiquement.
Sur la mise en place du fichier EDVIGE, nous en avons déjà rendu compte ici.
A propos de l’Afghanistan …
. Beaucoup de doutes et de questionnements pour quelques militants. Si l’intervention initiale décidée par le gouvernement Jospin semblait fondée après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis et la nécessité de s’attaquer à l’organisation terroriste Al Qaïda repliée sur ses bases afghanes, l’enlisement actuel pose de nombreuses questions. L’intervention des Etats-Unis de Bush en Irak a paradoxalement renforcé les talibans dans la région. Et les objectifs visés initialement en terme d’aide à la population civile ont été loin d’être atteints. Pour autant, faudrait-il se retirer aujourd’hui et laisser le champ libre aux Talibans dans ce pays ? Dans un premier temps, il est urgent de redéfinir les objectifs et les moyens de la présence française en Afghanistan : pourquoi y sommes-nous aujourd’hui, avec quels moyens et pour faire quoi ?
. Pour d’autres militants, la France n’a rien à faire en Afghanistan et un retrait organisé et honorable devrait être la priorité. La question de la compatibilité de l’identité socialiste avec une intervention militaire dans un pays étranger a été posée.
. En tout état de cause, le résultat des élections présidentielles de novembre 2008 aux Etats-Unis aura probablement une grande influence sur l’évolution de la situation dans cette région.
Un mot sur les prochaines élections sénatoriales … Seuls voteront le 21 septembre prochain en préfecture les grands électeurs (les maires, un certain nombre de conseillers municipaux, les conseillers généraux, les conseillers généraux, les parlementaires). Dans la Drôme, 3 postes à pourvoir avec trois candidats socialistes : Jean Besson (sénateur), Bernard Piras (sénateur) et Didier Guillaume (président du Conseil général).
Sur la situation de l’entreprise Jourdan …
. Inquiétudes exprimées par plusieurs militants : le temps passe et les décisions de Finzurich, le fonds d’investissement basé au Costa Rica désigné comme repreneur en mars dernier par le tribunal de commerce de Romans, apparaissent peu cohérentes (certains sommes ont bien été investies mais seulement après injonctions et en décalage avec les engagements initiaux).
. Aujourd’hui le désarroi des salariés est total. Sera-t-il mis fin au mandat de Finzurich en octobre ?
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