25.10.2008

Ceci n'est pas une crise financière !

On en est la` après trente ans de productivité mal gérée. La part des salaires a baissé, la dette a augmenté. Ceci n’est pas une crise financière … C'est une crise sociale.

Par Pierre Larrouturou, délégué national Europe du PS, auteur du « Livre noir du libéralisme » et membre du collectif Nouvelle Gauche .

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24.10.2008

Face à la crise : nos propositions

Face à la crise, nous proposons un plan en six points.

 

1. Exiger des contreparties au plan de recapitalisation des banques. Dans chaque Conseil d’administration, la présence d’un représentant de l’Etat garantira la bonne utilisation des fonds pour faciliter les prêts aux entreprises et aux ménages. Les nouveaux bénéfices des banques devront être prioritairement destinés à l’Etat.

2. Augmenter le pouvoir d’achat en appliquant les pistes suivantes : mise sous conditions des exonérations de cotisations sociales pour favoriser l’emploi et les salaires ; généralisation du chèque transports dans toutes les entreprises ; augmentation des allocations familiales ; doublement de la prime pour l’emploi ; mise en place de mesures pour empêcher toute expulsion de logement qui serait liée à un surendettement provoqué par la crise financière ; suppression du paquet fiscal, qui coûte plus de 15 milliards à l’État, pour retrouver des marges de manoeuvre.

3. Stimuler l’investissement des entreprises par la modulation de l’impôt sur les sociétés pour favoriser l’investissement par rapport à la rémunération des actionnaires.

4. Relancer l’investissement public. Les collectivités locales, qui représentent 75 % des investissements civils en France, risquent de renoncer à des projets d’investissement, d’infrastructures ou d’amélioration de l’environnement ou de l’habitat. Les dotations de l’Etat aux collectivités doivent donc être augmentées, pour assurer les priorités : l’éducation, les transports collectifs, les économies d’énergie et le logement.

5. En Europe :

- Mettre en place une vraie politique économique, avec de nouveaux critères pour favoriser la croissance et l’emploi ;

- Lever un emprunt européen pour financer de grandes infrastructures, et mobiliser les moyens de la Banque Européenne d’Investissement pour améliorer l’accès au crédit.

6. Après le plan européen, il faudra refondre totalement le système financier international par :

- Une gestion coordonnée des politiques monétaires et de nouvelles règles financières internationales, notamment pour sortir du règne du dollar ;

- Un contrôle public des agences de notation, et une indépendance assurée des commissaires aux comptes ;

- La transparence sur les produits financiers et le niveau des fonds spéculatifs de chaque banque ;

- La réglementation stricte des procédures de vente à découvert pour venir à bout des prêts pourris ;

- La remise en cause des paradis fiscaux.

22.10.2008

Non au travail le dimanche !

travail dimanche.jpgLaisser entendre, comme le fait la majorité gouvernementale, que l’extension du travail le dimanche peut être une réponse aux problèmes des Français en matière d’emploi et de pouvoir d’achat, est une escroquerie comparable à celle que constitue le discours des 18 derniers mois sur les heures supplémentaires. Une nouvelle fois, ce gouvernement, incapable de relancer le pouvoir d’achat, tire prétexte des difficultés des Français pour justifier des régressions sociales majeures.

Les militants socialistes du Pays de Romans s’opposent avec force à la généralisation du travail le dimanche, telle qu’annoncée par le gouvernement, une nouvelle fois sans la moindre concertation avec les organisations syndicales.

Nous rappelons que l’interdiction de travailler le dimanche est déjà assortie de nombreuses exceptions, qui répondent largement aux besoins des entreprises, notamment dans l’industrie et le commerce.

D’une part, autoriser l’ouverture inconditionnelle des magasins et usines le dimanche serait lourd de menaces pour les salariés. Contrairement à ce que prétend le gouvernement, le libre consentement à une telle organisation du travail serait en pratique impossible à vérifier, en particulier en période de difficultés économiques, les possibles chantages à l’emploi anéantissant en réalité toute liberté de choix. Cette évolution aurait donc inéluctablement pour conséquence de contraindre des milliers de salariés à travailler le dimanche.

En outre, nous nous inquiètons vivement des propos tenus par Monsieur Chatel ce week-end, qui laisse entendre que le doublement de la majoration salariale pour travail le dimanche pourrait être remise en cause.

