28.09.2008

6 motions pour le congrès de Reims

Le 23 septembre, six motions ont été déposées à l'occasion d'un conseil national de synthèse à la Mutualité à Paris, en vue du Congrès de Reims. Six textes sur lesquels les adhérents seront invités à voter le 6 novembre.

Pour télécharger les textes (avec les signataires) en pdf :

Motion A - Bertrand Delanoë

Motion B - Pôle écologique

Motion C - Benoît Hamon

Motion D - Martine Aubry

Motion E - Gérard Collomb

Motion F - Franck Pupunat

23.09.2008

A propos de la débâcle des marchés financiers

marchés financiers.jpgLa débâcle économique entraînée par le laisser aller et l’outrecuidance des professionnels de la finance mondiale, pose questions.

Les gouvernances des Etats, tous continents confondus, peuvent être considérées co-responsables dans la mesure de leur complaisance et dans le fait que les organisations internationales (FMI et autres G7…) auxquelles ils adhèrent, n’ont jamais décidé de réguler les marchés au profit de la nature humaine et de son environnement planétaire.

Les subprimes ont généré aux Etats Unis un désarroi social sans précédent. Qui des grands médias s’en préoccupe ? Qui nous explique ce que sont devenus ces millions de gens expulsés par les banques ? Où logent-ils ? Comment vivent-ils ?

La faillite des banques et autre grande compagnie d’assurance américaine ont fait l’objet d’une immédiate nationalisation allant à l’encontre du dogme libéral pourtant âprement soutenu par un gouvernement fédéral où les dirigeants et les grands actionnaires se confondent.

L’argent du contribuable américain ne sert donc plus seulement à l’intérêt public (éducation, santé, justice…) mais à revitaliser les petits et gros porteurs d’actions et autre « boursicoteurs » du secteur privé en transférant leur dette sur les comptes publics. Comment accepter que la responsabilité de quelques dirigeants financiers devienne ainsi la charge financière des redevables et des consommateurs, dont celles et ceux déjà victimes des subprimes et pour lesquels s’applique une double peine ?

Le Président Sarkozy fait sien le modèle libéral américain. Est-il toujours subjugué par ce modèle libéral et continuera t-il à nous le vendre comme celui porteur d’espérance pour les Européens, donc pour les Français ?

Le Président Sarkozy ne craint-il pas que les charges de l’Etat, le surendettement et les prix à la consommation ne colmatent les mauvaises pratiques des spéculateurs financiers ? Comment tenir compte de l’avis des Etats avec une BCE (Banque Centrale Européenne) indépendante qui s’interdit toute régulation sur les marchés et qui applique à la lettre le dogme de la concurrence libre et non faussée ? Comment faire pour respecter cette concurrence libre et non faussée au moment ou l’Etat américain finance le marché concurrentiel mondial de l’assurance et des banques d’affaires ?

A ces questions sans réponse, à cet horizon obscurci scruté tristement par notre regard d’espoir, s’oppose un projet d’urgence sociale, écologiste et démocratique. Pierre Larrouturou, militants socialiste et porteur de la contribution « Urgence sociale » nous en montre pédagogiquement la direction après avoir dressé sans complaisance une analyse socio-économique qui malheureusement correspond en tout point aux évènements actuels.

www.nouvellegauche.fr où l’histoire d’une autre vie possible.

Non à la privatisation de la Poste !

la Poste.jpgLa Poste est en danger. La dégradation du service public se poursuit depuis plusieurs années, marquée par le manque de personnels dans les quartiers populaires des villes et la fermeture de bureaux ruraux (…)

Le gouvernement a maintenant l’intention de privatiser La Poste en en faisant une société anonyme dont le capital sera introduit en bourse.

Cette réforme sonnerait le glas du service public postal, c’est-à-dire de l’un des services publics essentiels à l’exercice réel des droits des citoyens, en l’occurrence du droit à la communication. (…)

Que demandons-nous concrètement ? De ne pas sacrifier davantage la présence des bureaux de poste dans les zones rurales et les quartiers populaires, partout où l’activité de La Poste ne peut dégager une rentabilité importante. D’améliorer les conditions de distribution du courrier et d’accueil des usagers, et non de les moduler en fonction de l’intérêt financier des zones couvertes. De garantir le prix unique du timbre, de pérenniser la distribution six jours sur sept, supérieure aux obligations européennes. De permettre aux foyers les plus modestes de trouver encore un partenaire bancaire au sein de La Poste, attentif à leur situation.

