20.06.2007

conseils de lecture

Parce que la critique argumentée est souvent utile, toujours nécessaire, des militants vous invitent à lire les articles suivants. A vos commentaires !

 

Comment la France a basculé : dans Libération du 14 juin,par Gaël SLIMAN, directeur délégué de BVA. Extraits : « Si la droite a bien compris pourquoi elle avait gagné, beaucoup à gauche se trompent encore lourdement sur les causes de l’échec : lorsque celui-ci n’est pas tout simplement nié (les trois discours de soir du vote de la candidate battue), il est souvent excusé en étant imputé à une droitisation préalable des Français. Ce diagnostic «royaliste» est partagé par bon nombre de commentateurs de la vie politique et, du coup, de Français eux-mêmes. Il est pourtant faux selon moi » (…)

 

Sociologie de la rénovation : dans Le Monde du 19 juin, par Jean-Louis ANDREANI. Extraits : « Au demeurant, focaliser la réflexion sur les alliances pourrait laisser de côté l'essentiel : le PS connaîtra de nouveaux succès non parce qu'il aura fait, ou pas, alliance avec le centre, mais parce qu'il aura convaincu la plus grande partie de l'électorat qu'il est de nouveau capable d'améliorer ses conditions de vie, d'influer sur le cours des choses, de faire bouger le pays, en lui redonnant une espérance. Sinon, il ne sortira pas de la spirale du déclin. »

 

La gauche n’est pas que la solution, elle est aussi le problème sur le Blog de Luc Douillard, citoyen nantais. Extraits : « Il ne reste qu’un détail désolant, c’est qu’il faudrait construire à gauche une politique lisible et crédible à la hauteur des enjeux gouvernementaux. Mais le PS n’en veut pas, car depuis longtemps, il n’a plus ni vision ni leaders. »

25.05.2007

Vive les riches !

50ec467c3849a673b7be3cc3d8f1d68d.jpgMalgré un relookage de la vitrine gouvernementale UMP en y ajoutant quelques têtes populaires et consensuelles, le fond n'a bien évidemment pas changé. Il y a tout à craindre que M. Sarkozy élu fera ce qu'il avait promis. Il n'y a pas de raison pour qu'il en soit autrement et d'ailleurs ça commence déjà. En témoigne cet entretien dans Libération du 25 mai avec Pierre-Cyrille Hautcoeur, directeur d'études à l'EHESS qui détaille les possibles effets économiques des mesures fiscales du gouvernement. Edifiant ... mais sans surprise.

Les mesures fiscales présentées par le gouvernement Fillon auront-elles des effets positifs sur l'économie ?

"Avoir des riches plus riches n'a pas beaucoup d'intérêt sur le plan macroéconomique. Leur propension à consommer est bien moindre que celles des classes défavorisées : un riche réinjectera moins d'argent dans l'économie que plusieurs personnes défavorisées à qui on aura reversé la même somme. En matière d'investissements, il ne faut pas non plus en attendre des miracles. Dans une économie ouverte comme celle de la France, l'investissement se finance aussi bien par des capitaux étrangers que français. Enfin, abaisser le bouclier fiscal à 50 % risque de privilégier d'abord ceux qui possèdent un gros patrimoine, comme les riches retraités. Et peu les jeunes entrepreneurs. C'est vrai aussi pour la réduction des droits de succession, dont les bénéficiaires et les héritiers ont en moyenne 52 ans". (,,,)

Mais faire revenir des riches expatriés en France peut avoir un intérêt économique ?

"Peu. Cela peut éventuellement avoir un intérêt pour le fisc français, en espérant que les nouvelles rentrées fiscales compensent la baisse générale. Mais c'est très improbable. Il est très difficile de dire combien de riches seront assez sensibles à ces baisses d'impôt pour revenir. Quoi qu'il en soit, le bénéfice pour l'économie sera assez marginal. Sauf à ce que les expatriés soient irremplaçables pour le développement de nouvelles entreprises". (,,,)

Au final, selon vous, ces mesures ont peu de chances de stimuler la croissance française ?

On ne voit pas très bien en quoi tout cela va permettre de faire émerger de nouveaux entrepreneurs qui ont le goût du risque. A la rigueur, la seule mesure qui ne m'apparaît pas déraisonnable est celle qui encourage des contribuables qui paient l'ISF à investir dans les PME.