D’autre part, autoriser l’ouverture des magasins le dimanche constituerait une rupture d’égalité injustifiable entre entreprises, notamment dans le commerce : en effet, seules les grandes enseignes auraient en réalité les moyens financiers et humains de faire travailler ainsi leurs salariés, ce qui créerait une situation de concurrence déloyale très défavorable aux petits commerçants et aux artisans. De l’avis de nombre d’experts, ce sont des dizaines de milliers d’emplois qui seraient ainsi menacés dans le petit commerce.

Enfin, et surtout, nous réaffirmons notre attachement au principe d’une journée de repos hebdomadaire commune à un maximum de salariés de ce pays. Il en va de la conciliation de la vie professionnelle avec la vie personnelle, familiale, culturelle, militante, et de l’harmonie de l’ensemble de la société.

19.10.2008

Toutes les couleurs de la Gauche

arc en ciel.jpgPrivatisation de la Poste, crise financière, Revenu de Solidarité : vous trouverez ci-après des liens vers des argumentaires sous forme de diaporamas réalisés par le Groupe Socialiste, Radical et Citoyen à l'Assemblée nationale à l'occasion des différents débats qui se sont tenus sur ces sujets :

- Privatisation de la poste         : cliquez ici

- Crise financière                      : cliquez ici

- RSA                                      : cliquez ici

 

Le souhaitable est possible : les 4 pistes de l’écologie politique, une lecture recommandée plusieurs fois cette semaine par des militants verts ou socialistes locaux. Une petite brique dans le regroupement des forces de progrès ? : http://economie-social.lesverts.fr/spip.php?article341

 

Le Parti Communiste de Romans-Bourg de Péage lance une invitation à un débat public sur la crise financière, ses causes, ses enjeux, ses issues : jeudi 23 octobre à partir de 20 h 30, salle Charlotte Chaze à Romans (début du Chemin des bœufs  à côté de l’ancien garage Citroën, en face du magasin LIDL). Débat avec Denis Durand, économiste et secrétaire général CGT de la Banque de France

18.10.2008

Remerciements à l'hôpital public

(…) Soigner les populations en souffrance est l’un des piliers de notre démocratie tant soit peu qu’elle place l’humain au centre de son ambition politique. (…) Serment, connaissances médicales et grande expérience au quotidien sont l’évidence même que les femmes et les hommes du service public hospitalier français doivent rester le cœur et les poumons de notre système de santé publique. Que celles et ceux qui, comme moi, en sont les heureux bénéficiaires, évaluent justement et humblement l’intérêt personnel et souvent vital qu’ils tirent de cette action régalienne de l’Etat. Aucune médecine à caractère privé ne permet une organisation aussi équitable, basée sur l’application de la connaissance des sciences humaines et sociales au service du plus grand nombre.

(…) La sympathie profonde, d’un sourire à peine caché par ici ou d’une vigueur rassurante par là pour tenter d’apaiser la douleur et l’impatience, sans jamais s’en foutre. Au-delà du métier, de chirurgien, de médecin, d’agent de surface ou celui du corps des infirmières et soignantes (métaphore incontournable) se cache, se dissimule et parfois s’entraperçoit la lueur de l’espérance, leur « humanisme ». Mon séjour s’achève très positivement après que le professeur et son équipe d’hospitaliers se soient concrètement penchés sur mon anatomie et réparés ma défaillance arrivée aux limites du vital.

La société est quelquefois misérable à l’endroit de notre hôpital public, elle le nie avant la souffrance des siens, le glorifie à leurs rémissions et l’ignore une fois la vitalité retrouvée. Je ne suis pas spécialiste de la santé publique ni de son patrimoine mais pour autant je ne pratiquerai pas l’ignorance une fois retrouvée ma vitalité. Je me pose la question de savoir de qu’elle façon, le petit militant politique de gauche puisse rendre à César, ce qui lui appartient vraiment, sinon de plaider pour un cadre hospitalier digne de ce nom. Comment peut-on laisser travailler les professionnels de l’hôpital Edouard Herriot de Lyon dans les conditions matérielles actuelles ? (…) Faut-il que l’hôpital public, comme la haute finance bancaire, implose, au risque d’entraîner une augmentation brutale de la mortalité (comme une canicule meurtrière) avant que l’Etat soudainement conscient, découvre quelques milliards comme par magie ?

Cher Professeur, à vous, à votre équipe et aux agents hospitaliers d’E. Herriot, ma respectueuse cordialité et au-delà de mon soutien, toute ma reconnaissance.