La privatisation de La Poste ne va pas améliorer la qualité du service rendu, mais au contraire la dégrader et rendre celui-ci beaucoup plus inégalitaire.

Nous nous opposons donc vigoureusement à cette privatisation. Nous demandons que le gouvernement ouvre un grand débat public sur les missions de La Poste (…)

Pour signer la pétition, c’est ici

21.09.2008

Sénatoriales Drôme : 3 socialistes élus !

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Sur les 3 postes à pourvoir dans la Drôme, grand chelem pour les 3 candidats socialistes aux élections sénatoriales ! Félicitations !

Didier GUILLAUME (en haut, à droite), élu au 1er tour (51.45 %)

Bernard PIRAS, (en bas) élu au second tour (56,27 %)

Jean BESSON (en haut, à gauche), élu au second tour (55,69 %)

19.09.2008

Afghanistan, RSA, Jourdan : on en a parlé en réunion de section

Voici quelques uns des sujets que les militants socialistes du Pays de Romans ont abordés tout récemment. En réunion de section, les débats sont souvent denses, quelquefois vifs. La parole est libre, toujours respectée, et cela donne une diversité d’analyses et d’opinions propres à nourrir les réflexions de chacun une fois la réunion terminée. Ces échanges peuvent bien évidemment se poursuivre ici. N’hésitez pas.

 

A propos du R.S.A. (Revenu de Solidarité Active), le débat a été nourri sur ce sujet au cœur de l’actualité :

. D’accord ou pas d’accord sur le fond ? Pour certains militants, le RSA, c’est le danger d’une installation durable et de la généralisation de la précarité au travail. Opposer à la misère humaine la pauvreté au travail est inacceptable. Pour d’autres, le principe du cumul possible d’une allocation et d’un revenu du travail est positif.

. D’accord ou pas d’accord sur le mode de financement ? Du fait des choix effectués, le dispositif verra les plus riches être exonérés en vertu du bouclier fiscal de N. Sarkozy … tandis que des centaines de milliers de Français qui ont, par exemple, une assurance vie seront taxés. Les classes moyennes paient pour les riches … D’autres militants pensent différemment en considérant que le financement d’une mesure sociale par l’impôt est une bonne chose même si ce financement doit être effectivement pondéré.

. Le RSA, un écran de fumée ? Les socialistes ne doivent pas accepter d’être comptables de la misère humaine. Tant qu’on ne touche pas au cœur du capitalisme financier, on se contraint à ne gérer que la misère, c’est en cela que le débat sur le RSA est révélateur. Ces quelques aménagements mis en place par les tenants de ce capitalisme financier ne sont que poudre aux yeux et écran de fumée pour nous faire oublier l’essentiel. Il faut viser au cœur du système et mettre la question de la répartition des richesses au centre de nos débats.

 

Quelques propos sur la politique gouvernementale depuis plus d’un an … Même si la trame globale peut sembler parfois difficilement lisible, la Droite Sarkozy/Fillon assemble peu à peu de nombreuses pièces qui tendent à constituer un puzzle malheureusement bien cohérent et fondé sur le néo-libéralisme et l’hyper-sécurité : d’un côté, attaques contre la santé, l’école, la justice et les services publics en général tandis que par ailleurs cette Droite favorise les hauts revenus par des choix injustes socialement et inefficaces économiquement.

 

Sur la mise en place du fichier EDVIGE, nous en avons déjà rendu compte ici.

 

A propos de l’Afghanistan …

. Beaucoup de doutes et de questionnements pour quelques militants. Si l’intervention initiale décidée par le gouvernement Jospin semblait fondée après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis et la nécessité de s’attaquer à l’organisation terroriste Al Qaïda repliée sur ses bases afghanes, l’enlisement actuel pose de nombreuses questions. L’intervention des Etats-Unis de Bush en Irak a paradoxalement renforcé les talibans dans la région. Et les objectifs visés initialement en terme d’aide à la population civile ont été loin d’être atteints. Pour autant, faudrait-il se retirer aujourd’hui et laisser le champ libre aux Talibans dans ce pays ? Dans un premier temps, il est urgent de redéfinir les objectifs et les moyens de la présence française en Afghanistan : pourquoi y sommes-nous aujourd’hui, avec quels moyens et pour faire quoi ?

. Pour d’autres militants, la France n’a rien à faire en Afghanistan et un retrait organisé et honorable devrait être la priorité. La question de la compatibilité de l’identité socialiste avec une intervention militaire dans un pays étranger a été posée.

. En tout état de cause, le résultat des élections présidentielles de novembre 2008 aux Etats-Unis aura probablement une grande influence sur l’évolution de la situation dans cette région.

 

 

Un mot sur les prochaines élections sénatoriales … Seuls voteront le 21 septembre prochain en préfecture les grands électeurs (les maires, un certain nombre de conseillers municipaux, les conseillers généraux, les conseillers généraux, les parlementaires). Dans la Drôme, 3 postes à pourvoir avec trois candidats socialistes : Jean Besson (sénateur), Bernard Piras (sénateur) et Didier Guillaume (président du Conseil général).

 

Sur la situation de l’entreprise Jourdan …

. Inquiétudes exprimées par plusieurs militants : le temps passe et les décisions de Finzurich, le fonds d’investissement basé au Costa Rica désigné comme repreneur en mars dernier par le tribunal de commerce de Romans, apparaissent peu cohérentes (certains sommes ont bien été investies mais seulement après injonctions et en décalage avec les engagements initiaux).

. Aujourd’hui le désarroi des salariés est total. Sera-t-il mis fin au mandat de Finzurich en octobre ?

10.09.2008

Le PS pour le retrait du fichier EDVIGE !

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Sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié cet été au Journal Officiel,  a considérablement accru les capacités de fichage des citoyens. Un nouveau fichier devrait être mis en place sous le nom d’EDVIGE (Exploitation Documentaire et Valorisation de l’Information Générale - lire ci-après pour plus de détails sur ce fichier).

 

Le Parti Socialiste est l’une des 750 organisations membres du Collectif « Non à EDVIGE » qui refusent la mise en place de ce fichier de renseignement.

Les militants socialistes du Pays de Romans s’inscrivent pleinement dans cette démarche. La dérive sécuritaire et liberticide du gouvernement se renforce, et nous ne devons pas laisser faire. Qui décidera qui est susceptible de porter atteinte à l’ordre public … et donc devant être  fiché ? Est-ce que manifester le 1er Mai dans le cadre de la Fête du Travail ou soutenir un enfant de “sans papier” entrerait dans ce cadre ?

Malgré les annonces d’un recul du gouvernement sur ce sujet mardi soir, tant qu’il en est encore temps, signons la pétition NON à Edvige : http://nonaedvige.ras.eu.org/

Le parti socialiste propose d'organiser un débat parlementaire avant de déboucher sur l'adoption d'une loi sur les fichiers de renseignements. Le préalable est d’abord le retrait du décret. Au Parlement, le PS proposera que la nouvelle loi mette fin au fichage des citoyens engagés dans la vie syndicale, associative et politique qui ne constituent en rien une menace pour la sécurité de notre pays.

EDVIGE : paroles de juristes, syndicalistes, militants associatifs

(extraits d’un article du Monde du 6 septembre dernier)

Hélène Franco, vous êtes secrétaire générale du Syndicat de la magistrature. Pourquoi vous mobilisez-vous contre le fichage, par Edvige, des mineurs à partir de 13 ans ?

Le Fichier national automatisé des empreintes génétiques, créé en 1998, comprend déjà des mineurs, mais il ne recense que les personnes qui ont été mises en cause dans une procédure judiciaire. Avec Edvige, la logique est très différente : tous les jeunes qui sont "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public" pourront désormais être fichés.

En tant que magistrat, j'ignore ce que veut dire une telle expression : elle est si floue qu'elle autorise toutes les dérives. On devine qu'elle vise les jeunes des banlieues, mais elle pourra aussi concerner, par exemple, tout lycéen qui s'est rendu un jour à une manifestation.

(…) Cette logique policière est celle d'une société qui a fini par considérer une partie de sa jeunesse, notamment dans les quartiers populaires, comme une menace. (…)

 

Anousheh Karvar, vous êtes secrétaire nationale chargée des questions de société et des libertés publiques à la CFDT. Pourquoi estimez-vous qu'Edvige permettra de ficher les militants politiques et syndicaux ?

Le décret créant Edvige autorise les services de renseignement à ficher les responsables politiques, économiques ou syndicaux, mais également toutes les personnes qui jouent un rôle "institutionnel, économique, social ou religieux significatif". Cela vise, de fait, tous ceux qui participent, de près ou de loin, à la vie publique : militants syndicaux, adhérents de partis politiques, membres d'associations.