Christian BAIZET, militant socialiste du Pays de Romans

17.10.2008

Quand N. Sarkozy militait pour un endettement accru des Français

C’est l’histoire de Nicolas Sarkozy, alors futur candidat à l'élection présidentielle 2007, qui chantait les louanges du crédit hypothécaire, appelant de ses vœux des subprimes à la française. Ces subprimes, venues des États-Unis, et qui ont provoqué en partie l'effondrement du système financier international. C’est bien ce même Nicolas Sarkozy qui se targue aujourd’hui de réformer ce système financier qui marche sur la tête.

C’est l’histoire d’un pyromane qui veut nous faire croire qu’il est devenu pompier ...

Une vidéo de septembre 2006 vient rafraîchir la mémoire de ceux qui en auraient besoin : c’est ici.

16.10.2008

Rassemblement citoyen réussi

Citoyens attentifs, militants associatifs, syndicaux ou politiques,  nous étions plus d’une centaine ce soir pour manifester notre refus d’être fichés. NON à EDVIGE ! Des rassemblements de ce type ont d’ailleurs été organisés dans plus d’une cinquantaine de départements.

Au nom du collectif qui regroupe une dizaine d’organisations, le président de la Ligue des Droits de l’Homme de Romans a lu la déclaration commune que nous adresserons au député de notre circonscription, M. Biancheri.

Nous suivrons avec attention au plan national l’évolution de ce dossier : restons vigilants et continuons à faire signer la pétition.

212.219 signatures ce soir : il en faut encore davantage. C’est ici : http://nonaedvige.ras.eu.org/

12.10.2008

Non à EDVIGE : rassemblement citoyen Romans jeudi 16

non à EDVIGE.JPGNous sommes des citoyens, militants associatifs, syndicaux ou politiques de Romans et sa région. Nous avons eu connaissance de la version 2 d’EDVIGE (Exploitation Documentaire et Valorisation de l'Information Générale). Cette nouvelle version est le résultat de la première vague d’une formidable mobilisation citoyenne. Cette mobilisation va se poursuivre et se manifester avec force le 16 octobre pour dire « Non à EDVIGE », parce que la version 2.0 n’est pas plus acceptable que la version 1.

 A nos yeux, plusieurs aspects importants et tout aussi dangereux demeurent dans la version 2, notamment :

. deux objectifs très différents sont toujours amalgamés : enquêtes administratives et suspicion de risques pour la sécurité publique. Cette confusion est source de dangers pour la démocratie.

. les enfants sont toujours fichés, dès 13 ans, avec un « droit à l’oubli » en trompe l’oeil. La Défenseure des enfants souligne d’ailleurs dans son avis sur le projet EDVIGE 2 que ce texte lui parait « encore en contradiction avec les exigences de la Convention internationale des droits de l’enfant ». Les enfants, comme les adultes, sont toujours fichés sur de simples suspicions, sans avoir commis aucune infraction.

. des données extrêmement sensibles sont toujours collectées et traitées : origines « raciales » ou ethniques, opinions philosophiques, politiques ou religieuses et appartenance syndicale ». Le scandale des services de renseignement cherchant à savoir si « des gens de confession autre que chrétienne » font partie du personnel d’une collectivité locale, récemment dévoilé par la Région Rhône-Alpes, vient confirmer s’il en était besoin que les inquiétudes exprimées par les signataires de l’Appel « Pour obtenir l’abandon d’EDVIGE » sont loin de relever du fantasme.

À Romans, dans la Drôme, à Paris comme dans toutes les régions de France, les citoyens, militants associatifs, syndicaux ou politiques diront « Non à EDVIGE » au cours de rassemblements organisés par le Collectif national et par un nombre croissant de Collectifs locaux. Nous demandons le retrait du décret EDVIGE et l’abandon de tout projet de fichage.

 

Au-delà du 16 octobre, la mobilisation se poursuivra pour élargir la réflexion des citoyens à la question du fichage des personnes sous toutes ses formes et de l’atteinte aux libertés individuelles, éternelles sacrifiées sur l’autel de la sécurité.

 

ROMANS : rassemblement à 18 h jeudi 16 octobre sur le parvis des Droits de l’Homme (devant l’entrée de la salle des Cordeliers)

Liste des premières organisations signataires : ASTI-Romans, ATTAC-Romans, FSU Romans, Les Verts-Romans, Parti Communiste Romans-Bourg de Péage, Parti Socialiste section du Pays de Romans, RESF Romans-Bourg de Péage

07.10.2008

Muncipales Romans : recours rejeté

Romans.jpgLes socialistes du Pays de Romans se félicitent de la bonne nouvelle du jour !

Le Tribunal administratif de Grenoble vient en effet de rejeter le recours de Mme Thoraval demandant l'annulation des élections municipales des 9 et 16 mars derniers.

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