Les syndicalistes sont déjà confrontés à la répression exercée par leurs employeurs - leurs primes sont souvent supprimées, leurs avancements retardés -, ils seront désormais exposés au fichage policier. Ce que les salariés vivent dans leur entreprise va donc désormais les poursuivre à l'extérieur de cette entreprise. Et s'ils postulent un jour à des fonctions qui nécessitent une enquête de moralité, leur passé militant pourra peut-être les léser, des années plus tard.

C'est un véritable retour en arrière à une période où les syndicats tentent justement d'inciter les salariés à s'engager dans le militantisme et de renouveler leurs cadres. (…)

 

Alain Piriou, vous êtes porte-parole de l'Inter-LGBT (lesbiennes, gays, bi et trans), qui organise tous les ans la Marche des fiertés, à Paris. Pourquoi protestez-vous contre le fichage, par Edvige, des données concernant la santé et la vie sexuelle ?

En 1982, les fichiers d'homosexuels, établis sous Pétain et conservés, puis nourris après la Libération, ont été définitivement supprimés : d'un point de vue policier, l'homosexualité était banalisée. Avec Edvige, l'Etat refait de la vie sexuelle des citoyens un critère discriminant, un sujet de surveillance policière.

(…) Edvige risque d'inciter les policiers à travailler de manière détestable : pour établir leurs fiches sur la santé ou la vie sexuelle, ils seront obligés de violer soit le secret médical, soit la vie privée.

EDVIGE : article premier

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Voici le premier article du décret créant le fichier Edvige (Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale / Décret n° 2008-632 du 27 juin 2008 ) :

 

(…)

Art. 1

Le ministre de l'intérieur est autorisé à mettre en oeuvre un traitement automatisé et des fichiers de données à caractère personnel intitulés EDVIGE (Exploitation Documentaire et Valorisation de l'Information Générale) ayant pour finalités, en vue d'informer le Gouvernement et les représentants de l'Etat dans les départements et collectivités :

1. De centraliser et d'analyser les informations relatives aux personnes physiques ou morales ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif, sous condition que ces informations soient nécessaires au Gouvernement ou à ses représentants pour l'exercice de leurs responsabilités ;

2. De centraliser et d'analyser les informations relatives aux individus, groupes, organisations et personnes morales qui, en raison de leur activité individuelle ou collective, sont susceptibles de porter atteinte à l'ordre public ;

3. De permettre aux services de police d'exécuter les enquêtes administratives qui leur sont confiées en vertu des lois et règlements, pour déterminer si le comportement des personnes physiques ou morales intéressées est compatible avec l'exercice des fonctions ou des missions envisagées.

02.09.2008

La Droite sacrifie l'école

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Les socialistes du Pays de Romans condamnent la politique du gouvernement Sarkozy / Fillon qui sacrifie l’école de la république :

 

. suppressions drastiques des postes : après 11.000 suppressions de postes en 2008, 13.500 sont programmées pour 2009 (avec un total de 60.000 postes supprimés en 6 ans).

. suppression progressive de la carte scolaire créant inévitablement un phénomène de ghetto et d’inégalités entre les établissements (lire par exemple ce qui s’est passé dans une école du Mans -Sarthe- : ici)

. abandon des programmes du primaire établis en 2002 suite à une vaste concertation et un large consensus.

. passage de 26 à 24 heures hebdomadaires pour le primaire sans aucune concertation. Sur 36 semaines annuelles d’enseignement, cela fait un total de 72 heures en moins, soit 3 semaines en moins par an et 15 semaines (presque la moitié d’une année scolaire !) sur la scolarité du primaire.

. disparition programmée des IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) et donc de la formation professionnelle des enseignants.

 

Aux côtés des parents d’élèves, des enseignants et de l’ensemble des membres de la communauté éducative, les militants socialistes romanais réaffirment que l’Ecole, véritable investissement sur l’avenir, doit être une vraie priorité.

Pour que l’Ecole redevienne une priorité, nous proposons notamment :

. un moratoire immédiat sur les suppressions de postes et une programmation pluriannuelle des recrutements d’enseignants.

. une priorité d’affectation de moyens pédagogiques et de personnels dans les endroits prioritaires

. la mise en place d’une véritable aide individualisée pour tous les élèves sur le temps scolaire

La réforme de l’Ecole publique et laïque se fera, là où cela est nécessaire, dans la concertation, le dialogue et le respect de tous les partenaires de l’Ecole.

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